CROIX PETITE TEMOIGNAGES

 

 

 

 

ELOYROY

 Les femmes qui suivaient Jésus 

 dessin de Eloy Roy 

 

 

DES SOEURS RACONTENT LEUR VOCATION

 

Je suis l’aînée d’une famille de quatre enfants. Papa était fromager, nous étions à la campagne.

Comme tous les petits enfants, vers l’âge de 3 ou 4 ans, je m’émerveillais devant les fleurs des champs et des bois. Maman me disait : « C’est le bon Dieu qui fait pousser les fleurs ».Et, devant les beautés de la nature, les animaux, la neige en hiver : « C’est le bon Dieu qui fait tout cela ».

Il naissait en moi une admiration de Dieu, je me disais : « Dieu est bien grand et puissant pour faire de si belles choses ».

Le dimanche après midi, nous faisions une visite au Saint-Sacrement, maman me disait que Dieu est là … alors j’y croyais ferme et j’aimais rester là près de Lui un petit moment.

Au catéchisme, vers l’âge de 9 ans, je désirais être toute à Dieu plutôt que de me marier. Puis, lors de ma communion solennelle, mon désir de vie religieuse s’accrut.

Le prédicateur, durant son sermon, a répété plusieurs fois : « Nous manquons de prêtres, nos manquons de religieuses ». Alors, cela m’a frappée. Intérieurement, j’ai dit au Seigneur : « Si tu manques de religieuses, moi je veux bien, appelle-moi ». Alors cela a suivi son chemin.

Je fis quatre ans d’études secondaires chez des religieuses enseignantes, puis une année d’école ménagère. Pour gagner ma vie, je fis des surveillances dans le collège des Sœurs et j’enseignai aussi. Là, je me rendis compte que ma vocation n’était pas d’être religieuse active. Je priais le Seigneur de m’éclairer.

Entre temps mes parents avaient déménagé et habitaient à 6 kms du monastère cistercien de la Grâce-Dieu. Pendant les vacances je prenais ma bicyclette et allais du côté du monastère. Ce lieu m’attirait par sa beauté et surtout parce que j’y « sentais » Dieu présent. C’était comme un aimant et un amant qui m’attirait.

J’avais 20 ans quand j’ai dit au prêtre de ma paroisse : « Je veux entrer à la Grâce-Dieu ». Il n’a pas eu l’air trop surpris et m’a encouragée.

Alors, à l’automne 1960, j’avais 21 ans, j’entrai au monastère.

Soeur Jeanne-Antide

 

La vie consacrée ne cherche pas

les louanges ni les éloges des hommes;

elle est récompensée par la joie de poursuivre effectivement

son travail au service du Royaume de Dieu,

afin d'être un germe de vie qui grandit dans le secret,

sans attendre d'autre récompense

que celle que le Père donnera à la fin.

Elle trouve son identité dans l'appel du Seigneur,

dans la suite du Christ,

amour et service inconditionnés, capables de remplir une vie

et de lui conférer pleinement son sens.

(Repartir du Christ n°13)