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CROIX PETITE QUELQUES SAINTS

 

 

 

1er JUIN

Mémoire de saint Justin, martyrisé vers l'an 165. Né en Palestine, il chercha d'abord la vérité dans différentes écoles philosophiques, avant de découvrir, dans la doctrine chrétienne, la seule sûre et véritable sagesse. Il mit alors sa science au service de l'Eglise romaine et laissa plusieurs ouvrages, parmi lesquels une précieuse apologie du christianisme adressée à l'empereur, où il décrit les sacrements du Baptême et de l'Eucharistie.

A Césarée de Palestine, le bienheureux Pamphile, prêtre, martyrisé en 390 avec plusieurs autres chrétiens. Après son ordination sacerdotale, il dirigea une école théologique créée par Origène qu'il admirait beaucoup. Le plus illustre de ses élèves fut l'historien Eusèbe de Césarée. Avec saint Pamphile confessèrent leur foi le diacre Valens, qui connaissait les Ecritures comme personne, et le bienheureux Paul, qui bouillonnait de l'ardeur du Saint Esprit.

En Espagne, au début du XIème siècle, le retour à Dieu de saint Inigo, anachorète. Devenu abbé d'Onia, où l'on venait d'adopter l'observance clunisienne, il donna un nouvel essor au monachisme. A sa mort, juifs, musulmans et chrétiens le pleurèrent unanimement.

2 JUIN

La passion des saints Pothin, évêque, Blandine, vierge, et de leurs compagnons, premiers martyrs de la Gaule, livrés les uns au glaive, les autres aux bêtes dans l'amphithéâtre de Lyon, l'an du Seigneur 177. Leur glorieuse confession de foi est rapportée dans l'admirable lettre adressée par les "serviteurs du Christ qui habitent Vienne et Lyon, à leurs frères orientaux qui ont la même foi et la même espérance dans la rédemption". Au juge qui les interrogeait, ils répondirent unanimement qu'ils étaient chrétiens, "trouvant là un soulagement dans la joie du témoignage, dans l'amour du Christ et dans l'Esprit du Père".

3 JUIN

Mémoire de saint Charles Lwanga et de ses compagnons, martyrs. En 1886, sept ans après l'arrivée des premiers missionnaires en Ouganda, une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans, furent mis à mort pour avoir voulu rester fidèles à la grâce de leur baptême dans la chasteté et la prière. Vingt-deux catholiques furent canonisés en 1964 et saint Charles Lwanga a été proclamé patron de la jeunesse africaine.

4 JUIN

L'an de grâce 545, la naissance au ciel de sainte Clotilde. Après avoir eu la joie de convertir Clovis et de faire ainsi de sa nation "la fille aînée de l'Eglise romaine", elle eut, devenue veuve, la douleur d'être privée de ses petits-fils tragiquement assassinés. Elle se retira alors à Tours, près du tombeau de saint Martin et favorisa le monachisme par plusieurs fondations.

5 JUIN

Mémoire de saint Boniface. Moine bénédictin anglais envoyé en mission en Germanie, il y organisa l'Eglise en créant de nouveaux évêchés et en fondant des monastères. Nommé archevêque de Mayence par le Siège romain auquel il se référait très fidèlement, il fut martyrisé en plein labeur alors qu'il venait évangéliser la Frise. Son corps fut enseveli à l'abbaye de Fulda qu'il avait fondée en 744 et où il est resté l'objet de la vénération de toute l'Allemagne catholique.

6 JUIN

L'an de grâce 1134, la naissance au ciel de saint Norbert, fondateur de l'Ordre canonial de Prémontré, dont les membres se consacrent au ministère pastoral, dans la communion fraternelle et la célébration de la liturgie. Devenu archevêque de Magdebourg, en Saxe, il se montra l'un des plus grands artisans de la réforme grégorienne. Son corps a été transféré à Prague.

7 JUIN

En Angleterre, l'an du Seigneur 1159, saint Robert. Issu d'une humble famille du comté d'York, il put cependant faire des études et les poursuivre à Paris. C'était un prêtre cultivé chargé d'une paroisse quand il se fit moine bénédictin à Wytby ; il se joignit ensuite aux frères de cette communauté qui fondèrent Fountains pour y mener la vie cistercienne. Cinq ans plus tard, il était envoyé comme premier abbé à la fondation de Newminster, aux frontières de l'Ecosse, où son zèle pastoral fut couronné par l'établissement de trois autres monastères.

