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QUELQUES SAINTS |
1er JUILLET
L'an du Seigneur 533, le retour à Dieu de saint Thierry. Disciple de saint Rémi, il fonda en champagne un nouveau foyer de prière qui prit son nom par la suite.
2 JUILLET
En Angleterre, l'an du Seigneur 863, le retour à Dieu de saint Swithun. Chancelier du roi Egbert et précepteur de son fils, puis conseiller pour les affaires ecclésiastiques et enfin nommé évêque de Winchester, il garda toujours dans ces hautes fonctions le souci des pauvres et un ferme éloignement de toute occasion de chute.
3 JUILLET
Fête de saint Thomas, apôtre. Outre deux autres interventions de saint Thomas, l'Evangile rapporte la profession de foi pascale de l'Apôtre incrédule devant le Christ ressuscité. Une tradition très ancienne lui assigne un champ d'apostolat allant de la Perse jusqu'à l'Inde où les chrétiens du Malabar le fêtent également en ce jour.
En 1316, le bienheureux Raymond Lulle, tertiaire franciscain qui multiplia les démarches auprès des autorités civiles et religieuses pour reprendre contact avec les chrétiens orientaux et avec l'Islam.
4 JUILLET
L'an de grâce 1336, la naissance au ciel de sainte Elisabeth, reine du Portugal, petite nièce de sainte Elisabeth de Hongrie. Mariée à 12 ans au frivole roi Denis de Portugal, elle passa toute sa vie à travailler et à prier pour la paix dans la péninsule ibérique, puis mourut au couvent des Clarisses de Coïmbre qu'elle avait fondé.
5 JUILLET
Au IXème siècle, saint Pierre l'Hagiorite. D'origine grecque, il avait passé sa jeunesse comme soldat à la cour impériale de Constantinople. Après une captivité de neuf années chez les Arabes, il vint à Rome faire profession monastique, puis partit pour le Mont Athos où il mena la vie hésychaste jusqu'à sa mort.
Au siècle suivant, saint Athanase l'Athonite entreprit, non sans difficultés, d'y introduire la vie cénobitique studite en fondant une laure qui devint célèbre et en rédigeant une Règle ou Typicon, qui assura l'essor du monachisme de Mont Athos pendant plusieurs siècles. Les catholiques de rite oriental fêtent saint Pierre l'Hagiorite le 12 juin et saint Athanase l'Athonite le 5 juillet.
Au VIème siècle, saint Numérien. Fils d'un sénateur de Trêves, il entra tout jeune au monastère de Remiremont, qu'il quitta en même temps que son frère pour se rendre à Luxeuil. Nommé au siège épiscopal de Trêves, il favorisa la fondation de plusieurs monastères.
6 JUILLET
En Italie, l'an de grâce 1902, sainte Maria Goretti, qui mourut à l'âge de douze ans en véritable martyre de la chasteté après avoir pardonné à son agresseur.
7 JUILLET
Au IIème siècle, saint Panthène, philosophe stoïcien, qui se convertit au christianisme et fonda le célèbre centre d'enseignement de philosophie et de théologie connu sous le nom d'Ecole d'Alexandrie.
8 JUILLET
Mémoire du Bienheureux Eugène III, le premier pape cistercien. La parole de saint Bernard l'arracha au chapitre de la cathédrale de Pise et le conduisit à Clairvaux. Il était devenu abbé de Tre Fontane aux portes de Rome, quand il fut élu pape en des temps difficiles de révolution politique. C'est lui qui suscita la seconde croisade et c'est pour lui que saint Bernard écrivit le De consideratione.
9 JUILLET
En 1246, au monastère cistercien de Sestri, près de Gênes en Italie, saint Albert, convers et ermite. Ses charges de cuisinier et de pourvoyeur de pauvres n'entamèrent pas son esprit de prière. Après une longue vie en communauté, il obtint la permission de vivre en ermite dans la forêt voisine.
10 JUILLET
L'an du Seigneur 1149, le bienheureux Bertrand, abbé de Grandselve près de Toulouse. Il fut, à l'exemple du bienheureux Géraud de Sales, le fondateur de ce monastère, un prédicateur rayonnant sur toute la région. Il s'était formé à sa tâche apostolique par une méditation assidue de l'Evangile et une vie totalement séparée du monde. Mais comme l'abbaye suivait les coutumes cisterciennes, il voulut, avant de mourir, l'affilier à l'Ordre de Cîteaux.
11 JUILLET
Solennité de notre bienheureux Père saint Benoît, déclaré par l'Eglise Patron de l'Europe, pour avoir contribué à la civilisation chrétienne de l'Occident par la diffusion de sa Règle et le rayonnement des monastères bénédictins, "écoles du service du Seigneur". La tradition liturgique et historique atteste que le corps de saint Benoît a été transféré, au VIIème ou VIIIème siècle, du monastère du Mont Cassin à celui de Fleury sur Loire.
12 JUILLET
L'an de grâce 1073, la naissance au ciel de saint Jean Gualbert. Après avoir épargné l'assassin de son frère, par amour pour le Christ, cet officier florentin revêtit l'habit bénédictin, puis fonda plus tard un nouveau rameau de l'Ordre à Vallombreuse, dont l'exemple de pauvreté et de vie fraternelle exerça une heureuse influence sur le clergé décadent de l'époque.
13 JUILLET
A Bamberg en Bavière, l'an de grâce 1024, la naissance au ciel de saint Henri II, empereur. Grand admirateur de Cluny et de la liturgie romaine, il dota églises et monastères pauvres, et favorisa les réformes monastiques de Gorze et de Saint Maximin de Trèves.
14 JUILLET
A Rome, l'an de grâce 1614, la naissance au ciel de saint Camille de Lellis. Ruiné par la passion du jeu, il fut converti par l'exemple des Capucins et trouva, lors d'un séjour en hôpital, sa véritable vocation. Il fonda la "Compagnie des serviteurs des infirmes", appelés depuis "Camilliens".
15 JUILLET
Mémoire de saint Bonaventure. Entré dans l'Ordre des Frères Mineurs, il fut longtemps professeur à l'Université de Paris où, disciple de l'école augustinienne, il exposa "l'itinéraire de l'âme vers Dieu". Elu plus tard Général de son Ordre, il parvint à concilier les exigences de la vie évangélique avec le minimum d'institutions nécessaires à une famille religieuse en expansion. Il mourut cardinal évêque d'Albano, durant la célébration du concile de Lyon, en 1274, et fut surnommé le Docteur séraphique.
En Russie, l'an de grâce 1015, saint Vladimir. Petit fils de sainte Olga, il reçut le baptême avec son peuple à Kiev, et s'employa dès lors à organiser un Etat chrétien dont l'influence bienfaisante se fit sentir sur plusieurs générations.
16 JUILLET
Commémoration de Notre Dame du Mont Carmel. Les saintes Ecritures célèbrent la beauté du Carmel où le prophète Elie défendit la pureté de la foi d'Israël dans le Dieu vivant. Au temps des croisades, certains ermites chrétiens choisirent de mener la vie contemplative sur cette montagne sacrée, proche de Nazareth où la Vierge Marie avait vécu en gardant la Parole de Dieu dans son coeur.
En 1794, les trente deux bienheureuses martyres d'Orange, religieuses de divers instituts monastiques, guillotinées pendant la Révolution française. Internées ensemble pendant près de quatre ans, elles avaient fait de leur prison une sorte de monastère. Deux d'entre elles, de la famille de Justamont, soeurs selon la chair, Soeur Marie de Saint Henri et Soeur du Coeur de Marie, étaient moniales cisterciennes de Sainte Catherine d'Avignon.
A leur mémoire il convient d'associer les moines et moniales de l'Ordre cistercien qui, en cette période troublée, rendirent témoignage de leur foi :
- Furent guillotinés, comme les Martyrs d'Orange : en 1792, Antoine Prudhomme, convers de la Trappe ; en 1794, Philippe Levacq, aumônier des moniales du Réconfort près de Nevers, Bernard Maillet, moine de Vaucelle, et Philippine Hennecart de Briffoeuil, abbesse de La Brayelle.
- Furent fusillés : en 1794, le Feuillant Matthieu Gachet ; en 1796, Jean Mesle et Augustin Pascal, moines de Saint Aubin des Bois.
- Moururent en prison ou par suite de mauvais traitements : en 1792, Louis Hieck, moine du Gard ; en 1793, Antoine Louis Desvignes de la Cerve, abbé de la Ferté, et Etienne d'Huberte, probablement d'Ourscamp ; en 1794, Philippe Donneux à Dijon ; Dom Granderey, moine de Barbery, et Soeur Marie Pélagie de la Coste, moniale de Sainte Catherine de Grenoble.
- Souffrirent le martyr des pontons en 1794 : Jean Louis Fromont, moine de Bourras, Macaire d'Incamps et Paul Jean Charles, moines de Sept Fons, Elie Desjardins et René Leroy, convers de Sept Fons, Philippe Brandel, convers de Freistorf, et Louis Gorod, Feuillant.
- Succombèrent de misère, déportés en Guyane : Malachie Bertrand, d'Orval, et Etienne Le Clerc de Vodonne, de Clairvaux, en 1798 ; Jean François Daviot et Norbert Roelands, de Lieu-Saint-Bernard. Plusieurs autres ont pu regagner la France, qui furent aussi de vrais confesseurs de la foi.
17 JUILLET
A Paris, en 1794, le martyre de seize carmélites de Compiègne, qui offrirent leur vie en sacrifice pour la paix de l'Eglise et de la France.
18 JUILLET
Au désert de Nitrie en Egypte, au IVème siècle, saint Pambon, disciple de saint Antoine. A l'heure de sa mort, il avoua : "Je n'ai jamais rien mangé que je ne l'aie gagné par mon travail. Je n'ai jamais rien dit qui m'ait causé du repentir. Et je m'en vais à Dieu sans avoir même commencé à le servir !"
L'an du Seigneur 640, saint Arnoul. D'abord conseiller du roi d'Austrasie puis chargé de gouverner l'Eglise de Metz, il se retira enfin dans une solitude des Vosges où il fut appelé à soigner des lépreux.
19 JUILLET
En Cappadoce, l'an de grâce 379, sainte Macrine, soeur de saint Basile le Grand. Au moment de mourir, elle évoqua son passé en rendant grâces ainsi : "Dieu éternel, à qui j'ai toujours consacré mon âme et mon corps depuis la jeunesse jusqu'à présent, puissé-je être reçue en tes mains comme de l'encens devant toi".
En Egypte, l'an du Seigneur 445, saint Arsène, anachorète. Appartenant à une famille sénatoriale de Rome, il fut ordonné diacre par saint Damase, puis vécut pendant une cinquantaine d'années dans le désert de Scété. Gratifié du don des larmes, on lui attribue les grands principes de la vie hésychaste.
20 JUILLET
A Antioche, à la fin du IIIème siècle, sainte Marguerite, qui consacra son corps au Christ par la virginité et le martyre. Très populaire au Moyen Age, elle fut l'une des "voix" de sainte Jeanne d'Arc.
En 1900, le martyre du bienheureux Léon Ignace Mangin, jésuite lorrain qui confessa sa foi chrétienne jusqu'au sang, avec cinquante quatre catholiques chinois.
21 JUILLET
Au VIème siècle, saint Arbogast, ermite originaire de l'Aquitaine qui, devenu évêque de Strasbourg, construisit la cathédrale Notre-Dame, puis un monastère dédié à saint Martin.
