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AU FIL DE LA LITURGIE |
Bulle d'indiction du Jubilé ordinaire de l'année 2025 : l'espérance ne déçoit pas (lire) |
| 15 MARS 2026 - 4EME DIMANCHE DE CAREME (Année A) |
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Evangile selon saint Jean (9, 1-41) En sortant du Temple, Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre « Va te laver à la piscine de Siloé » L’aveugle y alla donc, et il se lava ; Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, J’y suis donc allé et je me suis lavé ; Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, D’autres disaient : « Comment un homme pécheur Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, Mais comment peut-il voir maintenant, Interrogez-le, Ses parents parlaient ainsi En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, Jamais encore on n’avait entendu dire Si lui n’était pas de Dieu, Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, Nous voyons !’, votre péché demeure. » *** |
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Pape François Au centre de l’Evangile de ce quatrième dimanche de Carême se trouvent Jésus et un homme aveugle de naissance. Le Christ lui rend la vue et accomplit ce miracle avec une sorte de rite symbolique: d’abord il mélange de la terre à sa salive et il l’applique sur les yeux de l’aveugle; puis il lui ordonne d’aller se laver dans la piscine de Siloé. Cet homme y va, se lave, et recouvre la vue. C’était un aveugle de naissance. Avec ce miracle Jésus se manifeste et se manifeste à nous comme lumière du monde; et l’aveugle de naissance représente chacun de nous, qui avons été créés pour connaître Dieu, mais qui, à cause du péché, sommes comme des aveugles ; nous avons besoin d’une lumière nouvelle ; nous tous avons besoin d’une lumière nouvelle : celle de la foi, que Jésus nous a donnée. En effet, en recouvrant la vue, cet aveugle de l’Evangile s’ouvre au mystère du Christ. Jésus lui demande «Crois-tu au Fils de l’homme ?» - «Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ?», répond l’aveugle guéri. «Tu le vois ; celui qui te parle, c’est lui» - «Je crois, Seigneur !» et il se prosterne devant Jésus. Cet épisode nous amène à réfléchir sur notre foi, notre foi en Christ, le Fils de Dieu, et en même temps fait référence aussi au baptême, qui est le premier sacrement de la foi : le sacrement qui nous fait venir à la lumière, à travers la renaissance de l’eau et de l’Esprit Saint ; comme cela arriva à l’aveugle de naissance, dont les yeux s’ouvrirent après qu’il se soit lavé dans l’eau de la piscine de Siloé. L’aveugle né et guéri nous représente quand nous ne nous apercevons pas que Jésus est la lumière, qu’il est «la lumière du monde», quand nous regardons ailleurs, quand nous préférons nous confier à de petites lumières, quand nous tâtonnons dans l’obscurité. Le fait que cet aveugle n’ait pas de nom nous aide à nous refléter avec notre visage et notre nom dans son histoire. Nous aussi avons été illuminés par le Christ lors du baptême, et nous sommes donc appelés à nous comporter comme des enfants de la lumière. Et se comporter comme des enfants de la lumière exige un changement radical de mentalité, une capacité de juger les hommes et les choses selon une nouvelle échelle de valeurs, qui vient de Dieu. Le sacrement du baptême, en effet, exige le choix ferme de vivre comme des enfants de la lumière et de marcher dans la lumière. Si je vous demandais maintenant : «Croyez-vous que Jésus est le Fils de Dieu? Croyez-vous qu’il peut changer votre cœur? Croyez-vous qu’il peut vous faire voir la réalité comme Lui la voit, non pas comme nous la voyons-nous? Croyez-vous qu’Il est la lumière, qu’il nous donne la vraie lumière?». Que répondriez-vous ? Que chacun réponde dans son cœur. Que signifie avoir la vraie lumière, marcher dans la lumière? Cela signifie d’abord abandonner les fausses lumières : la lumière faible et futile du préjugé contre les autres, parce que le préjugé déforme la réalité et nous charge d’aversion contre ceux que nous jugeons sans miséricorde et condamnons sans appel. Cela arrive tous les jours! Quand on médit sur les autres, on ne marche pas dans la lumière, on marche dans l’ombre. Une autre lumière fausse, parce que séduisante et ambiguë, est celle de l’intérêt personnel: si nous évaluons les hommes et les choses sur la base du critère de notre utilité, de notre plaisir, de notre prestige, nous ne cherchons pas la vérité dans les relations et dans les situations. Si nous prenons le chemin de la recherche de notre intérêt personnel, nous marchons dans l’ombre. Que la Sainte Vierge, qui la première a accueilli Jésus, lumière du monde, nous obtienne la grâce d’accueillir à nouveau en ce Carême la lumière de la foi, en redécouvrant le don inestimable du baptême, que nous avons tous reçu. Et que cette nouvelle illumination nous transforme dans nos attitudes et nos actes, pour être nous aussi, à partir de notre pauvreté, de nos insuffisances, porteurs d’un rayon de la lumière du Christ. Ang 26.03.17 *** 1ère lecture : 1 S 16, 1 ... 13 Le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : Jessé le fit donc venir : Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. *** Psaume 22 (23) Le Seigneur est mon berger : Il me mène vers les eaux tranquilles Si je traverse les ravins de la mort, Tu prépares la table pour moi Grâce et bonheur m’accompagnent *** 2ème lecture : Ep 5, 8-14 Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; Ce que ces gens-là font en cachette, Mais tout ce qui est démasqué C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, |
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Pour la méditation quotidienne :
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Dieu qui as réconcilié avec toi toute l’humanité en lui donnant ton propre Fils, augmente la foi du peuple chrétien, pour qu’il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent. Par le Christ notre Seigneur. |
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QUELQUES SAINTS |
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De J.B. Bossuet
Deuxième panégyrique de Saint Joseph |
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15 MARS A Paris, en 1660, sainte Louise de Marillac, épouse et mère de famille chrétienne qui décida de consacrer sa vie au soin des pauvres après son veuvage. Saint Vincent de Paul fut son guide spirituel et l'aida à fonder la Compagnie des Filles de la Charité, qui, selon la volonté de leurs fondateurs, n'auraient pas d'autre cloître que leurs salles d'hôpitaux.
13 MARS En Thébaïde, vers 412, sainte Euphrasie, vierge. Quand elle fut en âge de se prononcer sur son propre sort, elle choisit de vivre dans la communauté religieuse où sa mère l'avait placée en attendant de la marier. Elle mit son riche héritage à la disposition des pauvres.
12 MARS En 417, la mise au tombeau de saint Innocent 1er. Il étendit la sollicitude de l'Eglise romaine en Orient, en défendant saint Jean Chrysostome chassé du siège de Constantinople ; en Afrique, en soutenant saint Augustin contre l'hérésie donatiste ; et en Italie, en œuvrant contre l'invasion des Visigoths.
