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AU FIL DE LA LITURGIE |
28 JUIN 2026 : 13EME DIMANCHE ORDINAIRE (année A)
Evangile selon saint Matthieu (Mt 10, 37-42)
Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Du Pape François (de l'Angelus du 2 juillet 2017)
La liturgie d’aujourd’hui nous présente les dernières répliques du discours missionnaire par lequel Jésus instruit les douze apôtres au moment où, pour la première fois, il les envoie en mission dans les villages de la Galilée et de la Judée. Jésus souligne deux aspects essentiels pour la vie du disciple missionnaire : le premier, que son lien avec Jésus est plus fort que tout autre lien ; le second, que le missionnaire ne s’apporte pas lui-même, mais Jésus, et à travers Lui, l’amour du Père céleste. Ces deux aspects sont liés, parce que plus Jésus est au centre du cœur et de la vie du disciple, plus ce disciple est transparent à sa présence.
« Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi », dit Jésus. L’affection d’un père, la tendresse d’une mère, la douce amitié entre frères et sœurs, tout cela, tout en étant très bon et légitime, ne peut pas être placé avant le Christ. Non pas parce qu’Il nous veut sans cœur et privés de reconnaissance, au contraire, mais parce que la condition du disciple exige une relation prioritaire avec le maître. On pourrait presque paraphraser le Livre de la Genèse : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’unira à Jésus Christ et tous deux ne feront plus qu’un ».
Celui qui se laisse attirer dans ce lien d’amour et de vie avec le Seigneur Jésus, devient son représentant, son ambassadeur, surtout avec sa façon d’être, de vivre. Au point que Jésus lui-même, en envoyant les disciples en mission, leur dit : « Qui vous accueille m’accueille, et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé ». Il faut que les gens puissent percevoir que pour ce disciple, Jésus est vraiment le Seigneur, le centre de sa vie, le tout de la vie.
Peu importe si ensuite, comme toute personne humaine, il a ses limites et aussi ses erreurs — à condition qu’il ait l’humilité de les reconnaître — ; l’important est qu’il n’ait pas le cœur double, mais le cœur simple, uni ; qu’il n’ait pas un comportement ambigu, mais qu’il soit honnête avec lui-même et avec les autres. C’est pour cela que Jésus prie le Père afin que les disciples ne tombent pas dans l’esprit du monde.

Oraison
Tu as voulu, Seigneur, qu'en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière ; ne permets pas que l'erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d'être toujours rayonnants de ta vérité. Par le Christ notre Seigneur.
LIENS EXTERNES :
Homélies de Jean Lévêque : http://bibleetviemonastique.free.fr/
Commentaires bibliques de Marie-Noëlle Thabut : https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/le-dimanche-jour-du-seigneur/commentaires-de-marie-noelle-thabut/