22 JUILLET
Mémoire de sainte Marie Madeleine. Délivrée des démons par le Christ, elle se mit à son service et le suivit jusqu'au Calvaire. Elle fut la première à reconnaître le Seigneur ressuscité, dont elle annonça la résurrection aux Apôtres eux-mêmes. Le culte de sainte Marie Madeleine connut un grand développement à l'abbaye de Vézelay et à la Sainte-Baume dans le diocèse de Toulon-Fréjus.
23 JUILLET
A Rome, l'an de grâce 1313, la naissance au ciel de sainte Brigitte, princesse suédoise et mère de famille chrétienne, qui fonda l'Ordre du Saint Sauveur à Vadsténa. Elle fut favorisée de révélations mystiques dans lesquelles "l'Eglise est comparée à une ruche où tous les chrétiens sont rassemblés et vivent dans l'unité de foi et d'amour". Jean-Paul II a proclamé sainte Brigitte co-patronne de l'Europe en octobre 1999.
Vers 432, saint Jean Cassien. D'abord moine à Bethléem, il fonda deux communautés monastiques à Marseille, après avoir vécu pendant une quinzaine d'années avec les Pères du désert d'Egypte. Il en a rapporté, pour l'Occident, d'admirables conférences qui le font considérer comme l'un des grands docteurs de la vie monastique.
24 JUILLET
Au début du IIIème siècle, sainte Christine. Une tradition rapporte que, ne pouvant croire que des objets inanimés fabriqués par les hommes fussent des dieux, mais reconnaissant le Créateur par l'intermédiaire des créatures, elle brisa les idoles de métal précieux de son père et en distribua les morceaux aux pauvres. Son geste, inspiré par la foi et la charité, fut récompensé par la couronne du martyre.
A Rieti en Italie, l'an du Seigneur 1140, saint Baudouin, profès de Clairvaux devenu abbé de San Pastore. Il est surtout connu par la lettre que saint Bernard lui adressa, où il lui conseillait de donner à sa parole "une voix de puissance", c'est-à-dire de montrer "tout ce qui est bon et saint par ses actes plus encore que par la parole".
25 JUILLET
Fête de saint Jacques le Majeur, apôtre. Avec Pierre et Jean, son frère, il fut le témoin privilégié de la Transfiguration et de l'agonie du Seigneur. Selon le livre des Actes, il fut le premier des apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, aux environs de la fête de Pâques de l'an 44. Saint Jacques, spécialement vénéré à Compostelle par toute la chrétienté, est le patron de l'Espagne.
26 JUILLET
Mémoire des saints Joachim et Anne, héritiers des alliances et des promesses d'Israël, de qui est issue la Vierge Marie, Mère de Dieu. Le culte de sainte Anne s'est particulièrement développé en Bretagne depuis les apparitions à Auray en 1623.
28 JUILLET
A Rome, l'an du Seigneur 417, saint Innocent Ier, pape. Il prit énergiquement la défense de saint Jean Chrysostome chassé de Constantinople, et appuya saint Augustin dans sa lutte contre les Donatistes en Afrique, contribuant ainsi à la survie et à l'unité de l'Eglise à l'époque difficile qui vit l'effondrement de l'empire romain.
29 JUILLET
Mémoire des saints Marthe, Marie et Lazare. Amis du Seigneur, ils lui donnaient volontiers l'hospitalité dans leur maison de Béthanie, près de Jérusalem. Jésus rappela à Marthe, qui se préoccupait outre mesure de le servir, que l'unique nécessaire était d'écouter sa Parole. Il assura aussi que, partout dans le monde où serait proclamé l'Evangile, on rappellerait l'onction prophétique de Marie.
Vers l'an 478, saint Loup. D'abord moine à Lérins, il devint plus tard évêque de Troyes, puis accompagna saint Germain d'Auxerre en Angleterre pour combattre le pélagianisme. Retenu durant quelque temps comme otage par Attila, il exerça une heureuse influence sur le barbare.
30 JUILLET
A Césarée de Cappadoce, vers l'an 303, le martyre de sainte Julitte, victime de la persécution de Dioclétien. C'était une riche veuve de Césarée, qu'un notable de la ville fit dépouiller de presque tous ses biens par des moyens frauduleux. Sommée de sacrifier aux idoles, elle déclara "préférer mourir que de dire une impiété contre le Dieu qui l'avait créée".
31 JUILLET
Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre, mort en 1556. Converti à l'âge de 30 ans après une aventureuse vie de soldat, il vécut dans la retraite à Montserrat et à Manrèse, puis partit étudier à Paris où il réunit ses premiers disciples, noyau de la Compagnie de Jésus qu'il fonda "pour la plus grande gloire de Dieu et le service de l'Eglise militante".
L'an de grâce 448, saint Germain. D'abord haut fonctionnaire de l'Empire en résidence à Auxerre, il en fut élu évêque. Il établit alors un monastère au-delà de l'Yonne, afin de joindre l'exemple et la prière monastique à l'activité apostolique. Il redonna une vive impulsion à la religion catholique dans les îles britanniques menacées par l'hérésie pélagienne. Père spirituel de sainte Geneviève, il est honoré à Parie en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse des rois de France.
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QUELQUES SAINTS |
1er AOUT
Mémoire de saint Alphonse de Liguori. Renonçant à une brillante carrière, cet avocat napolitain se fit prêtre et fonda, en 1746, la Congrégation du Très saint Rédempteur, en vue de soutenir la foi des humbles par la prédication. Elu évêque, il est surtout connu comme moraliste et fut, à ce titre, proclamé Docteur de l'Eglise.
En ce jour, au diocèse de Rodez, vers 1140, le bienheureux Pons de Leras. Noble et riche, mais adonné quelque temps à la rapine, il se convertit. Ayant assuré l'avenir de ses enfants, il entreprit avec quelques compagnons le pèlerinage de Compostelle ; à son retour, il se fixa avec eux au lieu dit Silvanès. Lorsque la communauté s'accrut et sollicita son affiliation à l'Ordre cistercien, il préféra l'état de convers afin de vaquer plus librement au service de la maison et des frères.
2 AOUT
A la Mure, au diocèse de Grenoble, en 1868, saint Pierre Jullien Eymard, fondateur de la Congrégation des Prêtres du Très Saint Sacrement qui puisent dans l'Eucharistie l'esprit de leur vie de prière et d'apostolat.
Le même jour, anniversaire de l'indulgence de la Portioncule, chapelle que saint François d'Assise "aimait plus que tout autre endroit au monde, car il y avait obtenu la certitude que tous ses péchés lui avaient été remis et la confiance qu'il respirait dans la grâce de Dieu" (Saint Bonaventure).
3 AOUT
En Ecosse, vers 1160, le bienheureux Waltheof. Ce compagnon d'enfance de saint Aelred devint lui aussi abbé cistercien à Melrose. Père très apprécié pour sa bonté compréhensive et son tact, il savait encourager ses frères, car pendant son noviciat à Rielvaux il avait eu beaucoup de mal à s'adapter aux observances.
4 AOUT
Mémoire de saint Jean-Marie Vianney, mort en 1859. Ordonné prêtre après de laborieuses études, il fut d'abord vicaire à Ecully. Devenu curé d'Ars trois ans plus tard, il exerça, pendant plus de quarante ans, un rayonnement considérable sur tous ceux qui bénéficièrent de sa prière, des mérites de sa vie austère et de son ministère dans le sacrement de pénitence.
5 AOUT
En Cappadoce, vers 374, sainte Nonna, qui avait converti son époux au christianisme. Saint Grégoire le Théologien, son fils, admirait beaucoup sa solide piété et sa dévotion au dimanche, jour du Seigneur.
6 AOUT
Fête de la Transfiguration, mystère par lequel le Christ manifesta sa gloire divine, attestée par la voix du Père et par la présence de Moïse et d'Elie, pour préparer ses disciples à l'épreuve de la croix. Cette fête est solennellement célébrée également en ce jour par les Orientaux byzantins, syriens et coptes, tandis que les Arméniens la reportent au dimanche suivant.
7 AOUT
En 258, saint Sixte II, pape, victime du second édit de l'empereur Valérien contre les chrétiens. Selon un témoignage contemporain, il fut arrêté pendant qu'il célébrait la liturgie avec quatre diacres, au cimetière de Calixte, à Rome.
8 AOUT
Mémoire de Saint Dominique, prêtre, mort à Bologne le 6 août 1221. Originaire de la province de Burgos en Espagne, il revêtit, à 25 ans, l'habit des chanoines réguliers d'Osma. Après avoir établi des religieuses à Prouille, près de Toulouse, il fonda dans cette ville l'Ordre mendiant des Frères Prêcheurs, pour répandre par la prédication la vérité contemplée et approfondie dans l'étude théologique.
A Rome, sur la voie d'Ostie, le martyre des saints Cyriaque, Large, Crescentien, Memmia, Julienne et Smaragde, qui préférèrent mourir plutôt que de renier le Christ leur Sauveur.
9 AOUT
Mémoire de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, carmélite, morte dans une chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau en 1942. Juive allemande, philosophe éminente, Edith Stein s'est convertie au christianisme en 1922, est entrée au carmel en 1933 à Cologne. Craignant que sa présence nuise à sa communauté en raison de la haine de la dictature du national socialisme envers les juifs, elle part pour le carmel d'Echt en Hollande. C'est là qu'elle est arrêtée par les SS en même temps que tous les catholiques d'origine juive. Elle laisse un témoignage et une oeuvre philosophique et mystique d'une rare profondeur. Elle a été canonisée par Jean-Paul II en 1998 et proclamée co-patronne de l'Europe en octobre 1999.
10 AOUT
Fête de Saint Laurent, diacre, martyrisé à Rome en 258. Arrêté avec le Pape Sixte II et les autres diacres de l'Eglise romaine, saint Laurent fut provisoirement épargné dans l'espoir de lui arracher des informations sur la fortune de la communauté chrétienne. Il fut brûlé vif quand il eut déclaré qu'il n'avait d'autres richesses que les pauvres pris en charge par l'Eglise.
11 AOUT
Mémoire de sainte Claire, vierge et abbesse, endormie dans le Seigneur en 1253. Eprise de l'idéal de saint François, elle délaissa la sécurité familiale pour suivre Dame Pauvreté. Elle obtint également, pour l'Ordre qu'elle fondait au couvent de saint Damien d'Assise, le privilège de ne rien posséder, pour se suffire de l'unique nécessaire.
13 AOUT
Au IIIème siècle, le martyre des saints Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre. D'abord opposés par une grave contestation schismatique, ils furent condamnés ensemble aux camps d'extermination de Sardaigne pour avoir enseigné l'évangile. Ils moururent ainsi réconciliés dans un même témoignage de foi et de charité. Le pape Fabien fit ramener leur deux corps à Rome, et célébrer leurs funérailles le même jour, le 13 août 236. On attribue à saint Hippolyte l'une des plus anciennes anaphores eucharistiques connues, utilisée encore dans le rite éthiopien et restaurée dans la liturgie romaine.
14 AOUT
Au camp d'Auschwitz, en 1941, le bienheureux Maximilien Kolbe, frère mineur conventuel polonais, qui s'offrit à remplacer un prisonnier, père de famille, condamné à mourir de soif. Il succomba à ce supplice, la veille de la fête de l'Assomption. Jean-Paul II l'a canonisé le 10 octobre 1982.
