CROIX PETITE AU FIL DE LA LITURGIE

 

5EME DIMANCHE DE PAQUES (Année B) - 29 AVRIL 2018

 


Evangile selon saint Jean (15, 1-8)

Jésus disait à ses disciples :

« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.

Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.

Demeurez en moi, comme moi en vous.

De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.

Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.

Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.

Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.

Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples.»


 

 

 

 

 

Gilbert de Hoyland – Sermon 34 § 1-2 sur le Cantique des cantiques

« Tu es un jardin clos, ma sœur, mon épouse, un jardin clos » (Ct 6, 1). Ce jardin, comprenez-le, frères, comme des délices à l’intime de l’être ; et s’il est clos, entendez cela comme la discipline déployée pour le garder. Qui estimerez-vous semblable à un jardin, sinon celui dont l’âme exhale le parfum de sentiments spirituels, tout comme un jardin le parfum de ses fleurs aromatiques ? Quel heureux sanctuaire, quelle douce retraite se trouvent dans le cœur de l’épouse : les fleurs y sont si nombreuses qu’on peut le comparer à un jardin.

Là ne germe aucune racine d’amertume pour faire obstacle aux délices de ce jardin. On n’y trouvera aucune plante que n’aurait pas plantée mon Père du ciel. Oui, c’est lui qui a planté ce jardin de jouissance, de manière à être seul à y travailler et à le garder. Or il y travaille de deux manières : en plantant et en taillant. Il plante pour que toute semence s’avère authentique, et il taille pour qu’elle porte davantage de fruit. Il plante pour que toute semence s’avère authentique, et il taille pour qu’elle ne fructifie pas à moitié seulement. Que servirait-il d’avoir planté en vue de la vérité, si la taille fait défaut en vue de la fertilité ? Mais une culture soigneuse ne rapporte rien, sans une discipline qui monte la garde. Il ne manque ni de l’une ni de l’autre, celui qui se voit comparé à un jardin, et à un jardin clos.

« Tu es un jardin clos, ma sœur, mon épouse ». Le jardin dans lequel il avait été place, Adam l’a mal gardé contre l’intrusion rampante du perfide serpent. Il était agréable, il est vrai, le paradis aux arbres bien concrets. Mais, pour ma part, j’estime de beaucoup préférable celui qui a été planté dans son âme. Rien n’aurait servi au serpent de faire irruption dans ce paradis concret, s’il ne l’avait pas fait dans cet autre jardin. Une fois le serpent admis, Adam a aussitôt éprouvé l’effet de son venin. « De fait, qui sape un mur, le serpent le mordra ».

C’est une bonne protection qu’une clôture : elle sépare les cultures de ce qui reste inculte, et elle les garde en bon état. Entoure donc ton jardin d’une clôture pour éviter que, si elle venait à être supprimée, et si le mur allait être détruit, tu ne sois pillé et piétiné … Il ne sait pas être un jardin, celui qui ne sait pas être enclos.

  VIGNE

 

 

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AFL2

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver

et pour faire de nous tes enfants d'adoption,

regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ;

puisque nous croyons au Christ,

accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle.