![]() |
AU FIL DE LA LITURGIE |
Bulle d'indiction du Jubilé ordinaire de l'année 2025 : l'espérance ne déçoit pas (lire) |
| 15 MARS 2026 - 4EME DIMANCHE DE CAREME (Année A) |
|||||
|
Evangile selon saint Jean (9, 1-41) En sortant du Temple, Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre « Va te laver à la piscine de Siloé » L’aveugle y alla donc, et il se lava ; Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, J’y suis donc allé et je me suis lavé ; Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, D’autres disaient : « Comment un homme pécheur Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, Mais comment peut-il voir maintenant, Interrogez-le, Ses parents parlaient ainsi En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, Jamais encore on n’avait entendu dire Si lui n’était pas de Dieu, Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, Nous voyons !’, votre péché demeure. » *** |
|
Pape François Au centre de l’Evangile de ce quatrième dimanche de Carême se trouvent Jésus et un homme aveugle de naissance. Le Christ lui rend la vue et accomplit ce miracle avec une sorte de rite symbolique: d’abord il mélange de la terre à sa salive et il l’applique sur les yeux de l’aveugle; puis il lui ordonne d’aller se laver dans la piscine de Siloé. Cet homme y va, se lave, et recouvre la vue. C’était un aveugle de naissance. Avec ce miracle Jésus se manifeste et se manifeste à nous comme lumière du monde; et l’aveugle de naissance représente chacun de nous, qui avons été créés pour connaître Dieu, mais qui, à cause du péché, sommes comme des aveugles ; nous avons besoin d’une lumière nouvelle ; nous tous avons besoin d’une lumière nouvelle : celle de la foi, que Jésus nous a donnée. En effet, en recouvrant la vue, cet aveugle de l’Evangile s’ouvre au mystère du Christ. Jésus lui demande «Crois-tu au Fils de l’homme ?» - «Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ?», répond l’aveugle guéri. «Tu le vois ; celui qui te parle, c’est lui» - «Je crois, Seigneur !» et il se prosterne devant Jésus. Cet épisode nous amène à réfléchir sur notre foi, notre foi en Christ, le Fils de Dieu, et en même temps fait référence aussi au baptême, qui est le premier sacrement de la foi : le sacrement qui nous fait venir à la lumière, à travers la renaissance de l’eau et de l’Esprit Saint ; comme cela arriva à l’aveugle de naissance, dont les yeux s’ouvrirent après qu’il se soit lavé dans l’eau de la piscine de Siloé. L’aveugle né et guéri nous représente quand nous ne nous apercevons pas que Jésus est la lumière, qu’il est «la lumière du monde», quand nous regardons ailleurs, quand nous préférons nous confier à de petites lumières, quand nous tâtonnons dans l’obscurité. Le fait que cet aveugle n’ait pas de nom nous aide à nous refléter avec notre visage et notre nom dans son histoire. Nous aussi avons été illuminés par le Christ lors du baptême, et nous sommes donc appelés à nous comporter comme des enfants de la lumière. Et se comporter comme des enfants de la lumière exige un changement radical de mentalité, une capacité de juger les hommes et les choses selon une nouvelle échelle de valeurs, qui vient de Dieu. Le sacrement du baptême, en effet, exige le choix ferme de vivre comme des enfants de la lumière et de marcher dans la lumière. Si je vous demandais maintenant : «Croyez-vous que Jésus est le Fils de Dieu? Croyez-vous qu’il peut changer votre cœur? Croyez-vous qu’il peut vous faire voir la réalité comme Lui la voit, non pas comme nous la voyons-nous? Croyez-vous qu’Il est la lumière, qu’il nous donne la vraie lumière?». Que répondriez-vous ? Que chacun réponde dans son cœur. Que signifie avoir la vraie lumière, marcher dans la lumière? Cela signifie d’abord abandonner les fausses lumières : la lumière faible et futile du préjugé contre les autres, parce que le préjugé déforme la réalité et nous charge d’aversion contre ceux que nous jugeons sans miséricorde et condamnons sans appel. Cela arrive tous les jours! Quand on médit sur les autres, on ne marche pas dans la lumière, on marche dans l’ombre. Une autre lumière fausse, parce que séduisante et ambiguë, est celle de l’intérêt personnel: si nous évaluons les hommes et les choses sur la base du critère de notre utilité, de notre plaisir, de notre prestige, nous ne cherchons pas la vérité dans les relations et dans les situations. Si nous prenons le chemin de la recherche de notre intérêt personnel, nous marchons dans l’ombre. Que la Sainte Vierge, qui la première a accueilli Jésus, lumière du monde, nous obtienne la grâce d’accueillir à nouveau en ce Carême la lumière de la foi, en redécouvrant le don inestimable du baptême, que nous avons tous reçu. Et que cette nouvelle illumination nous transforme dans nos attitudes et nos actes, pour être nous aussi, à partir de notre pauvreté, de nos insuffisances, porteurs d’un rayon de la lumière du Christ. Ang 26.03.17 *** 1ère lecture : 1 S 16, 1 ... 13 Le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : Jessé le fit donc venir : Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. *** Psaume 22 (23) Le Seigneur est mon berger : Il me mène vers les eaux tranquilles Si je traverse les ravins de la mort, Tu prépares la table pour moi Grâce et bonheur m’accompagnent *** 2ème lecture : Ep 5, 8-14 Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; Ce que ces gens-là font en cachette, Mais tout ce qui est démasqué C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, |
|
Pour la méditation quotidienne :
http://bibleetviemonastique.free.fr/
|
|
|
Dieu qui as réconcilié avec toi toute l’humanité en lui donnant ton propre Fils, augmente la foi du peuple chrétien, pour qu’il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent. Par le Christ notre Seigneur. |
|||||



