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AU FIL DE LA LITURGIE |
Bulle d'indiction du Jubilé ordinaire de l'année 2025 : l'espérance ne déçoit pas (lire) |
| 15 FEVRIER 2026 - 6EME DIMANCHE ORDINAIRE (Année A) |
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Evangile selon saint Matthieu (5, 17-37) Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : Amen, je vous le dis : Donc, celui qui rejettera Mais celui qui les observera et les enseignera, Je vous le dis en effet : Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Eh bien ! moi, je vous dis : Si quelqu’un insulte son frère, Si quelqu’un le traite de fou, Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire Amen, je te le dis : Vous avez appris qu’il a été dit : Eh bien ! moi, je vous dis : Si ton œil droit entraîne ta chute, Et si ta main droite entraîne ta chute, Il a été dit également : Eh bien ! moi, je vous dis : Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, Et ne jure pas non plus sur ta tête, Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, Ce qui est en plus |
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Pape François Dans l'Evangile de la liturgie d'aujourd'hui, Jésus dit: «N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir». Accomplir: c'est un mot clé pour comprendre Jésus et son message. Qu'est-ce que signifie cet «accomplir»? Pour l'expliquer, le Seigneur commence par dire ce que n'est pas l'accomplissement. L'Ecriture dit «tu ne tueras pas», mais pour Jésus, cela ne suffit pas si l'on blesse ensuite ses frères et sœurs en paroles; l'Ecriture dit «tu ne commettras pas d'adultère», mais cela ne suffit pas si l'on vit ensuite un amour entaché de duplicité et de men-songes; l'Ecriture dit «tu ne porteras pas de témoignage mensonger», mais il ne suffit pas de faire un serment solennel si l'on agit ensuite avec hypocrisie. Il n’y a pas d'accomplissement de cette façon. Pour nous donner un exemple concret, Jésus se concentre sur le «rite de l'offrande». En faisant une offrande à Dieu, on lui rendait la gratuité de ses dons; c'était un rite très important — faire une offrande pour restituer symboliquement, pour ainsi dire, la gratuité de ses dons —, si important qu'il était interdit de l'interrompre, sauf pour des raisons graves. Mais Jésus affirme qu'il faut l'interrompre si un frère a quelque chose contre nous, afin d'aller d'abord se réconcilier avec lui: ce n'est qu'alors que le rite est accompli. Le message est clair: Dieu nous aime d'abord, gratuitement, en faisant le premier pas vers nous sans que nous le méritions; et alors nous ne pouvons pas célébrer son amour sans faire à notre tour le premier pas pour nous réconcilier avec ceux qui nous ont blessés. Ainsi, il y a un accomplissement aux yeux de Dieu; autrement, l'observance extérieure, purement rituelle, est inutile, elle devient une fiction. En d'autres termes, Jésus nous fait comprendre que les règles religieuses sont utiles, elles sont bonnes, mais elles ne sont qu'un début: pour leur donner une plénitude, il faut aller au-delà de la lettre et vivre leur sens. Les commandements que Dieu nous a donnés ne doivent pas être enfermés dans les caveaux asphyxiants de l'observance formelle, sinon nous restons dans une religiosité extérieure et détachée, serviteurs d'un «dieu maître» plutôt qu'enfants de Dieu le Père. Jésus veut cela: ne pas avoir l’idée de servir un Dieu maître, mais le Père; et pour cela, il est nécessaire de dépasser la lettre. Frères et sœurs, ce problème n'existait pas seulement à l'époque de Jésus, il existe aussi aujourd'hui. Parfois, par exemple, nous entendons: «Père, je n'ai pas tué, je n'ai pas volé, je n'ai fait de mal à personne...», comme pour dire: «Tout va bien». Voici l'observance formelle, qui se contente du strict minimum, alors que Jésus nous invite au maximum possible. Rappelons-nous: Dieu ne raisonne pas à travers des calculs et des tableaux; il nous aime comme un amoureux: pas au minimum, mais au maximum! Il ne nous dit pas: «Je t’aime jusqu'à un certain point». Non, le véritable amour ne va jamais jusqu'à un certain point et ne se sent jamais satisfait; l'amour va toujours au-delà, il ne peut pas faire autrement. Le Seigneur nous l'a montré en donnant sa vie sur la croix et en pardonnant à ses meurtriers. Et il nous a confié le commandement qui lui tient le plus à cœur: que nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimés. C'est l'amour qui donne son accomplissement à la Loi, à la foi, à la vraie vie! Alors, frères et sœurs, nous pouvons nous demander: comment est-ce que je vis la foi? S'agit-il d'une question de calculs, de formalismes, ou d'une histoire d'amour avec Dieu? Est-ce que je me contente uniquement de ne pas faire de mal, de conserver «une façade», ou est-ce que j'essaie de grandir dans l'amour de Dieu et des autres? Et de temps en temps, est-ce que je me mesure sur le grand commandement de Jésus, est-ce que je me demande si j'aime mon prochain comme il m'aime? Car peut-être sommes-nous inflexibles dans notre jugement des autres et nous oublions d'être miséricordieux, comme Dieu l'est avec nous. Ang 12.02.23 |
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Pour la méditation quotidienne :
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Dieu qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce ; alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure. Par le Christ notre Seigneur. |
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