15 AOUT
Solennité de l'Assomption de la sainte Vierge Marie, Reine du ciel et de la terre, patronne de toutes les églises cisterciennes consacrées en l'honneur de Marie, comme celle de Molesme d'où est issu le "Nouveau Monastère" de Cîteaux.
Au troisième siècle, saint Tarcisius, jeune chrétien romain, assassiné pour avoir refusé de profaner le Corps eucharistique du Christ qu'il portait sur lui.
16 AOUT
En 1038, la naissance au ciel de saint Etienne, roi de Hongrie. Baptisé par le bénédictin saint Adalbert et marié à la soeur de l'empereur saint Henri II, il fut couronné "roi apostolique" en l'an 1000 par le premier pape français Sylvestre II, ancien moine d'Aurillac. De son avènement date la conversion de la Hongrie au christianisme.
17 AOUT
A Saumur, au diocèse d'Angers, en 1736, sainte Jeanne Delanoue, vierge. Apre au gain dans son petit commerce, elle se souciait peu des pauvres, quand, après l'audition d'un sermon et une extase dont Dieu la favorisa, elle se mit au service des indigents, fondant en leur faveur la congrégation des Soeurs de Saint Anne de la Providence.
18 AOUT
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Louis-François Le Brun et Gervais Brunel, prêtres et martyrs. Le premier était moine bénédictin de Saint-Wandrille, le second prieur de l’abbaye cistercienne de la Trappe, tous les deux, fervents religieux, furent arrêtés en raison de leur sacerdoce pendant la Révolution française, déportés sur un bateau négrier où ils vécurent dans des conditions inhumaines et succombèrent au bout de quelques mois.
Souffrirent également le martyr des pontons en 1794 : Jean Louis Fromont, moine de Bourras, Macaire d'Incamps et Paul Jean Charles, moines de Sept Fons, Elie Desjardins et René Leroy, convers de Sept Fons, Philippe Brandel, convers de Freistorf, et Louis Gorod, Feuillant.
19 AOUT
L'an de grâce 1157, le bienheureux Guerric : écolâtre de Tournay, il vint voir saint Bernard et, gagné par sa parole, âgé de plus de quarante ans, devint son disciple à Clairvaux. Après dix-sept années il fut choisi comme abbé d'Igny, au diocèse de Reims ; il accepta cette charge avec humilité et s'appliqua "plutôt à servir qu'à régir". Nous gardons de lui un recueil de sermons dont l'une des caractéristiques est l'exposé de la formation du Christ en nous par Marie.
A Sienne, en 1348, la naissance au ciel de saint Bernard Toloméi, brillant juriste qui, vers l'âge de quarante ans, se retira dans une solitude des Apennins. Sa sainteté lui attira des disciples qu'il groupa dans le monastère de Mont Olivet, origine de la congrégation bénédictine des Olivétains.
20 AOUT
Mémoire de Saint Bernard, abbé et docteur de l'Eglise. Né au château de Fontaine-lez-Dijon en 1090, il entra tout jeune à l'abbaye de Cîteaux, entraînant à sa suite ses cinq frères et de nombreux parents et amis. A l'âge de vingt-cinq ans, saint Bernard était chargé de fonder Clairvaux. Par ses écrits mystiques et par sa prédication, il exerça une influence considérable sur l'Eglise de son temps dont il fut considéré comme la "conscience". Lorsqu'il mourut en 1153, l'Ordre de Cîteaux, et en particulier Clairvaux, avait essaimé dans toute l'Europe ; il lui laissait une riche doctrine butinée dans l'Ecriture et les écrits des Pères.
23 AOUT
En 1617, la naissance au ciel de sainte Rose, "première fleur" de la sainteté du Pérou. Désirant se consacrer à Dieu, elle prit l'habit de Tertiaire dominicaine, pour témoigner contre la société prospère et matérialiste où elle vivait. Elle mourut à l'âge de 31 ans à Lima.
24 AOUT
Fête de saint Barthélemy, Apôtre. Identifié généralement avec Nathanaël, originaire de Cana en Galilée, il fut conduit à Jésus par Philippe; le Seigneur l’appela ensuite à le suivre et le mit dans le groupe des Douze. Des traditions assurent qu’après l’Ascension du Christ, il annonça l’Évangile en Inde et qu’il y fut couronné du martyre.
A Marseille, en 1856, sainte Emilie de Vialar, vierge, fondatrice de la congrégation des soeurs de saint Joseph de l'Apparition, qui se dévouent au service des malades et des pauvres. Lors de la fondation d'un hôpital en Algérie, les Arabes reconnurent eux-mêmes le signe de la charité du Christ dans cette oeuvre.
26 AOUT
En Normandie, l'an de grâce 1078, le bienheureux Herluin. Après avoir porté les armes jusqu'à l'âge de 40 ans, ce seigneur flamand revêtit la livrée monastique pour militer sous le Christ. Pour ses disciples, il fonda l'abbaye du Bec, illustrée plus tard par plusieurs saints évêques et docteurs de l'Eglise.
27 AOUT
Mémoire de sainte Monique, qui mourut à Ostie en 387. Elle eut la consolation de voir son époux païen baptisé un an avant sa mort, et Augustin, "le fils de ses larmes", converti et reçu dans l'Eglise catholique.
28 AOUT
Mémoire de saint Augustin, évêque d'Hippone et docteur de l'Eglise, mort en 430. D'abord rhéteur, il fut converti de ses égarements moraux et doctrinaux, puis baptisé vers l'âge de trente trois ans par saint Ambroise de Milan. Dès lors, il se consacra corps et âme à Dieu en s'engageant dans la vie religieuse et sacerdotale. Pendant les trente quatre années de son épiscopat, il servit l'Eglise par sa parole, en ouvrant le trésor des Ecritures à ses fidèles, et par ses écrits, en exposant et défendant de façon incomparable la doctrine de la grâce.