8 JUIN

L'an de grâce 560, saint Médard, qui fut sacré évêque de Noyon par saint Rémi de Reims. Sa renommée eut un tel rayonnement que la reine Radegonde voulut recevoir de lui le voile des religieuses quand elle quitta la cour. Une abbaye s'éleva sur son tombeau à Soissons.

9 JUIN

A Edesse de Syrie, l'an de grâce 373, la naissance au ciel de saint Ephrem, diacre et docteur de l'Eglise. Théologien soucieux d'orthodoxie et poète de grand talent, il composa en l'honneur du Christ et de sa Mère, d'innombrables hymnes liturgiques qui lui valurent le surnom de "Harpe du Saint Esprit".

Dans l'île d'Iona, au large de l'Ecosse, l'an du Seigneur 597, saint Colomba, abbé. L'un de ses successeurs trace de lui ce portrait : "Nature d'élite, brillant dans ses paroles, grand dans ses conseils, plein d'amour envers tous, rempli au fond du coeur de la sérénité et de la joie du Saint Esprit".

11 JUIN

Mémoire de saint Barnabé. Sans avoir été l'un des Douze, il reçut le titre d'Apôtre en raison du rôle important qu'il joua dans la primitive Eglise. C'est lui qui introduisit Saul auprès des Apôtres, l'emmena à Antioche et l'accompagna, lors de son premier voyage missionnaire. Barnabé quitta ensuite saint Paul pour aller évangéliser Chypre.

12 JUIN

L'an du Seigneur 1245, le bienheureux Guy de Cortone, chrétien de condition modeste qui choisit de vivre plus pauvrement encore, à la suite d'une visite de saint François d'Assise. Sa culture lui permit de recevoir le sacerdoce pour le service de ses frères.

L'an de grâce 1249, chez les cisterciennes de La Cambre, près de Bruxelles, sainte Alice de Schaarbeck. A vingt-deux ans, la lèpre la contraignit à mener la vie de recluse dans une cellule adossée à l'église. Elle devint aveugle et, sur la fin de sa vie, n'avait plus qu'un membre sain, sa langue, pour chanter les louanges de Dieu.

13 JUIN

Mémoire de saint Antoine, franciscain portugais qui, au retour d'une mission en terre d'Islam, dut prêcher en Lombardie, puis en Limousin où il fonda le couvent de Brive. Ses sermons riches en citations scripturaires, lui ont valu le titre de Docteur évangélique. Il mourut à Padoue en 1231.

14 JUIN

L'an de grâce 1046, le retour à Dieu du bienheureux Richard, abbé de Saint Vanne de Verdun, qui, après un séjour à Cluny, ranima le monachisme en Lorraine, en Rhénanie et en Flandre.

En 1138, le bienheureux Gérard, frère de saint Bernard, qu'il suivit dans la vie monastique à Cîteaux puis à Clairvaux dont il fut le cellérier intelligent et dévoué. Il passa vers le Père dans un transport de joie en chantant le psaume 148. L'abbé de Clairvaux, au chapitre, interrompit le commentaire du Cantique des Cantiques pour faire son éloge et le pleurer.

15 JUIN

A Clermont, en Auvergne, vers 480, saint Abraham, moine. Originaire de Perse, il s'exila pour fuir la persécution et visiter les Pères du désert d'Egypte. De là, il gagna la Gaule où il mit en pratique ce qu'il avait appris.

Au VIIème siècle, le retour à Dieu de saint Landelin. Brigand célèbre en Artois, il se convertit et décida de vivre en reclus à Lobbes, dans le Hainaut, puis à Crespin. Ces ermitages devinrent, par la suite, d'intenses foyers de vie monastique.

A Pibrac, dans le diocèse de Toulouse, en 1601, le retour à Dieu de sainte Germaine Cousin. Orpheline et infirme, cette bergère mourut à l'âge de 22 ans, maltraitée par ses maîtres, mais favorisée par le Très-Haut qui prend soin même des fleurs des champs.