11 MARS Vers 640, saint Sophrone. Après avoir passé 20 ans sous la conduite de l'ermite Jean Moschus qui lui dédia son ouvrage "le pré spirituel", il fut placé à la tête de l'église de Jérusalem qu'il vit ravagée par les Sarrasins. Héritier ultime de la tradition monastique palestinienne, il opposa à l'hérésie mono-énergiste une doctrine orthodoxe puisée aux sources de la liturgie et de la contemplation.
9 MARS L'an du Seigneur 1440, la naissance au ciel de sainte Françoise Romaine, épouse et mère de famille chrétienne qui, veuve à 52 ans, anima une communauté d'oblates bénédictines, vouées aux oeuvres charitables. Sainte Françoise Romaine est la patronne de la Congrégation des Servantes des pauvres. L'an de grâce 1857, saint Dominique Savio, qui mourut à l'âge de 15 ans au collège fondé à Turin par saint Jean Bosco, après avoir donné l'exemple d'une vie de prière, et d'une charité fraternelle enjouée et austère à la fois.
8 MARS L'an de grâce 1550, la naissance au ciel de saint Jean de Dieu. Soudainement converti par saint Jean d'Avila qui prêchait à Grenade la folie de la miséricorde divine, ce portugais d'une quarantaine d'années fut jugé atteint de troubles mentaux et soumis aux mauvais traitements prévus à l'époque pour ce genre de malades. Il décida dès lors de se dévouer auprès de ses compagnons d'infortune en jetant les bases de l'Ordre de la Charité, dont les membres sont plus connus sous le nom de Frères hospitaliers de saint Jean de Dieu. Dans la vallée de la Corrèze, l'an du Seigneur 1159, saint Etienne, abbé d'Obazine. Prêtre, il embrassa la vie érémitique, mais il vit bientôt affluer des disciples. Leur proposant de vivre en commun l'idéal du désert, il les forma à une discipline très austère mais joyeuse. Sur le conseil du Prieur de la Chartreuse, il demanda son agrégation à Cîteaux qui, à la même époque, garantissait ce genre d'observance. Lors du Chapitre Général présidé par le Pape Eugène III, il fut présenté en ces termes par l'abbé de Cîteaux : "Voici un abbé frêle de corps, laid de visage; mais, sachez-le, tout en lui est animé par l'Esprit Saint et la vertu de foi".
7 MARS Mémoire des saintes Perpétue et Félicité, martyrisées dans l'amphithéâtre de Carthage le 7 mars 203. De conditions sociales différentes, ces deux jeunes mères de famille, encore catéchumènes, affrontèrent la mort avec plus de courage que les douleurs de l'enfantement, dans l'espérance que ce ne serait plus elles, mais le Christ qui souffrirait alors en elles et pour elles. Vers 340, saint Paul le Simple. Egyptien de naissance, il vécut dans le monde jusqu'au jour où, trompé par son épouse, il alla frapper à la porte du monastère de saint Antoine. Avant d'être admis, il fut soumis à telle épreuve que sa parfaite docilité lui fit donner le surnom de "simple".
6 MARS L'an de grâce 766, saint Chrodegang, évêque de Metz, qui fut l'un des premiers à adopter, puis à propager en Gaule la liturgie romaine et le chant grégorien, et à donner aux chanoines une règle de vie fraternelle. Il fut inhumé à l'abbaye de Gorze qu'il avait fondée. A Gand, en Flandre, vers 1447, sainte Colette, ou Nicole, vierge. Tertiaire franciscaine, elle mena d'abord une vie de recluse près de l'église de Corbie, sa ville natale, puis entreprit de ranimer l'amour et la pratique de la pauvreté évangélique dans l'Ordre des Clarisses, dont elle devint abbesse générale.
4 MARS En 1484, la naissance au ciel de saint Casimir, prince héritier et patron céleste de la Pologne et de la Lituanie. Au milieu du luxe de la cour, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté, et un profond attachement pour la chasteté, grâce à une vie de prière intense. En Asie Mineure, sous l'empereur Dioclétien, la passion de saint Adrien. Officier païen de l'armée impériale, il fut soudainement converti par la patience surhumaine dont faisaient preuve vingt-trois chrétiens et demanda que son nom soit ajouté à leur liste.
3 MARS En Palestine, l'an du Seigneur 262, la passion des saints Marin et Astère. D'après l'historien Eusèbe, Marin allait être promu au grade de centurion, quand il fut dénoncé comme chrétien par un rival. Contraint de choisir, Marin préféra la palme du martyre aux honneurs militaires. Le sénateur romain Astère, qui avait assisté au suplice, fut mis à mort à son tour pour avoir recueilli son corps. En 1260, à Cortone en Italie, la vénérable Véronique Laparelli, moniale cistercienne de la Sainte Trinité. Le Seigneur la prévint toute jeune de grâces de choix, puis la conduisit dans la solitude du cloître. Elle était si rayonnante qu'il suffisait de l'approcher pour retrouver la paix.
2 MARS L'an de grâce 1127, le bienheureux Charles-le-Bon, comte de Flandre. Sa charité et sa justice lui valurent la haine de quelques seigneurs qui le firent assassiner à Bruges. Cette mort d'un homme pénétré de l'amour de Dieu fut considérée comme un martyr par la dévotion populaire.
1er MARS Vers 550, saint Aubin. D'abord abbé de Nantilly, près de Saumur, il devint ensuite évêque de la ville d'Angers, dont il est devenu le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l'un des principaux promoteurs du troisième concile d'Orléans, qui réforma l'Eglise franque avec une grande fermeté.
29 FEVRIER L'an du Seigneur 1856, le bienheureux Auguste Chapdelaine, membre de la Société des Missions Etrangères de Paris, et ses compagnons, martyrisés après deux années d'activité missionnaire intense, dans une Chine qui n'avait pas vu de prêtres catholiques depuis plus d'un siècle et demi.
28 FEVRIER Au Vème siècle, saint Romain et saint Lupicin, abbés. Après un séjour dans un monastère lyonnais où il recueillit les traditions transmises par l'Orient à la Provence, Romain se fixa dans le Jura avec son frère Lupicin. Issue de ces deux fondateurs, rapporte leur biographe, la communauté de Condat se développa dans l'unité de la foi et de la charité, et comme une ruche, essaima sous le souffle de l'Esprit dans les régions voisines. Plusieurs localités ont gardé par la suite leur nom.
27 FEVRIER Au diocèse de Metz, vers 975, le bienheureux Jean de Vandières, abbé, principal animateur de tout un mouvement de réforme monastique, à Gorze d'abord, puis dans les pays lorrains et rhénans.
26 FEVRIER En Egypte, vers 326, saint Alexandre, évêque d'Alexandrie. Après avoir essayé vainement de ramener dans le chemin de la vérité Arius, prêtre de son clergé, il convoqua, en 320, un synode qui condamna l'hérésie, en définissant la consubstantialité du Verbe avec le Père. Secondé par son diacre, le futur saint Athanase, il fit triompher cette doctrine au premier concile oecuménique de Nicée en 325, qui promulgua le célèbre symbole de foi.