Au désert de Scété, au IVème siècle, saint Moïse l'Egyptien. Ancien esclave renvoyé par son maître, il était chef d'une troupe de brigands quand, touché par la grâce, il se convertit et embrassa la vie monastique. Choisi comme prêtre par les nombreux pénitents qui s'étaient groupés autour de lui, l'ancien meurtrier s'appliqua à animer leur vie spirituelle par l'exemple de son humilité.
31 AOUT
A Athènes, au 2ème siècle, saint Aristide. Selon la chronique d'Eusèbe, il était philosophe païen quand il se convertit. Il adressa alors à l'empereur une Apologie où il souligne la nouveauté de la religion du Christ, message d'espérance et d'amour.
Le même jour, la mise au tombeau de saint Raymond Nonnat, religieux de l'Ordre de la Merci, qui se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d'un prisonnier et se consacra à l'évangélisation de ses compagnons d'infortune. Libéré après avoir été torturé, il fut nommé Cardinal, puis mourut à Barcelone en 1240.
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QUELQUES SAINTS |
1er SEPTEMBRE
En Bourgogne, au château de Fontaine-les-Dijon, vers 1107, le départ pour le ciel d'Aleth de Montbard, la mère de Saint Bernard. Elle éleva ses enfants, six fils et une fille, avec non moins de virilité que de tendresse et de piété ; cette femme exceptionnelle les marqua au point que, même après sa mort, son influence continua à se faire sentir, particulièrement sur Bernard et André.
3 SEPTEMBRE
A Rome, l'an de grâce 590, l'ordination épiscopale de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Eglise. Après avoir exercé les fonctions de préfet de Rome, il mena la vie monastique dans sa résidence du Mont Coelius. Appelé par le peuple romain à prendre la direction de l'Eglise, il s'y dévoua avec zèle, en envoyant des moines évangéliser l'Angleterre, en codifiant textes et chants liturgiques et en exhortant par sa parole et ses écrits : par ses "Dialogues" en particulier, il favorisa le monachisme en popularisant la vie de saint Benoît.
Au IVème siècle, le martyre de sainte Basilisse, jeune chrétienne de neuf ans qui confessa de bouche la foi qu'elle portait dans son coeur.
5 SEPTEMBRE
En Inde, Mère Teresa de Calcutta (1910 -1997). Fondatrice des missionnaires de la charité, elle a offert sa vie afin de servir les plus pauvres parmi les pauvres. Le pape Jean-Paul II l'a béatifiée en octobre 2003. Elle canonisée le 4 septembre 2016 par le pape François.
7 SEPTEMBRE
L'an de grâce 962, le retour à Dieu de saint Gauzelin. Issu d'une noble famille franque, il était notaire à la chancellerie royale quand le roi Charles le Simple le désigna pour le siège épiscopal de Toul. A la suite d'une visite à l'abbaye bénédictine de Fleury-sur-Loire ranimée par saint Odon de Cluny, il fonda en Lorraine le monastère masculin de Saint-Epvre et le monastère féminin de Bouxières-aux-Dames.
En 1158, le bienheureux Othon, fils du margrave d'Autriche saint Léopold. Il venait d'achever ses études à Paris et retournait dans son pays lorsqu'une halte à Morimond le détermina à s'y fixer. Il fut moine pendant dix ans quand il se vit obligé d'accepter l'évêché de Freising en Bavière ; c'est ainsi qu'il prit part à la seconde croisade avec son frère l'empereur Conrad. Il resta fermement attaché à l'Ordre de Cîteaux dont il porta toujours l'habit et mourut à Morimond alors qu'il se rendait au Chapitre général.
8 SEPTEMBRE
Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, héritière des Alliances et des promesses d'Israël de qui le Christ est issu selon l'humanité. Cette fête est également célébrée à cette date par les Orientaux byzantins et syriens, tandis que les Coptes la célèbrent la veille de ce jour.
9 SEPTEMBRE
Frédéric Ozanam : né à Milan en 1813, il passe sa jeunesse à Lyon. Professeur d'université à Lyon et à Paris, il se dépense sans compter pour les conférences de Saint Vincent de Paul dont il a fondé la société en 1833. La maladie l'emporte le 8 septembre 1853. Le Pape Jean-Paul II béatifie ce précurseur du catholicisme social le 22 août 1997 à Notre-Dame de Paris au cours des journées mondiales de la jeunesse.
10 SEPTEMBRE
Au VIIIème siècle, saint Aubert, évêque d'Avranches ; il fonda le sanctuaire du Mont-Saint-Michel, devenu abbaye bénédictine en 866 et considéré comme l'une des merveilles de l'Occident.
11 SEPTEMBRE
L'an du Seigneur 1840, le martyre du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, prêtre lazariste. Après avoir travaillé à la formation de la jeunesse dans plusieurs écoles catholiques de France, il fut envoyé en mission en Chine. Il y trouva à son arrivée une chrétienté déjà prospère qui s'affermit et s'accrut grâce à ses visites pastorales et à la tolérance des autorités civiles. Mais lors d'une persécution déclenchée inopinément, il fut condamné à la strangulation sous prétexte d'avoir introduit une religion étrangère en Chine.
12 SEPTEMBRE
En Brabant, saint Guy. Né dans un faubourg de Bruxelles, ce chrétien se sanctifia comme sacristain au service de sa paroisse, Notre-Dame de Laeken, où il mourut en 1012.
L'an de grâce 1174, saint Pierre de Tarentaise, moine cistercien de Bonnevaux en Dauphiné, successivement appelé à fonder l'abbaye de Tamié puis à gouverner le plus ancien diocèse de Savoie. Artisan d'unité, il négocia la paix entre le roi d'Angleterre Henri II et le roi de France Louis VII. Il entraîna également la Savoie, l'Ordre cistercien, puis toute l'Europe, à reconnaître le pape légitime Alexandre III contre l'antipape soutenu par l'empereur Frédéric Barberousse.
