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QUELQUES SAINTS |
1er JUILLET
L'an du Seigneur 533, le retour à Dieu de saint Thierry. Disciple de saint Rémi, il fonda en champagne un nouveau foyer de prière qui prit son nom par la suite.
2 JUILLET
En Angleterre, l'an du Seigneur 863, le retour à Dieu de saint Swithun. Chancelier du roi Egbert et précepteur de son fils, puis conseiller pour les affaires ecclésiastiques et enfin nommé évêque de Winchester, il garda toujours dans ces hautes fonctions le souci des pauvres et un ferme éloignement de toute occasion de chute.
3 JUILLET
Fête de saint Thomas, apôtre. Outre deux autres interventions de saint Thomas, l'Evangile rapporte la profession de foi pascale de l'Apôtre incrédule devant le Christ ressuscité. Une tradition très ancienne lui assigne un champ d'apostolat allant de la Perse jusqu'à l'Inde où les chrétiens du Malabar le fêtent également en ce jour.
En 1316, le bienheureux Raymond Lulle, tertiaire franciscain qui multiplia les démarches auprès des autorités civiles et religieuses pour reprendre contact avec les chrétiens orientaux et avec l'Islam.
4 JUILLET
L'an de grâce 1336, la naissance au ciel de sainte Elisabeth, reine du Portugal, petite nièce de sainte Elisabeth de Hongrie. Mariée à 12 ans au frivole roi Denis de Portugal, elle passa toute sa vie à travailler et à prier pour la paix dans la péninsule ibérique, puis mourut au couvent des Clarisses de Coïmbre qu'elle avait fondé.
5 JUILLET
Au IXème siècle, saint Pierre l'Hagiorite. D'origine grecque, il avait passé sa jeunesse comme soldat à la cour impériale de Constantinople. Après une captivité de neuf années chez les Arabes, il vint à Rome faire profession monastique, puis partit pour le Mont Athos où il mena la vie hésychaste jusqu'à sa mort.
Au siècle suivant, saint Athanase l'Athonite entreprit, non sans difficultés, d'y introduire la vie cénobitique studite en fondant une laure qui devint célèbre et en rédigeant une Règle ou Typicon, qui assura l'essor du monachisme de Mont Athos pendant plusieurs siècles. Les catholiques de rite oriental fêtent saint Pierre l'Hagiorite le 12 juin et saint Athanase l'Athonite le 5 juillet.
Au VIème siècle, saint Numérien. Fils d'un sénateur de Trêves, il entra tout jeune au monastère de Remiremont, qu'il quitta en même temps que son frère pour se rendre à Luxeuil. Nommé au siège épiscopal de Trêves, il favorisa la fondation de plusieurs monastères.
6 JUILLET
En Italie, l'an de grâce 1902, sainte Maria Goretti, qui mourut à l'âge de douze ans en véritable martyre de la chasteté après avoir pardonné à son agresseur.
7 JUILLET
Au IIème siècle, saint Panthène, philosophe stoïcien, qui se convertit au christianisme et fonda le célèbre centre d'enseignement de philosophie et de théologie connu sous le nom d'Ecole d'Alexandrie.
8 JUILLET
Mémoire du Bienheureux Eugène III, le premier pape cistercien. La parole de saint Bernard l'arracha au chapitre de la cathédrale de Pise et le conduisit à Clairvaux. Il était devenu abbé de Tre Fontane aux portes de Rome, quand il fut élu pape en des temps difficiles de révolution politique. C'est lui qui suscita la seconde croisade et c'est pour lui que saint Bernard écrivit le De consideratione.
9 JUILLET
En 1246, au monastère cistercien de Sestri, près de Gênes en Italie, saint Albert, convers et ermite. Ses charges de cuisinier et de pourvoyeur de pauvres n'entamèrent pas son esprit de prière. Après une longue vie en communauté, il obtint la permission de vivre en ermite dans la forêt voisine.
10 JUILLET
L'an du Seigneur 1149, le bienheureux Bertrand, abbé de Grandselve près de Toulouse. Il fut, à l'exemple du bienheureux Géraud de Sales, le fondateur de ce monastère, un prédicateur rayonnant sur toute la région. Il s'était formé à sa tâche apostolique par une méditation assidue de l'Evangile et une vie totalement séparée du monde. Mais comme l'abbaye suivait les coutumes cisterciennes, il voulut, avant de mourir, l'affilier à l'Ordre de Cîteaux.
11 JUILLET
Solennité de notre bienheureux Père saint Benoît, déclaré par l'Eglise Patron de l'Europe, pour avoir contribué à la civilisation chrétienne de l'Occident par la diffusion de sa Règle et le rayonnement des monastères bénédictins, "écoles du service du Seigneur". La tradition liturgique et historique atteste que le corps de saint Benoît a été transféré, au VIIème ou VIIIème siècle, du monastère du Mont Cassin à celui de Fleury sur Loire.
12 JUILLET
L'an de grâce 1073, la naissance au ciel de saint Jean Gualbert. Après avoir épargné l'assassin de son frère, par amour pour le Christ, cet officier florentin revêtit l'habit bénédictin, puis fonda plus tard un nouveau rameau de l'Ordre à Vallombreuse, dont l'exemple de pauvreté et de vie fraternelle exerça une heureuse influence sur le clergé décadent de l'époque.
13 JUILLET
A Bamberg en Bavière, l'an de grâce 1024, la naissance au ciel de saint Henri II, empereur. Grand admirateur de Cluny et de la liturgie romaine, il dota églises et monastères pauvres, et favorisa les réformes monastiques de Gorze et de Saint Maximin de Trèves.
14 JUILLET
A Rome, l'an de grâce 1614, la naissance au ciel de saint Camille de Lellis. Ruiné par la passion du jeu, il fut converti par l'exemple des Capucins et trouva, lors d'un séjour en hôpital, sa véritable vocation. Il fonda la "Compagnie des serviteurs des infirmes", appelés depuis "Camilliens".
15 JUILLET
Mémoire de saint Bonaventure. Entré dans l'Ordre des Frères Mineurs, il fut longtemps professeur à l'Université de Paris où, disciple de l'école augustinienne, il exposa "l'itinéraire de l'âme vers Dieu". Elu plus tard Général de son Ordre, il parvint à concilier les exigences de la vie évangélique avec le minimum d'institutions nécessaires à une famille religieuse en expansion. Il mourut cardinal évêque d'Albano, durant la célébration du concile de Lyon, en 1274, et fut surnommé le Docteur séraphique.
En Russie, l'an de grâce 1015, saint Vladimir. Petit fils de sainte Olga, il reçut le baptême avec son peuple à Kiev, et s'employa dès lors à organiser un Etat chrétien dont l'influence bienfaisante se fit sentir sur plusieurs générations.
16 JUILLET
Commémoration de Notre Dame du Mont Carmel. Les saintes Ecritures célèbrent la beauté du Carmel où le prophète Elie défendit la pureté de la foi d'Israël dans le Dieu vivant. Au temps des croisades, certains ermites chrétiens choisirent de mener la vie contemplative sur cette montagne sacrée, proche de Nazareth où la Vierge Marie avait vécu en gardant la Parole de Dieu dans son coeur.
En 1794, les trente deux bienheureuses martyres d'Orange, religieuses de divers instituts monastiques, guillotinées pendant la Révolution française. Internées ensemble pendant près de quatre ans, elles avaient fait de leur prison une sorte de monastère. Deux d'entre elles, de la famille de Justamont, soeurs selon la chair, Soeur Marie de Saint Henri et Soeur du Coeur de Marie, étaient moniales cisterciennes de Sainte Catherine d'Avignon.
A leur mémoire il convient d'associer les moines et moniales de l'Ordre cistercien qui, en cette période troublée, rendirent témoignage de leur foi :
- Furent guillotinés, comme les Martyrs d'Orange : en 1792, Antoine Prudhomme, convers de la Trappe ; en 1794, Philippe Levacq, aumônier des moniales du Réconfort près de Nevers, Bernard Maillet, moine de Vaucelle, et Philippine Hennecart de Briffoeuil, abbesse de La Brayelle.
- Furent fusillés : en 1794, le Feuillant Matthieu Gachet ; en 1796, Jean Mesle et Augustin Pascal, moines de Saint Aubin des Bois.
- Moururent en prison ou par suite de mauvais traitements : en 1792, Louis Hieck, moine du Gard ; en 1793, Antoine Louis Desvignes de la Cerve, abbé de la Ferté, et Etienne d'Huberte, probablement d'Ourscamp ; en 1794, Philippe Donneux à Dijon ; Dom Granderey, moine de Barbery, et Soeur Marie Pélagie de la Coste, moniale de Sainte Catherine de Grenoble.
- Souffrirent le martyr des pontons en 1794 : Jean Louis Fromont, moine de Bourras, Macaire d'Incamps et Paul Jean Charles, moines de Sept Fons, Elie Desjardins et René Leroy, convers de Sept Fons, Philippe Brandel, convers de Freistorf, et Louis Gorod, Feuillant.