25 FEVRIER L'an de grâce 369, saint Césaire, frère de saint Grégoire de Nazianze. Médecin à la cour impériale sous Julien l'Apostat, il échappa à la mort lors d'un tremblement de terre ; il renonça alors à sa situation et voua sa vie au Christ. L'an du Seigneur 1116, le bienheureux Robert d'Arbrissel. Parcourant la Bretagne, le Maine et l'Anjou, ce prêtre cultivé et austère, entraîna à sa suite une foule de disciples qu'il groupa d'abord dans la forêt de Craon puis fixa à Fontevrault.
23 FEVRIER Mémoire de saint Polycarpe, évêque, martyrisé à Smyrne en Asie Mineure, vers 155. Au témoignage de saint Irénée, "il avait conversé avec Jean et d'autres qui avaient connu le Seigneur", et pouvait "parler de ce qu'il savait, par eux, de sa doctrine et de ses miracles". Lié au poteau du bûcher, "il rendit grâces au Père de communier au calice du Seigneur, pour ressusciter à la vie éternelle de l'âme et du corps, dans l'incorruptibilité de l'Esprit-Saint".
22 FEVRIER Fête de la Chaire de Saint Pierre, siège de l'Eglise apostolique qui préside à la charité et confirme dans la vérité, source et fondement de l'unité. A Hiéropolis en Phrygie, vers 163, le martyre du bienheureux Papias, évêque, qui reçut la doctrine du Christ de saint Polycarpe, lui-même disciple de saint Jean l'évangéliste. Bénéficiaire de cette tradition vivante, il composa un ouvrage sur les "Discours du Seigneur". A Cortone, en Italie, l'an du Seigneur 1297, sainte Marguerite, qui résolut de racheter par une pénitence publique les scandales qu'elle avait pu causer par sa jeunesse désordonnée. Admise dans le tiers-ordre franciscain, elle y vécut pendant vingt-trois ans, gratifiée par Dieu de nombreuses faveurs mystiques.
21 FEVRIER Mémoire de saint Pierre Damien. D'abord ermite à Font-Avellane, il composa la biographie de saint Romuald, fondateur des moines Camaldules, et chanta la mystère de la vie solitaire dans la communion de l'Eglise. Créé cardinal-évêque d'Ostie vingt ans plus tard, il seconda les efforts du Pape Grégloire VII en réagissant contre la décadence intellectuelle et morale du clergé. Il s'endormit dans le Seigneur en 1072. L'an du Seigneur 676, saint Gondelbert. Il quitta le siège épiscopal de Sens, au grand regret de ses fidèles, pour se retirer dans une solitude des Vosges où il fonda le monastère de Senones, rattaché, en 1618, à la Congrégation de Saint Vanne.
20 FEVRIER Au VIIIème siècle, saint Léon. Ce chrétien de Ravenne renonça à son riche héritage pour se mettre au service du Christ et de l'Eglise. Il parcourut successivement tous les degrés de la hiérarchie et fut élu évêque de Catane en Sicile. Avec le courage d'un lion dont il portait le nom, il libéra son Eglise de l'idolâtrie, succès qui le fit appeler à la cour de Byzance.
19 FEVRIER Vers 444, saint Quodvultdeus, évêque. Il gouvernait l'Eglise de Carthage quand sa ville épiscopale fut prise, en 430, par Genséric, roi des Vandales. Ce prince arien, n'ayant pu le faire apostasier, le fit embarquer avec son clergé sur des bateaux endommagés dans le dessein de les noyer ; mais ils purent aborder près de Naples où on les reçut avec honneur et où ils moururent exilés en confesseurs de la foi. En France, en 1841, au diocèse de saint Dié, la fondation de Notre Dame de Saint Joseph d'Ubexy, par des moniales de Sainte Catherine de Laval. Le monastère fut érigé en prieuré en 1847 et en abbaye le 16 mars 1875. La communauté d'Ubexy a rejoint les soeurs du Val d'Igny le 11 août 2012.
18 FEVRIER Sainte Bernadette Soubirous, vierge, qui fut favorisée à Lourdes, à l'âge de 14 ans, de dix-huit apparitions de la Vierge Marie. Après ces événements, elle entra dans la Congrégation des Soeurs de la Charité et de l'Instruction chrétienne de Nevers, où elle n'aspirait qu'à demeurer cachée, en vivant intégralement selon le message qu'elle avait reçu à Lourdes. Après de grandes souffrances, elle obtint, en 1879, le bonheur que lui avait promis Notre Dame. Le même jour, le martyre de saint Siméon. "Frère du Seigneur" au même titre que saint Jacques auquel il succéda à la tête de la communauté chrétienne de Jérusalem, Siméon organisa l'évacuation des chrétiens lors du siège de la ville en l'an 70. Il fut crucifié par les Romains qui redoutaient une recrudescence du nationalisme juif.
17 FEVRIER Au XIIIème siècle, les sept fondateurs de l'Ordre des Servites de Marie, marchands florentins qui se libérèrent des servitudes de leur négoce pour vivre au service de la Mère du Christ, dans la prière et l'apostolat. L'an du Seigneur 603, saint Fintan, abbé de Clonegah. Aux disciples qui vinrent se ranger sous sa conduite, il traça une règle du plus sévère ascétisme, tempérée par sa sincère humilité et sa grande douceur à l'égard de tous. On le considère comme l'un des pères de l'Irlande monastique.
16 FEVRIER A Nicomédie, vers 305, sainte Julienne, vierge et martyre. A son fiancé qui présidait au tribunal au nom et sous la pression de l'autorité impériale, elle répondit : "Si tu crains un empereur mortel, combien davantage je dois craindre mon empereur à moi, qui est immortel".
14 FEVRIER Mémoire des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque. Grecs d'origine, ces deux frères furent envoyés de Constantinople pour évangéliser les Slaves et furent confirmés par l'Eglise romaine dans leurs moyens d'apostolat consistant à traduire la Bible et à célébrer la liturgie en slavon, langue fixée à l'aide d'un nouvel alphabet, appelé "cyrillique". Saint Cyrille mourut à Rome en 869, mais son corps fut rapatrié à Salonique, sa ville natale, en 1976, en signe de la volonté de communion entre l'Eglise latine et les Eglises grecques et slaves. A Rome, au IIIème siècle, saint Valentin, prêtre, martyrisé pour avoir mis ses pouvoirs de prêtre et ses talents de médecin au service des chrétiens prisonniers pour leur foi.
13 FEVRIER L'an de grâce 1237, le bienheureux Jourdain de Saxe. A la mort de saint Dominique, il fut élu Maître Général de son Ordre, qu'il gouverna pendant quinze ans avec sagesse et prudence. Il prêchait ordinairement les Carêmes dans les Universités de Paris et de Bologne, où il recruta un très grand nombre de disciples. Sa correspondance avec la bienheureuse Diane d'Andalo est exceptionnelle, en tant qu'elle "permet de suivre Jourdain dans ses nombreux voyages et d'assister à la rapide expansion que connut l'Ordre en ce début du XIIIème siècle", mais surtout du fait qu'elle témoigne d'une "amitié spirituelle forte entre un homme et une femme animés par le désir de se soutenir mutuellement dans la recherche de Dieu et l'accomplissement de leur vocation".