13 SEPTEMBRE
Mémoire de saint Jean, surnommé Chrysostome ou "Bouche d'or". Fils d'un général de l'armée impériale, il passa plusieurs années dans la solitude, aux environs d'Antioche, avant d'être ordonné prêtre en 386. Elu Patriarche de Constantinople douze ans plus tard, il consacra son extraordinaire éloquence à défendre l'orthodoxie de la foi et à dénoncer la corruption des grands. Pour ce motif, il fut déposé et banni, puis il mourut en 407. Il figure parmi les plus grands docteurs de l'Eglise d'Orient.
Vers 630, le retour à Dieu de saint Amé. D'abord moine à Saint-Maurice-en-Valais il passa ensuite à Luxeuil et seconda saint Romaric dans la fondation du monastère double de Remiremont, dans les Vosges.
14 SEPTEMBRE
Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, fixée, avant le Vème siècle, au lendemain de la dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem. Le culte de la relique de la vraie Croix connut un nouvel éclat après sa récupération par l'empereur byzantin Héraclius en 628. Des parcelles en furent distribuées à travers le monde chrétien : l'une d'elle, en particulier, avait été exposée, par ordre du pape oriental, Serge Ier, dans l'église du Sauveur à Rome.
15 SEPTEMBRE
Mémoire de Notre-Dame dont l'âme fut transpercée par un glaive de douleur, au pied de la Croix de Jésus agonisant.
A Gênes, l'an du Seigneur 1510, sainte Catherine. Après son mariage, elle mena une vie dissipée, mais touchée par la grâce, elle se consacra au service des malades. Devenue veuve en 1497, elle fut favorisée de grâces mystiques et vit des disciples se grouper autour d'elle.
16 SEPTEMBRE
Mémoire des saints Corneille, évêque de Rome, et Cyprien, évêque de Carthage, martyrisés au milieu du IIIème siècle. Cyprien, convaincu de la sainteté de Corneille, mit sa grande influence au service du pape légitime qui, comme lui, et contrairement au schismatique Novatien, accordait le pardon aux apostats repentants. Condamné à l'exil, Corneille reçut ces encouragements de son ami Cyprien : "Dans les moments de persécution, soutenons-nous par une charité réciproque et, si à l'un de nous, Dieu fait la grâce de mourir bientôt et de précéder l'autre, que notre amitié continue auprès du Seigneur ..." (lettre 60). Saint Cyprien qui est, après saint Augustin, l'un des plus grands témoins de la doctrine de l'Eglise latine des premiers siècles, est le patron principal de l'Afrique du Nord.
17 SEPTEMBRE
Au diocèse de Mayence, en 1179, la naissance au ciel de sainte Hildegarde. Abbesse bénédictine de Disibodenberg, elle fonda, en Rhénanie, les monastères de Rupertsberg et d'Eibingen. Versée dans les sciences naturelles et médicales, elle fut surtout gratifiée de lumières surnaturelles qu'elle livra par écrit. Elle adressa aux pasteurs fidèles comme aux ministres infidèles les avis salutaires qui lui étaient demandés. Elle reçut la visite de saint Bernard de Clairvaux.
L'an de grâce 1866, le bienheureux François-Marie de Camporosso, frère capucin. D'abord jeune berger près de Monaco, il répandit la joie franciscaine dans les quartiers populaires de Gênes.
18 SEPTEMBRE
Au milieu du IIIème siècle, le martyre de saint Ferréol. Tribun militaire de Vienne, en Dauphiné, il fut sommé par le gouverneur de cette ville de faire arrêter les chrétiens. Il refusa d'obéir en disant : "J'ai promis obéissance aux lois justes, jamais aux lois sacrilèges. Je me suis engagé à servir contre des coupables, et non contre des chrétiens".
19 SEPTEMBRE
En 1846, apparition de Notre Dame à La Salette qui recommanda à deux jeunes enfants la prière quotidienne et la sanctification du dimanche.
20 SEPTEMBRE
Les saints martyrs de Corée : André Kim, Paul Chong, Laurent Imbert, François Siméon Berneux et leur 99 compagnons morts pour la foi lors des persécutions de 1839-1846 et de 1866-1867. Parmi eux, dix missionnaires français. Ils ont été canonisés par Jean-Paul II, à Séoul, le 6 mai 1984.
21 SEPTEMBRE
Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Matthieu appelé aussi Lévi, fils d'Alphée, est le publicain de Capharnaüm qui répondit à l'appel de Jésus en quittant tout pour le suivre. La tradition est unanime à reconnaître en lui l'auteur du premier Evangile, au moins dans sa rédaction primitive araméenne.
23 SEPTEMBRE
Sainte Thècle, surnommée, suivant l'antique tradition de plusieurs Pères de l'Eglise, "première des femmes martyres et semblable aux apôtres". La basilique Sainte Thècle, édifiée près de Séleucie, fut l'un des plus illustres sanctuaires de l'antiquité.
Au monastère d'Iona, en Ecosse, en 704, saint Adamnan, le plus grand des successeurs de saint Columba à la tête de cette abbaye. Il exerça une bienfaisante influence sur la société et l'Eglise de son temps.
Francesco Forgione, en religion Padre Pio. Entré en 1903 chez les Capucins, il est envoyé en 1916 au couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles, où il reste jusqu'à sa mort en 1968. Il y développe une importante oeuvre sociale et médicale. Doué de dons surnaturels, il exerce un grand rayonnement sur tous ceux qui bénéficient de sa prière et de son ministère, spécialement dans le sacrement de réconciliation. Béatifié en 1999, il est canonisé en juin 2002 par le Pape Jean-Paul II.
26 SEPTEMBRE
En Syrie septentrionale, le martyre des saints Côme et Damien, qu'une tradition présente comme deux frères ayant exercé gratuitement la profession de médecin, afin de gagner leur clientèle à la foi chrétienne. Leur culte très populaire se répandit dans tout le bassin méditerranéen à partir du Vème siècle.
A Nicomédie au début du IVème siècle, la passion des saints Cyprien et Justine. Cyprien, qui était magicien, fut converti par la grâce surnaturelle de la jeune vierge Justine qu'il tentait vainement de corrompre par ses enchantements. Tous deux sacrifièrent leur vie pour le Christ.
A Lyon, l'an de grâce 1885, sainte Thérèse Couderc, vierge. Née dans l'Ardèche, elle entra à vingt ans chez les Soeurs institutrices d'Apt, que venait de fonder l'abbé Terme. A la mort du fondateur en 1834, la petite Société se divisa en deux branches, dont l'une s'adonna à l'enseignement, tandis que l'autre, sous la conduite de Mère Thérèse, se consacrait à l'oeuvre des Retraites spirituelles et donnait ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle. Plusieurs fois écartée de sa charge de supérieure, la sainte accepta de mener une vie humble et cachée.
27 SEPTEMBRE
Mémoire de saint Vincent de Paul, prêtre, mort en 1660. Après s'être dévoué auprès des galériens, il fonda à Paris l'Institut des prêtres de la Mission, dont les membres, plus connus sous le nom de Lazaristes, se consacrent à l'évangélisation des campagnes et à la formation du clergé. Père des pauvres et des enfants trouvés, il concourut avec sainte Louise de Marillac à la fondation des Filles de la Charité.
28 SEPTEMBRE
Près de Prague, vers 929, le martyre de saint Venceslas, duc de Bohême. Durant les quatre années de son gouvernement, il édifia, par sa conduite irréprochable, sa cour aux moeurs douteuses et s'efforça de christianiser son peuple encore païen. Venceslas devint par la suite le héros national et religieux des Tchèques. Il est le premier slave à avoir reçu les honneurs de la canonisation.
L'an de grâce 418, le retour à Dieu de sainte Eustochium, vierge. Comme sa mère, elle se fit religieuse sous la direction de saint Jérôme et toutes deux le suivirent en Orient. Elles se succédèrent à la tête du monastère féminin de Bethléem, où l'étude et la méditation de la Bible étaient particulièrement en honneur.
29 SEPTEMBRE
Fête de saint Michel et de tous les saints anges, honorés par la tradition biblique et chrétienne comme les messagers de Dieu auprès des hommes. Parmi eux, l'archange saint Michel a joui d'une vénération particulière comme protecteur du peuple élu et adversaire de l'esprit du mal. Selon l'évangile, c'est à l'ange Gabriel qu'il revint d'annoncer à la Vierge Marie qu'elle serait la Mère du Sauveur.
En 1127, le bienheureux Conrad d'Urach. Profès de Villers dont il fut abbé pendant cinq ans, il devint successivement abbé de Clairvaux puis de Cîteaux en 1217. Comme tel, il proposa le chant quotidien du Salve Regina. Créé cardinal et légat en Languedoc en 1219, il favorisa l'Ordre naissant de saint Dominique. La multiplicité des affaires ne le troublait nullement et il passait aisément du temporel au spirituel.
30 SEPTEMBRE
Mémoire de saint Jérôme, docteur de l'Eglise, mort en 419. Originaire de Dalmatie ou de Vénétie, il partit mener la vie ascétique en Syrie et fut ordonné prêtre à Antioche, avant de revenir à Rome où le pape saint Damase le chargea officiellement d'éditer la Bible latine d'après l'original hébreu et la version grecque des Septante. Après quoi il retourna en Palestine et se fixa à Bethléem où il groupa et anima deux communautés de moines et de moniales.
A Rome, l'an de grâce 1572, saint François de Borgia. Marié à dix neuf ans, il fut nommé après ses études à Saragosse, vice-Roi de Catalogne par Charles-Quint, puis duc de Candie. Après avoir perdu son épouse, il décida de consacrer sa vie "à la plus grande gloire de Dieu" dans la Compagnie de Jésus, dont il fut élu troisième Général.
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AU FIL DE LA LITURGIE |
30 AOUT 2026 : 22EME DIMANCHE ORDINAIRE (année A)
Evangile selon saint Matthieu (Mt 16, 21-27)
Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Saint Bernard de Clairvaux – Sermon Divers n° 51
Celui qui prêche l’évangile porte Jésus en quelque sorte dans son sein, afin de l’enfanter pour les autres – ou plutôt d’enfanter les autres pour Jésus. Saint Paul était de leur nombre, lui qui disait : « Mes petits enfants, que j’enfante à nouveau jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous » (Gal 4,19).
Quant à ceux qui se donnent force peine pour le Christ, endurant la persécution, sans faire de mal à personne mais supportant patiemment le mal qu’on leur fait, on peut bien dire qu’ils portent Jésus sur leurs épaules, et c’est d’eux que la Vérité elle-même dit : « Qui veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24).
Enfin, si quelqu’un offre du pain à l’affamé, donne à boire à celui qui a soif, et entoure d’une miséricorde active et attentive quiconque est dans le besoin, ne peut-on considérer à bon droit qu’il porte Jésus dans ses bras ? C’est d’un tel homme, en effet, que le Seigneur dira, au jour du jugement : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits des miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).

Oraison
Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir. Par le Christ notre Seigneur.
LIENS EXTERNES :
Homélies de Jean Lévêque : http://bibleetviemonastique.free.fr/
Commentaires bibliques de Marie-Noëlle Thabut : https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/le-dimanche-jour-du-seigneur/commentaires-de-marie-noelle-thabut/


