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CROIX PETITE AU FIL DE LA LITURGIE
Bulle d'indiction du Jubilé ordinaire de l'année 2025 : l'espérance ne déçoit pas (lire)
 
8 MARS 2026 - 3EME DIMANCHE DE CAREME (Année A)



Evangile selon saint Jean (4, 5-42)

Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.

Là se trouvait le puits de Jacob.

Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.

C’était la sixième heure, environ midi.

Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.

Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »

– En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.

La Samaritaine lui dit : 

« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? »

– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

Jésus lui répondit : 

« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Elle lui dit : 

« Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit :

« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »

La femme lui dit :

« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »

Jésus lui dit :

« Va, appelle ton mari, et reviens. »

La femme répliqua : 

« Je n’ai pas de mari. »

Jésus reprit :

« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »

La femme lui dit :

« Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »

Jésus lui dit :

« Femme, crois-moi : l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient, et c’est maintenant,
où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »

La femme lui dit :

« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »

Jésus lui dit : 

« Je le suis, moi qui te parle. »

À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;
ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.

Pourtant, aucun ne lui dit :

« Que cherches-tu ? »

ou bien :

« Pourquoi parles-tu avec elle ? »

La femme, laissant là sa cruche,
revint à la ville et dit aux gens :

« Venez voir un homme
qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
Ne serait-il pas le Christ ? »

Ils sortirent de la ville,
et ils se dirigeaient vers lui.

Entre-temps, les disciples l’appelaient :

« Rabbi, viens manger. »

Mais il répondit :

« Pour moi, j’ai de quoi manger :
c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Les disciples se disaient entre eux :

« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »

Jésus leur dit :

« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé
et d’accomplir son œuvre.
Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?
Et moi, je vous dis : Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.
Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :
il récolte du fruit pour la vie éternelle,
si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton :
‘L’un sème, l’autre moissonne.’
Je vous ai envoyés moissonner
ce qui ne vous a coûté aucun effort ;
d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,
à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage :

« Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »

Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.

Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme :

« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

 

 

 

Pape François

L’Évangile d’aujourd’hui nous présente la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine, qui a eu lieu à Sichar, près d’un puits ancien où la femme se rendait tous les jours pour puiser de l’eau.

Ce jour-là, elle y trouva Jésus, assis, fatigué par la marche.

Il lui dit immédiatement :

« Donne-moi à boire ».

De cette manière, il surmonte les barrières d’hostilité qui existaient entre juifs et samaritains et il rompt les schémas du préjugé à l’égard des femmes.

La simple demande de Jésus est le début d’un dialogue franc, grâce auquel, avec une grande délicatesse, il entre dans le monde intérieur d’une personne à laquelle, selon les conventions sociales, il n’aurait pas même dû adresser la parole.

Mais Jésus le fait !

Jésus n’a pas peur.

Lorsqu’il voit une personne, Jésus s’approche parce qu’il aime.

Il nous aime tous.

Face à une personne, il ne s’arrête jamais en raison de préjugés.

Jésus la place devant sa situation, sans la juger, mais en lui faisant sentir qu’elle est considérée, reconnue, et en suscitant ainsi en elle le désir d’aller au-delà de la routine quotidienne.

La soif de Jésus n’était pas tant une soif d’eau mais une soif de rencontrer une âme devenue aride.

Jésus avait besoin de rencontrer la Samaritaine pour ouvrir son cœur : il lui demande à boire pour mettre en évidence la soif qu’il y avait en elle.

La femme est touchée par cette rencontre : elle pose à Jésus ces questions profondes que nous avons tous en nous, mais que nous ignorons souvent.

Nous aussi, nous avons beaucoup de questions à poser, mais nous ne trouvons pas le courage de les poser à Jésus !

Le Carême, chers frères et sœurs, est un temps favorable pour regarder en nous, pour faire apparaître nos besoins spirituels les plus vrais, et demander l’aide du Seigneur dans la prière.

L’exemple de la Samaritaine nous invite à nous exprimer ainsi :

« Jésus, donne-moi cette eau qui étanchera ma soif pour l’éternité ».

L’Évangile dit que les disciples furent stupéfaits de voir leur Maître parler à cette femme.

Mais le Seigneur est plus grand que les préjugés, c’est pourquoi il n’a pas eu peur de s’arrêter avec la Samaritaine : la miséricorde est plus grande que le préjugé.

Cela nous devons bien le comprendre !

La miséricorde est plus grande que le préjugé, et Jésus est tellement miséricordieux, tellement !

Le résultat de cette rencontre près du puits fut que la femme a été transformée : « elle laissa là sa cruche », avec laquelle elle venait prendre l’eau, et elle courut dans la ville pour raconter son expérience extraordinaire.

« Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait.

Ne serait-il pas le Christ ? ».

Elle était enthousiaste.

Elle était allée prendre l’eau du puits, et elle a trouvé l’autre eau, l’eau vive de la miséricorde qui jaillit pour la vie éternelle.

Elle a trouvé l’eau qu’elle cherchait depuis toujours !

Elle a couru au village, ce village qui la jugeait, la condamnait et la refusait, et elle a annoncé qu’elle avait rencontré le Messie, quelqu’un qui a changé sa vie.

Car chaque rencontre avec Jésus change notre vie, toujours.

C’est un pas en avant, un pas qui rapproche de Dieu.

Et ainsi, chaque rencontre avec Jésus change notre vie.

Toujours, il en est toujours ainsi.

Dans cet Évangile, nous trouvons nous aussi un stimulant pour « laisser notre cruche », symbole de tout ce qui est apparemment important, mais qui perd sa valeur face à « l’amour de Dieu ».

Nous en avons tous une, ou plus d’une !

Je vous le demande, à vous et à moi :

«Quelle est ta cruche intérieure, celle qui te pèse, celle qui t’éloigne de Dieu?».

Mettons-la un peu de côté, et avec notre cœur entendons, dans notre cœur, la voix de Jésus qui nous offre une eau différente, une autre eau qui nous rapproche du Seigneur.

Nous sommes appelés à redécouvrir l’importance et le sens de notre vie chrétienne, qui a commencé par le baptême et, comme la Samaritaine, à témoigner devant nos frères.

De quoi ?

De la joie !

Témoigner de la joie de la rencontre avec Jésus, parce que j’ai dit que toute rencontre avec Jésus nous change la vie, et aussi que toute rencontre avec Jésus nous remplit de joie, de cette joie qui vient de l’intérieur.

Et le Seigneur est ainsi.

Et raconter combien de choses mystérieuses le Seigneur sait faire dans notre cœur, quand nous avons le courage de laisser de côté notre cruche.

Ang 23.03.14

***

Psaume 94 (95)

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

***

 

 

 

COMMUNION

 

  

  

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  En marche vers dimanche (video) 

 

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AFL2

 

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ;

tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage ;

écoute l'aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes,

patiemment, relève-nous avec amour.

Par le Christ notre Seigneur.

Abbaye cistercienne Notre Dame du Val d'Igny, 51170 Arcis Le Ponsart