12 FEVRIER Mémoire de saint Benoît d'Aniane, abbé, mort en 821 à Inden, aujourd'hui Kornélimünster près d'Aix-la-Chapelle. Elevé à la cour de Pépin-le-Bref, il prit l'habit monastique à Saint-Seine, aux environs de Langres, puis retourna en Aquitaine où il donna une vive impulsion au monachisme. Avec l'appui de Louis-le-Débonnaire, il propagea alors, dans tout l'Occident, la Règle bénédictine. L'an de grâce 1141, la bienheureuse Humbeline, soeur de saint Bernard. Convertie lors d'une visite à Clairvaux, elle entra deux ans plus tard, avec le consentement de son mari, chez les bénédictines de Juilly dont elle devint prieure.
11 FEVRIER Commémoration de Notre-Dame de Lourdes. En 1858, quatre années à peine après la proclamation solennelle du dogme de l'Immaculée Conception, la Vierge Marie se présentait sous ce vocable à Bernadette Soubirous, et rappelait au monde le message évangélique de la conversion et de la prière.
10 FEVRIER Fête de sainte Scholastique. Consacrée à Dieu depuis son enfance, elle rencontrait une fois l'an son frère saint Benoît, près de son monastère du Mont-Cassin. L'épisode survenu lors de leur dernier entretien atteste la faveur dont elle jouissait auprès de Dieu, à cause de son plus grand amour. Ses reliques sont réparties entre la ville du Mans, dont sainte Scholastique est la patronne, et Juvigny-les-Dames, aujourd'hui dans le diocèse de Verdun.
8 FEVRIER Près de Milan, en 1537, saint Jérôme Emilien. Particulièrement ému par la misère des orphelins, des filles perdues et des enfants abandonnés, il fonda, pour leur venir en aide, la Congrégation des Somasques, du nom de la petite ville où elle naquit. Saint Jérôme Emilien mourut de la peste, qu'il contracta en se dévouant auprès des malheureux atteints de ce mal. Au VIIème siècle, saint Paul, évêque. Après avoir exercé divers emplois civils à la cour de Clovis II, et mené quelques temps la vie monastique, il fut appelé au service de l'Eglise de Verdun, se souciant d'assurer une vie décente à son clergé démuni et de faire observer le dimanche par ses fidèles.
7 FEVRIER En Phrygie, vers 305, saint Adauque, martyr. Issu d'une illustre famille d'Italie, il fut élevé par les empereurs aux plus hautes dignités, mais n'hésita pas à s'opposer à eux dans le domaine de la foi. Vers 1150, le bienheureux Nivard, le plus jeune des frères de saint Bernard. "A vous le ciel, à moi la terre, le partage n'est pas égal", aurait-il répondu à Guy, son aîné, qui partant pour Cîteaux lui montrait le château familial. Dès que l'âge le lui permit, il rejoignit ses frères. Profès de Cîteaux, il fut envoyé à Clairvaux et prit part à diverses fondations.
6 FEVRIER Mémoire de saint Paul Miki et de ses vingt-cinq compagnons religieux ou laïcs, crucifiés à Nagasaky en 1597, une quarantaine d'années après la mission de saint François Xavier. Tout en pardonnant à ses bourreaux et en priant pour le Japon, Paul proclama du haut de sa croix que "la seule voie du salut était celle des chrétiens". Au désert de Gaza, en Palestine, au VIème siècle, les saints Barsanuphe et Jean, anachorètes, qui ont laissé un grand nombre de billets de direction spirituelle. Après eux, saint Dorothée apparait aussi, par ses "Oeuvres mystiques", comme l'un des docteurs du monachisme. Son disciple, saint Dosithée, fut remarquable par sa docilité dans le service de l'infirmerie du monastère et par sa patience dans la maladie qui devait l'emporter.
5 FEVRIER Mémoire de sainte Agathe, vierge, martyrisée à Catane, au IIIème siècle. Par la puissance du Saint Esprit, elle triompha d'une persécution qui, autour d'elle, avait provoqué de nombreuses apostasies. Plusieurs prodiges la rendirent très célèbre en Sicile et à Rome.
4 FEVRIER En 888, saint Rembert, disciple et successeur de saint Anschaire sur le siège épiscopal de Brême. Lors des invasions normandes, il n'hésita pas à vendre les vases sacrés de son église pour racheter certains de ses fidèles capturés.
3 FEVRIER L'an de grâce 865, saint Anschaire, évêque de Brême-Hambourg. D'abord moine bénédictin à Corbie en Picardie, puis à Corwey en Saxe, il fut appelé à fonder l'Eglise du Christ chez les Danois et les Suédois, méritant ainsi le titre d'Apôtre des Scandinaves. Vers 1230, le bienheureux Hélinand, moine cistercien de Froidmont en Ile-de-France. Trouvère fameux, âgé de trente-cinq ans, il se sentit poursuivi par le Christ et entra au monastère dont il devint Prieur. Ses écrits font de lui un témoin de l'interprétation spirituelle de la Règle et des observances ; ils manifestent également sa grande piété envers la Vierge Marie, "avocate de l'Ordre".
2 FEVRIER Au quarantième jour après Noël, présentation du Seigneur au Temple de Jérusalem, où la Mère de Dieu vint avec son enfant, lumière du monde, à la rencontre de l'espérance séculaire d'Israël. L'an de grâce 1861, le bienheureux Théophane Vénard, prêtre de la Société des Missions Etrangères, originaire du diocèse de Poitiers. Arrêté après huit années d'apostolat clandestin au Tonkin, il subit une dure détention de plusieurs mois et, finalement, fut décapité pour la foi, à l'âge de trente-et-un an.
1er FEVRIER L'an du Seigneur 523, sainte Brigitte de Kildare. Femme d'une générosité et d'une énergie constante, elle forma, avec plusieurs compagnes, l'une de ces premières communautés religieuses d'Irlande qui connut un rayonnement remarquable. Au VIIème siècle, saint Sigebert, roi d'Austrasie, qui gouverna avec sagesse ses Etats et les dota de nombreux monastères. Il fut inhumé dans l'église de l'abbaye Saint-Martin de Metz qu'il avait fondée.
31 JANVIER Mémoire de saint Jean Bosco, prêtre, mort à Turin en 1888. Il fut, par excellence, l'apôtre de la jeunesse ouvrière, en faveur de laquelle il exerça ses charismes de thaumaturge et fonda la Société des Salésiens et la Congrégation des Filles de Marie Auxiliatrice. L'an du Seigneur 410, sainte Marcelle, veuve. Membre d'une illustre famille romaine, elle voua sa vie à la prière et consacra sa fortune au secours des pauvres. A Barcelone, en Espagne, en 1256, saint Pierre Nolasque, prêtre. Originaire du diocèse de Carcassonne, il fonda avec saint Raymond de Penyafort, l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, pour le rachat des captifs chrétiens, ses religieux se constituant eux-mêmes prisonniers à la place de leurs frères.
30 JANVIER En 680, la naissance au ciel de sainte Bathilde. Achetée comme esclave et devenue épouse de Clovis II, roi des Francs, elle présida de façon décisive à l'admirable éclosion du monachisme dans son royaume, au VIIème siècle. Elle-même vint finalement partager la vie des moniales de Chelles, près de Paris.
29 JANVIER A Pérouse, vers 180, saint Constance, évêque. Emprisonné pour sa foi, il convertit ses gardiens qui lui rendirent sa liberté pour qu'il pût compléter leur instruction chrétienne. En Roussillon, au Vème siècle, saint Sulpice Sévère. Originaire d'Aquitaine, il exerça d'abord la profession d'avocat. A la mort de sa jeune épouse, il prit l'habit monastique sur le conseil de saint Martin de Tours, dont, plus tard, il écrivit la vie.
28 JANVIER Mémoire de saint Thomas d'Aquin, prêtre de l'Ordre des Prêcheurs. D'abord disciple de saint Albert le Grand, puis lecteur à la Sorbonne, saint Thomas a élaboré, à partir de la Sainte Ecriture et des Pères de l'Eglise, en utilisant le système philosophique aristotélicien, une synthèse théologique magistrale qui l'a fait proclamer Docteur de l'Eglise et patron de l'Université Catholique. Alors qu'il se rendait sur l'ordre du pape au concile de Lyon, il mourut à l'abbaye cistercienne de Fossa Nova le 7 mars 1274, mais son corps fut transféré à Toulouse le 28 janvier 1369. En Palestine, au VIème siècle, saint Jacques, ermite. Il avait succombé à une grave tentation, quand un vieil anachorète, placé sur son chemin, l'invita à ne jamais désespérer de la miséricorde divine. L'an de grâce 1159, saint Amédée. Formé à Clairvaux sous la direction personnelle de saint Bernard, il fut appelé à diriger les moines de Hautecombe. Elu évêque de Lausanne cinq ans plus tard, il regarda comme deux oeuvres capitales de son ministère l'éducation de la jeunesse et la formation d'un clergé pieux et éclairé.
27 JANVIER Commémoration des saints Timothée et Tite, disciples de saint Paul. Timothée, après avoir été baptisé par l'Apôtre et avoir reçu de lui l'imposition des mains, collabora avec lui à l'évangélisation de l'Asie Mineure et se vit confier l'Eglise d'Ephèse. L'Apôtre lui adressa deux lettres dont la seconde constitue comme son testament spirituel avant le martyre. Tite, originaire d'Antioche, fut désigné par saint Paul pour aller rappeler aux Corinthiens la doctrine de la liberté chrétienne à l'égard des pratiques de la loi mosaïque. Il organisa et gouverna ensuite l'Eglise de Crète. A Brescia, en Lombardie, l'an du Seigneur 1540, sainte Angèle Mèrici, vierge. Vivant en plein paganisme de la Renaissance, elle avait remarqué que le désordre dans la société provenait du désordre dans la famille. Elle fonda, dans le but d'y remédier, la Congrégation des Ursulines qui se firent éducatrices des futures mères de famille. L'an de grâce 672, la mise au tombeau de saint Vitalien, pape, qui vit son nom inséré dans les dyptiques de la liturgie byzantine pour avoir travaillé à rétablir les relations entre Rome et Constantinople.
26 JANVIER La fête de nos saints Pères Robert, Albéric et Etienne, fondateurs et successivement abbés de Cîteaux. A saint Robert de Molesme revient cette orientation plus dépouillée du monachisme bénédictin et l'établissement du "Nouveau Monastère" ; à saint Albéric ou Aubry, "qui aimait le lieu et ses frères", la persévérance et l'élaboration des premières institutions. Saint Etienne Harding, après les douze premières fondations, assura l'essor définitif de l'Ordre cistercien en lui donnant la "Charte de Charité".
25 JANVIER Fête de la conversion de Saint Paul, évènement qui survint six ans environ après l'Ascension du Seigneur. Peu après avoir approuvé le martyre d'Etienne qui mourut en priant pour ses bourreaux, Saul de Tarse, pharisien, ne respirait toujours que menaces contre les adeptes de la Voie du Christ, quand il fut appelé sur le chemin de Damas, par la grâce même de Jésus qu'il persécutait, à ne plus se glorifier que dans la Croix et à devenir un instrument de choix pour l'évangélisation du monde.
24 JANVIER Mémoire de saint François de Sales, évêque de Genève et docteur de l'Eglise. Savoyard de haute naissance, il ramena son pays calviniste dans l'unité catholique par sa prédication et ses publications. Il s'appliqua en outre à introduire les laïcs à la vie spirituelle et fonda avec sainte Jeanne de Chantal l'Ordre de la Visitation. Il mourut à Lyon le 28 décembre 1622, mais son corps fut transféré à Annecy le 24 janvier suivant. Saint François de Sales est le patron des publicistes chrétiens.
23 JANVIER En Egypte, vers 290, saint Asclas, martyr. Sommé d'adorer les idoles pour obéir aux édits impériaux, il déclara qu'il redoutait les jugements de Dieu plus que toutes les menaces des hommes.
22 JANVIER A Bethsaleën, aujour'hui en Irak, saint Anastase, moine, martyrisé au VIIème siècle. Ses reliques furent ramenées à Rome par une communauté persane fuyant la persécution. Guillaume Joseph Chaminade (1761-1850). Né à Périgueux, il est ordonné prêtre en 1785. Au temps de la révolution, il refuse de prêter serment à la constitution civile et fuit en Espagne. De retour en France, il fonde, en 1801, une congrégation pour des laïcs désireux d'approfondir leur foi ; en 1816, l'Institut des soeurs marianistes ; en 1817, la société de Marie qui regroupe des religieux aux méthodes pédagogiques innovantes. Jean-Paul II l'a proclamé bienheureux en l'an 2000.
21 JANVIER Mémoire de sainte Agnès, jeune martyre romaine d'une douzaine d'années, qui, selon saint Ambroise, rendit un double témoignage au Christ par sa chasteté et par sa foi, à la fin du IIIème siècle. A Laval, le bienheureux Jean-Baptiste du Cormier et ses compagnons, dont quatorze prêtres et plusieurs religieuses, martyrisés pendant la révolution française pour leur fidélité à l'Eglise romaine et à leurs engagements sacrés.
20 JANVIER Sur la voie Appienne, au cimetière "ad Catacumbas", vers 303, saint Sébastien. Capitaine de la garde prétorienne en garnison à Milan, il fut condamné à être transpercé de flèches sur le Champ-de-Mars à Rome par ordre de Dioclétien qui commençait à exclure les chrétiens de son armée. Son culte connaît une grande popularité depuis le VIème siècle. Mémoire du Père Cyprien Michaël Tansi. Né au Nigéria de parents païens, il est baptisé à l'âge de 9 ans et ordonné prêtre en 1937. Après plusieurs années de ministère sacerdotal exemplaire, il est envoyé par son évêque à l'abbaye de Mont St Bernard en Angleterre en 1950 pour y être formé comme moine cistercien en vue d'une fondation. En 1963, la communauté de Mont St Bernard essaime à Bamenda au Cameroun. Désigné comme maître des novices, le Père Cyprien, déjà fort malade, ne peut partir. Il meurt en janvier 1964. La réputation de sainteté qu'il a laissée au Nigéria avant de partir pour l'Angleterre n'a cessé de croître. En octobre 1986, sa dépouille est ramenée à Onitsha. C'est là que Jean-Paul II a procédé à la béatification du Père Tansi le 22 mars 1998.
19 JANVIER En 413, saint Bassien. Fils du gouverneur païen de Syracuse, il s'enfuit de la maison paternelle pour embrasser la religion chrétienne dont il devint un ardent défenseur. Il mourut évêque de Lodi, dans le Milanais.
17 JANVIER Mémoire de saint Antoine le Grand. Conformément au conseil de l'Evangile, il distribua aux pauvres tout ce qu'il possédait pour suivre le Christ au désert d'Egypte où les tentations du démon ne lui furent pas épargnées. Par son rayonnement exemplaire et la diffusion de sa "Vie" rédigée par saint Athanase, il suscita une foule de disciples et mérita de devenir le "Père des moines chrétiens". Il mourut en 356, sur la montagne au pied de laquelle s'élève le monastère qui porte son nom. Il est également fêté en ce jour par les Orientaux Coptes, Syriens et Byzantins.
16 JANVIER A Rome, sur la voie Salaria, l'an de grâce 309, la mise au tombeau de saint Marcel, pape, qui se consacra à la réorganisation de son Eglise ravagée par la persécution de Dioclétien. Certaines mesures de pardon prises à l'égard des apostats lui valurent l'animosité de quelques chrétiens qui le dénoncèrent à l'empereur et le firent condamner à servir comme esclave dans sa propre église transformée en écurie publique.
15 JANVIER Mémoire des saints Maur et Placide. Saint Grégoire rapporte comment Placide fut un jour sauvé de la noyade grâce à l'obéissance empressée de Maur et aux mérites de leur abbé Benoît. L'an du Seigneur 390, saint Macaire l'Egyptien, fondateur et premier Père du désert de Scété. Sa grande expérience spirituelle lui avait appris que la meilleure façon de prier consistait à étendre les mains et à invoquer le nom du Seigneur, et que l'humilité, la seule vertu que le diable ne puisse singer, donnait de grands pouvoirs à l'homme. Un monastère, formé autour de la dernière cellule de ce moine ivre de Dieu perpétue encore aujourd'hui sa mémoire. De même à Scété, sept ans plus tard, saint Isidore, anachorète qui prenait volontiers en charge les frères négligents ou coléreux et les sauvait par sa longanimité.
14 JANVIER Vers l'an 533 de notre ère, la naissance au ciel de saint Remi, évêque de Reims, à qui revient la gloire d'avoir baptisé Clovis et introduit, de ce fait, le peuple franc dans l'Eglise. C'est avec le saint chrême contenu dans la sainte ampoule utilisée à cette occasion, qu'ont été sacrés la plupart des rois de France.
13 JANVIER Mémoire de saint Hilaire, évêque de Poitiers et docteur de l'Eglise, qui, par ses écrits doctrinaux et son autorité pastorale, sauva la Gaule de l'hérésie arienne condamnée au concile de Nicée. Pour ce motif, il dut subir quatre longues années d'exil en Orient où il composa son célèbre traité sur la Trinité. En accueillant saint Martin, il favorisa l'instauration du monachisme en Gaule. Il s'endormit dans le Seigneur en 368 et son corps fut inhumé à Poitiers dans l'église qui porte encore son nom. L'an de grâce 927, le bienheureux Bernon, abbé de Baume en Jura, qui fonda sur les terres de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, l'abbaye de Cluny. Dans la charte rédigée à cette occasion, il fut stipulé que "les moines du futur monastère, placé sous la Règle de Saint Benoît, chercheraient à jamais les merveilles d'un entretien avec le ciel".
12 JANVIER En 1167, saint Aelred. A vingt-quatre ans, cet anglais élevé à la Cour d'Ecosse entra au monastère cistercien de Rielvaux. Premier abbé de la fondation de Revesby, il fut rappelé à Rielvaux où durant près de vint ans la charité fut la caractéristique de son abbatiat ; il écrivit même un traité "de l'amitié spirituelle", et les souffrances aigües de ses dernières années ne l'empêchèrent jamais de recevoir amicalement ses frères. Docteur de la vie monastique, il était considéré par ses contemporains comme "presque l'égal de saint Bernard".
11 JANVIER En Thébaïde, vers 330, saint Palamon, ermite, qui initia saint Pacôme à la vie monastique et lui en donna les principes fondamentaux : veiller et prier dans le jeûne et la solitude.
10 JANVIER L'an du Seigneur 400, la naissance au ciel de saint Grégoire, évêque de Nysse en Cappadoce, frère cadet de saint Basile le Grand. Il joua un rôle prépondérant dans l'élaboration de la doctrine ascétique et mystique de l'Orient, en en explicitant les bases bibliques et philosophiques, dans ses célèbres ouvrages de la "Vie de Moïse" et du "Traité de la virginité". A Constantinople, vers 470, saint Marcien, prêtre. Il fit de l'instruction des indigents son emploi de prédilection et usa de la grande fortune de sa famille pour nourrir les pauvres de Jésus-Christ, et bâtir églises et hôpitaux.
9 JANVIER La bienheureuse Alix Le Clerc, vierge. Née à Remiremont le 2 février 1576 dans une famille aisée qui s'établit ensuite à Hymont, Alix Le Clerc devient religieuse à 21 ans. Avec saint Pierre Fourier, elle fonde les chanoinesses régulières de saint Augustin de la Congrégation de Notre Dame, vouées à l'éducation des jeunes filles. Poussay, Mattaincourt, Epinal jalonnent la route des fondations en terre lorraine et française. Elle meurt le 9 janvier 1622 au monastère de Nancy, récemment fondé. Pie XII la béatifie le 4 mai 1947. Aujourd'hui encore, ses filles rayonnent son idéal dans le monde.
7 JANVIER La naissance au ciel de saint Raymond, Maître Général de l'Ordre dominicain. Originaire de Penyafort en Espagne, il mourut centenaire le 6 janvier 1275, au couvent de Barcelone. Erudit célèbre par sa science du droit canonique, ministre insigne du sacrement de la pénitence et co-fondateur avec saint Pierre Nolasque de l'Ordre de la Merci, il est honoré par l'Eglise pour son immense amour des pécheurs et des prisonniers.
5 JANVIER A Londres, l'an de grâce 1066, saint Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l'ami des petites gens et fut vite l'objet d'un culte populaire. Il fut inhumé à l'Abbaye de Westminster qu'il avait restaurée.
4 JANVIER L'an du Seigneur 1309, la bienheureuse Angèle de Foligno. Après s'être convertie d'une vie frivole, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fut l'objet de grâces mystiques. Au diocèse de Baltimore aux Etats-Unis, en 1821, sainte Elisabeth Seton. Née à New-York, l'année même où éclatait la guerre d'indépendance, puis mariée à dix-neuf ans, elle fut mère d'une famille de cinq enfants. Convertie au catholicisme après son veuvage, elle se voua alors au service de la société et de l'Eglise en fondant un Institut religieux qui donna naissance au réseau scolaire et hospitalier américain.
3 JANVIER Vers l'an 500, la naissance au ciel de sainte Geneviève, patronne de Paris. Née à Nanterre et consacrée au Christ dès son enfance par saint Germain d'Auxerre, elle obtint, par sa prière, la délivrance de l'île de la Cité assiégée par Attila. Vers 305, saint Gordius, centurion martyrisé à Césarée de Cappadoce. Selon saint Basile, il mourut en "se souvenant du premier centurion qui assista, sur le Calvaire, à la mort du Sauveur et qui proclama sa divinité".
2 JANVIER Mémoire des saints Basile le Grand et Grégoire de Nazianze. La profonde amitié qui naquit entre eux au cours de leurs études à Athènes, les réunit dans une même retraite monastique. Devenus évêques : Basile à Césarée de Cappadoce, sa ville natale, Grégoire à Sasimes puis à Constantinople, ils contribuèrent de façon décisive, surtout par leurs écrits, à faire triompher la doctrine trinitaire orthodoxe au Concile oecuménique de Constantinople de 381. Saint Benoît recommande "la Règle de notre Père saint Basile" comme l'un des meilleurs guides de vie monastique. Vers 408, saint Macaire d'Alexandrie, marchand de fruits qui, à l'âge de quarante ans, se retira au désert des Cellules, en Basse-Egypte. Ordonné prêtre, il exerça un grand rayonnement sur les anachorètes qui se réunissaient chaque dimanche pour la liturgie.
1er JANVIER En l'octave de Noël, solennité de la bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu, proclamée Theotokos au Concile d'Ephèse, pour avoir conçu et enfanté, selon la chair, la personne même du Verbe divin, venu apporter la paix aux hommes de bonne volonté. A Rome, l'an du Seigneur 391, saint Almachius, martyrisé dans l'arène où il avait tenté d'empêcher des jeux païens meurtriers, célébrés le premier jour de l'an. Au VIème siècle, saint Fulgence. A la lecture des oeuvres de saint Augustin, il renonça à une brillante carrière pour embrasser la vie monastique. Devenu plus tard évêque de Ruspe, aujourd'hui Alfaque sur la côte tunisienne, il fut, pour sa foi en la divinité du Christ, exilé en Sardaigne où il fonda le monastère de Cagliari. |
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Le Seigneur s'est cherché un homme selon son coeur (1 S 13, 14)
Cet homme selon le coeur de Dieu ne se montre pas dehors, et Dieu ne le choisit pas sur les apparences, ni sur le témoignage de la voix publique.
Lorsqu'il envoya Samuel dans la maison de Jessé pour y trouver David, le premier de tous qui a mérité cet éloge, ce grand homme, que Dieu destinait à la plus auguste couronne du monde, n'était pas connu dans sa famille. On présente sans songer à lui tous ses aînés au prophète ; mais Dieu, qui ne juge pas à la manière des hommes, l'avertissait en secret de ne regarder pas à leur riche taille, ni à leur contenance hardie : si bien que rejetant ceux que l'on produisait dans le monde, il fit approcher celui que l'on envoyait paître les troupeaux ; et versant sur sa tête l'onction royale, il laissa ses parents étonnés d'avoir si peu jusqu'alors connu ce fils, que Dieu choisissait avec un avantage si extraordinaire.
Une semblable conduite de la Providence me fait appliquer aujourd'hui à Joseph, le fils de David, ce qui a été dit de David lui-même.
Le temps était arrivé que Dieu cherchât un homme selon son coeur, pour déposer en ses mains ce qu'il avait de plus cher ; je veux dire la personne de son Fils unique, l'intégrité de sa sainte Mère, le salut du genre humain, le secret le plus sacré de son conseil, le trésor du ciel et de la terre.
Il laisse Jérusalem et les autres villes renommées ; il s'arrête sur Nazareth ; et dans cette bourgade inconnue il va choisir encore un homme inconnu, un pauvre artisan, Joseph en un mot, pour lui confier un emploi dont les anges du premier ordre se seraient sentis honorés, afin que nous entendions que l'homme selon le coeur de Dieu doit être lui-même cherché dans le coeur, et que ce sont les vertus cachées qui le rendent dignes de cette louange.
C'est un vice ordinaire aux hommes, de se donner entièrement au dehors et de négliger le dedans, de travailler à la montre et à l'apparence et de mépriser l'effectif et le solide, de songer souvent quels ils paraissent et de ne penser point quels ils doivent être.
C'est pourquoi les vertus qui sont estimées, ce sont celles qui se mêlent d'affaires et qui entrent dans le commerce des hommes : au contraire les vertus cachées et intérieures, où le public n'a point de part, où tout se passe entre Dieu et l'homme, non seulement ne sont pas suivies, mais ne sont pas même entendues. Et toutefois c'est dans ce secret que consiste tout le mystère de la vertu véritable.
En vain pensez-vous former un bon magistrat, si vous ne faites auparavant un homme de bien : en vain vous considérez quelle place vous pourrez remplir dans la société civile, si vous ne méditez auparavant quel homme vous êtes en particulier. Si la société civile élève un édifice, l'architecte fait tailler premièrement une pierre, et puis on la pose dans le bâtiment. Il faut composer un homme en lui-même, avant que de méditer quel rang on lui donnera parmi les autres et si l'on ne travaille sur ce fonds, toutes les autres vertus, si éclatantes qu'elles puissent être, ne seront que des vertus de parade et appliquées par le dehors, qui n'auront point de corps ni de vérité.
Elles pourront nous acquérir de l'estime et rendre nos moeurs agréables, enfin elles pourront nous former au gré et selon le coeur des hommes ; mais il n'y a que les vertus particulières qui aient ce droit admirable de nous composer au gré et selon le coeur de Dieu.
Ce sont ces vertus particulières, c'est cet homme de bien, cet homme au gré de Dieu et selon son coeur, que je veux vous montrer aujourd'hui en la personne du juste Joseph.
Je veux faire tout ce qui éclate pour faire l'éloge d'un saint dont la principale grandeur est d'avoir été à Dieu sans éclat. Les vertus mêmes dont je parlerai ne sont ni de la société ni du commerce ; tout est renfermé dans le secret de sa conscience.
La simplicité, le détachement, l'amour de la vie cachée sont donc les trois vertus du juste Joseph, que j'ai dessein de vous proposer.
