CROIX PETITE PARTAGER LA PAROLE

 

 

 

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Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »(Mt 11, 28-30)

Jésus fait une proposition à qui veut bien l’entendre : que le repos succède au fardeau ! Qui pourrait rester insensible face à cette invitation ? Nous portons tous tant de fardeaux ! Chacun connaît le sien, celui qu’il porte en lui-même ou dans sa famille ou dans sa communauté, dans sa maladie ou dans ses limites, et finalement dans son péché.

Mais remarquons bien que pour passer du poids du fardeau à la légèreté du repos, il faut franchir une étape intermédiaire, celle du joug. Sans être un expert en agriculture, je sais que le joug est ce qui lie deux bœufs à la charrue. Les Juifs parlaient du joug de la Loi : on s’unit à la Loi pour vivre l’Alliance.

À ses disciples, Jésus propose de combattre sous le même joug que lui. On se joint au Christ et on se met à son école, à « l’école du service du Seigneur » (Règle de saint Benoît, Prol. 45). Prendre le joug de Jésus procure le repos de l’âme. Nos propres fardeaux ne disparaissent pas pour autant mais nous les mettons sous le joug du Christ pour qu’il les porte avec nous.

Pouvons-nous résister à cette école de douceur que nous propose le Christ ? Une douceur qui n’est pas mièvrerie mais une douceur qui nous fait partager la destinée de celui qui nous appelle au repos.

Père Jean-François Baudoz

 
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