16 JUIN

Au diocèse de Namur en Belgique, l'an du Seigneur 1246, le retour à Dieu de sainte Lutgarde. Née à Tongres au Limbourg et devenue prieure du monastère bénédictin de Sainte-Catherine où elle avait été élevée, elle résolut d'abandonner cette charge et de passer à la communauté d'Aywières prête à devenir cistercienne. Elle porta douloureusement l'épreuve que l'hérésie albigeoise faisait subir à l'Eglise et fit deux fois un jeûne de sept ans à cette intention. Elle fut favorisée de grâces mystiques par le Christ, dans le mystère du Sacré Coeur qui fut sa seule lumière dans sa cécité à la fin de sa vie.

17 JUIN

En Egypte, dans la seconde moitié du IVème siècle, saint Bessarion, anachorète. La tradition en fait un disciple de saint Antoine et de saint Macaire de Scété, et le présente serrant toujours sous son bras le saint Evangile, qui constituait toute sa bibliothèque.

Mémoire du bienheureux Joseph-Marie Cassant. Il entre en 1894, à l'âge de 16 ans, à l'abbaye cistercienne de Sainte Marie du Désert. Sa devise est : "Tout pour Jésus, tout par Marie". Compris et aidé par son Père Abbé, il grandit dans la fidélité au Christ au milieu de la communauté de ses frères. Il prononce ses voeux solennels en 1900, est ordonné prêtre en 1902 et, miné par la maladie, meurt en 1903, à l'âge de 25 ans, en offrant ses souffrances pour l'amour de Jésus et de l'Eglise. Jean-Paul II l'a béatifié à Rome le 10 octobre 2004.

19 JUIN

Mémoire de saint Romuald, abbé, mort au Val del Castro, en Italie centrale, l'an de grâce 1027. "Assoiffé du Dieu vivant et présent au désert", il quitta le monastère bénédictin Saint-Appolinaire-in-Classe près de Ravenne, sa ville natale, trois ans après sa profession. Ses expériences personnelles et "l'inspiration de l'Esprit Saint qui présidait dans son coeur" le conduisirent à organiser à Camaldoli, en Toscane, une nouvelle forme de vie érémitique qu'il considérait comme l'épanouissement de l'ascèse cénobitique. Avec saint Bruno, il est vénéré comme le Père des ermites d'Occident.

Le même jour, saint Ursicin, médecin de Ravenne, condamné à mort sous le règne de Néron. Il était sur le point d'apostasier, quand les encouragements de saint Vital l'invitèrent à donner le témoignage suprême de sa foi et de sa charité.

Fête de Saint Dié. Evêque de Nevers d'après la tradition, Déodat se démet de sa charge et chemine, en quête de solitude, à travers de nombreuses tribulations : Romont, les rives de la Mortagne, l'Alsace, avant le retour dans les Vosges, au pied du Kemberg qu'il appelle le Val de Galilée. Devant l'insistance de ses disciples, il bâtit aux Jointures (confluent de la Meurthe et du Robache) une église dédiée à Notre-Dame et aux Apôtres, ainsi qu'un monastère sous la Règle de saint Colomban mitigée de celle de saint Benoît. Il y meurt le 19 juin 679, âgé d'environ 90 ans. Il devient le patron principal de la Cathédrale, de la ville de Saint-Dié et du diocèse érigé en 1777.

20 JUIN

L'an de grâce 981, le retour à Dieu de saint Adalbert. Moine de Saint-Maximin de Trèves, il fut envoyé par l'empereur Othon le Grand à la tête d'un groupe de missionnaires pour évangéliser les Slaves. La mission ayant été massacrée dès son entrée en Russie, Adalbert, qui fut le seul à rentrer, fut placé à la tête de l'Abbaye de Wissembourg, près de Spire, puis choisi comme premier titulaire du nouveau siège épiscopal de Magdebourg, en Saxe.

21 JUIN

A Rome, en 1591, la naissance au ciel de saint Louis de Gonzague. Renonçant au trône de Mantoue et à la carrière militaire, il entra dans la Compagnie de Jésus, où son innocence et son caractère énergique s'épanouirent en une grave mais délicate charité. Il mourut à l'âge de 23 ans en soignant héroïquement un pestiféré. Saint Louis de Gonzague est le patron de la jeunesse chrétienne.

22 JUIN

L'an de grâce 431, la naissance au ciel de saint Paulin. Issu d'une famille sénatoriale romaine en résidence à Bordeaux, il renonça à un riche patrimoine foncier pour se mettre au service du Christ et de l'Eglise. Ordonné prêtre à Barcelone, il vint se fixer auprès du tombeau de saint Félix, à Nole en Campagnie. Quand sonna l'heure de son élection épiscopale, il veilla avec sollicitude sur ses fidèles éprouvés par les invasions des Goths.