Vous me paraissez étonnés de voir l'éloge d'un si grand saint dont la vocation est si haute, réduit à trois vertus si communes ; mais sachez qu'en ces trois vertus consiste le caractère de cet homme de bien dont nous parlons ; et il m'est aisé de vous faire voir que c'est aussi en ces trois vertus que consiste le caractère du juste Joseph.
Car cet homme de bien que nous considérons, pour être selon le coeur de Dieu, il faut premièrement qu'il le cherche ; en second lieu, qu'il le trouve ; en troisième lieu, qu'il en jouisse.
Quiconque cherche Dieu, qu'il cherche en simplicité celui qui ne peut souffrir les voies détournées. Quiconque veut trouver Dieu, qu'il se détache de toutes choses pour trouver celui qui veut être lui seul tout notre bien. Quiconque veut jouir de Dieu, qu'il se cache et qu'il se retire pour jouir en repos, dans la solitude, de celui qui ne se communique point parmi le trouble et l'agitation du monde.
C'est ce qu'a fait notre patriarche. Joseph, homme simple, a cherché Dieu ; Joseph, homme détaché, a trouvé Dieu ; Joseph, homme retiré, a joui de Dieu.
Le chemin de la vertu n'est pas de ces grandes routes dans lesquelles on peut s'étendre avec liberté : au contraire nous apprenons par les saintes Lettres que ce n'est qu'un petit sentier et une voie étroite et serrée, et tout ensemble extrêmement droite.
Par où nous devons apprendre qu'il faut y marcher en simplicité et dans une grande droiture. Si peu non seulement que l'on se détourne, mais même que l'on chancelle dans cette voie, on tombe dans les écueils dont elle est environnée de part et d'autre. C'est pourquoi le Saint Esprit voyant ce péril, nous avertit si souvent de marcher dans la voie qu'il nous a marquée, sans jamais nous détourner à droite ou à gauche ; nous enseignant par cette parole que pour tenir cette voie, il faut dresser tellement son intention, qu'on ne lui permette jamais de se relâcher ni de faire le moindre pas de côté ou d'autre.
C'est ce qui s'appelle dans les Ecritures avoir le coeur droit avec Dieu, et marcher en simplicité devant sa face. C'est le seul moyen de le chercher et la voie unique pour aller à lui, parce que, comme dit le Sage, "Dieu conduit le juste par les voies droites". Car il veut qu'on le cherche avec grande ardeur, et ainsi que l'on prenne les voies les plus courtes, qui sont toujours les plus droites : si bien qu'il ne croit pas qu'on le cherche, lorsqu'on ne marche pas droitement à lui.
C'est pourquoi il ne veut point ceux qui s'arrêtent, il ne veut point ceux qui se détournent, il ne veut point ceux qui se partagent. Quiconque prétend partager son coeur entre la terre et le ciel ne donne rien au ciel, et tout à la terre, parce que la terre retient ce qu'il lui engage, et que le ciel n'accepte pas ce qu'il lui offre.
"Nul ne peut servir deux maîtres". Dieu ne peut souffrir cette intention louche, si je puis parler de la sorte, qui regarde de deux côtés en un même temps. Les regards ainsi partagés rendent l'abord d'un homme choquant et difforme ; et l'âme se défigure elle-même, quand elle tourne en deux endroits ses intentions. "Il faut, dit le Fils de Dieu, que votre oeil soit simple", c'est-à-dire que votre regard soit unique ; et pour parler encore en termes plus clairs, que l'intention pure et dégagée s'appliquant tout entière à la même fin, le coeur prenne sincèrement et de bonne foi les sentiments que Dieu veut.
Mais ce que j'en ai dit en général se connaîtra mieux dans l'exemple.
Dieu a ordonné au juste Joseph de recevoir la divine vierge comme son épouse fidèle pendant qu'elle devient mère sans qu'il y ait part, de regarder comme son fils propre un enfant qui ne le touche que parce qu'il est dans sa maison, de révérer comme son Dieu celui auquel il est obligé de servir de protecteur et de gardien. Dans ces trois choses où il faut prendre des sentiments délicats et que la nature ne peut pas donner, il n'y a qu'une extrême simplicité qui puisse rendre le coeur docile et traitable.
Dieu, qui a établi son Evangile sur des contrées mystérieuses, ne se donne qu'à ceux qui se contentent de lui et se détachent des autres biens. Il faut qu'Abraham quitte sa maison et tous les attachements de la terre avant que Dieu lui dise : Je suis ton Dieu. Il faut abandonner tout ce qui se voit pour mériter ce qui ne se voit pas, et nul ne peut posséder ce grand tout, s'il n'est au monde comme n'ayant rien.
Si jamais il y eut un homme à qui Dieu se soit donné de bon coeur, c'est sans doute le juste Joseph, qui le tient dans sa maison et entre ses mains, et à qui il est présent à toutes les heures beaucoup plus dans le coeur que devant les yeux. Voilà un homme qui a trouvé Dieu d'une façon bien particulière : aussi s'est-il rendu digne d'un si grand trésor par un détachement sans réserve, puisqu'il est détaché des passions, détaché de son intérêt et de son propre repos.
Mystère admirable : Joseph a dans sa maison de quoi attirer les yeux de toute la terre, et le monde ne le connaît pas : il possède un Dieu-Homme, et il n'en dit mot : il est témoin d'un si grand mystère, et il le goûte en secret sans le divulguer.
Les mages et les pasteurs viennent adorer Jésus Christ, Siméon et Anne publient ses grandeurs : nul autre ne pouvait rendre meilleur témoignage du mystère de Jésus Christ que celui qui en était le dépositaire, qui savait le miracle de sa naissance, que l'ange avait si bien instruit de sa dignité et du sujet de son envoi.
Quel père ne parlerait pas d'un fils si aimable ? Et cependant l'ardeur de tant d'âmes saintes qui s'épanchent devant lui avec tant de zèle pour célébrer les louanges de Jésus Christ, n'est pas capable d'ouvrir sa bouche pour leur découvrir le secret de Dieu qui lui a été confié.
Erant mirantes, dit l'Evangéliste (des parents de l'enfant) : ils paraissaient étonnés, il semblait qu'ils ne savaient rien : ils écoutaient parler tous les autres ; et ils gardaient le silence avec tant de religion, qu'on dit encore dans leur ville au bout de trente ans : "N'est-ce pas le fils de Joseph ?", sans qu'on ait rien appris durant tant d'années du mystère de sa conception virginale.
C'est qu'ils savaient l'un et l'autre que, pour jouir de Dieu en vérité, il fallait se faire une solitude, qu'il fallait rappeler en soi-même tant de désirs qui errent et tant de pensées qui s'égarent, qu'il fallait se retirer avec Dieu et se contenter de sa vue.
Mais, chrétiens, où trouverons-nous ces hommes spirituels et intérieurs dans un siècle qui donne tout à l'éclat ? |

Il existe un lien entre le don de la Parole de Dieu,
l'espace d'hospitalité que nous lui offrons
et la transformation qu'elle opère.
Pape Léon XIV - Message pour le Carême 2026