A Londres, l'an du Seigneur 1535, saint John Fisher, professeur l'Université de Cambridge, puis cardinal-évêque de Rochester, et saint Thomas More, Lord-chancelier du roi Henri VIII d'Angleterre. Humanistes de la Renaissance, amis d'Erasme et de Holbein, ils mirent avec un souriant courage, la sagacité de leur intelligence et la loyauté de leur conscience au service de l'honneur moral de la Couronne et de l'unité de l'Eglise, jusqu'à la mort sanglante. Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques par Jean-Paul II, en octobre 2000.

23 JUIN

L'an du Seigneur 1860, saint Joseph Cafasso, prêtre. Professeur de théologie morale à Turin et directeur spirituel réputé, il forma le clergé piémontais, parmi lequel figurait don Bosco, selon les principes de saint François de Sales et de saint Alphonse de Liguori.

24 JUIN

Au sixième mois avant Noël, nativité de saint Jean-Baptiste, événement qui fit la joie de beaucoup et inspira à son père Zacharie le Benedictus, hymne en l'honneur de la fidélité du Dieu d'Israël et prophétie sur la vocation du Précurseur. Le Christ lui-même affirma que parmi les fils de la femme, il ne s'en était pas levé de plus grand que Jean-Baptiste, envoyé pour rendre témoignage à la Lumière du monde et à l'Agneau de Dieu.

25 JUIN

L'an de grâce 1142, saint Guillaume. Après un pèlerinage à Compostelle, il se retira dans la solitude, en Italie, où des disciples le rejoignirent. Ils reçurent de lui une règle orale qui est à l'origine de celle de la Congrégation bénédictine de Montevirgine.

26 JUIN

En Catalogne, à Poblet, le bienheureux Pierre Marginet, moine cistercien. Rien dans ses premières années de vie monastique ne laissait prévoir qu'il serait un jour fugitif. Cependant, après une fugue de deux ans, il revint, assuma parfaitement la discipline régulière de réconciliation, et ce fut le commencement d'une vie de pénitence exemplaire, émouvante même pour la communauté. Plus tard, il obtint la permission de se retirer dans une grotte voisine du Mont Pena où il mourut en 1435. En 1611, les commissaires chargés par le pape Paul V d'instruire sa cause lui firent construire un mausolée.

27 JUIN

L'an de grâce 444, la naissance au ciel de saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie et Docteur de l'Eglise. Par l'autorité de sa doctrine, il réussit à faire triompher la vérité catholique au concile œcuménique d'Ephèse qui, en 431, condamna l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople, et proclama la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu ou Theotokos.

28 JUIN

Mémoire de saint Irénée. Il a lui-même rapporté comment il fut disciple de saint Polycarpe de Smyrne, qui avait connu l'apôtre saint Jean, témoin du Verbe de vie. Succédant à saint Pothin sur le siège épiscopal de Lyon, il défendit contre le hérésies gnostiques l'autorité de la prédication évangélique confirmée par la succession apostolique des pasteurs de l'Eglise de Rome, avec laquelle toute autre Eglise doit être en accord. Il couronna par le martyre son oeuvre de Docteur de l'Eglise.

29 JUIN

Solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, martyrisés à Rome entre 64 et 67. Saint Pierre, choisi par le Christ, fils du Dieu vivant, après sa profession de foi, pour être le fondement de son Eglise, fut ensuite confirmé dans la fonction de pasteur de son troupeau, après avoir expié son triple reniement par une triple déclaration d'amour. Il subit un supplice semblable à celui de son divin Maître. Saint Paul, qui était citoyen romain, fut décapité, après avoir rempli, par la parole et par ses lettres, sa mission de héraut et de Docteur de l'Evangile à travers l'Asie Mineure et la Grèce, pendant une trentaine d'années. Ces deux "colonnes de l'Eglise" donnèrent ainsi à la Ville éternelle "leur doctrine et leur sang" (cf. Tertullien).

30 JUIN

La naissance au ciel des premiers martyrs de l'Eglise de Rome, chrétiens injustement accusés par Néron de l'incendie de la ville impériale, cité qui, selon l'Apocalypse, "se saoulait du sang des témoins de Jésus".

Abbaye cistercienne Notre Dame du Val d'Igny, 51170 Arcis Le Ponsart