- Succombèrent de misère, déportés en Guyane : Malachie Bertrand, d'Orval, et Etienne Le Clerc de Vodonne, de Clairvaux, en 1798 ; Jean François Daviot et Norbert Roelands, de Lieu-Saint-Bernard. Plusieurs autres ont pu regagner la France, qui furent aussi de vrais confesseurs de la foi.
17 JUILLET
A Paris, en 1794, le martyre de seize carmélites de Compiègne, qui offrirent leur vie en sacrifice pour la paix de l'Eglise et de la France.
18 JUILLET
Au désert de Nitrie en Egypte, au IVème siècle, saint Pambon, disciple de saint Antoine. A l'heure de sa mort, il avoua : "Je n'ai jamais rien mangé que je ne l'aie gagné par mon travail. Je n'ai jamais rien dit qui m'ait causé du repentir. Et je m'en vais à Dieu sans avoir même commencé à le servir !"
L'an du Seigneur 640, saint Arnoul. D'abord conseiller du roi d'Austrasie puis chargé de gouverner l'Eglise de Metz, il se retira enfin dans une solitude des Vosges où il fut appelé à soigner des lépreux.
19 JUILLET
En Cappadoce, l'an de grâce 379, sainte Macrine, soeur de saint Basile le Grand. Au moment de mourir, elle évoqua son passé en rendant grâces ainsi : "Dieu éternel, à qui j'ai toujours consacré mon âme et mon corps depuis la jeunesse jusqu'à présent, puissé-je être reçue en tes mains comme de l'encens devant toi".
En Egypte, l'an du Seigneur 445, saint Arsène, anachorète. Appartenant à une famille sénatoriale de Rome, il fut ordonné diacre par saint Damase, puis vécut pendant une cinquantaine d'années dans le désert de Scété. Gratifié du don des larmes, on lui attribue les grands principes de la vie hésychaste.
20 JUILLET
A Antioche, à la fin du IIIème siècle, sainte Marguerite, qui consacra son corps au Christ par la virginité et le martyre. Très populaire au Moyen Age, elle fut l'une des "voix" de sainte Jeanne d'Arc.
En 1900, le martyre du bienheureux Léon Ignace Mangin, jésuite lorrain qui confessa sa foi chrétienne jusqu'au sang, avec cinquante quatre catholiques chinois.
21 JUILLET
Au VIème siècle, saint Arbogast, ermite originaire de l'Aquitaine qui, devenu évêque de Strasbourg, construisit la cathédrale Notre-Dame, puis un monastère dédié à saint Martin.
22 JUILLET
Mémoire de sainte Marie Madeleine. Délivrée des démons par le Christ, elle se mit à son service et le suivit jusqu'au Calvaire. Elle fut la première à reconnaître le Seigneur ressuscité, dont elle annonça la résurrection aux Apôtres eux-mêmes. Le culte de sainte Marie Madeleine connut un grand développement à l'abbaye de Vézelay et à la Sainte-Baume dans le diocèse de Toulon-Fréjus.
23 JUILLET
A Rome, l'an de grâce 1313, la naissance au ciel de sainte Brigitte, princesse suédoise et mère de famille chrétienne, qui fonda l'Ordre du Saint Sauveur à Vadsténa. Elle fut favorisée de révélations mystiques dans lesquelles "l'Eglise est comparée à une ruche où tous les chrétiens sont rassemblés et vivent dans l'unité de foi et d'amour". Jean-Paul II a proclamé sainte Brigitte co-patronne de l'Europe en octobre 1999.
Vers 432, saint Jean Cassien. D'abord moine à Bethléem, il fonda deux communautés monastiques à Marseille, après avoir vécu pendant une quinzaine d'années avec les Pères du désert d'Egypte. Il en a rapporté, pour l'Occident, d'admirables conférences qui le font considérer comme l'un des grands docteurs de la vie monastique.
24 JUILLET
Au début du IIIème siècle, sainte Christine. Une tradition rapporte que, ne pouvant croire que des objets inanimés fabriqués par les hommes fussent des dieux, mais reconnaissant le Créateur par l'intermédiaire des créatures, elle brisa les idoles de métal précieux de son père et en distribua les morceaux aux pauvres. Son geste, inspiré par la foi et la charité, fut récompensé par la couronne du martyre.
A Rieti en Italie, l'an du Seigneur 1140, saint Baudouin, profès de Clairvaux devenu abbé de San Pastore. Il est surtout connu par la lettre que saint Bernard lui adressa, où il lui conseillait de donner à sa parole "une voix de puissance", c'est-à-dire de montrer "tout ce qui est bon et saint par ses actes plus encore que par la parole".
25 JUILLET
Fête de saint Jacques le Majeur, apôtre. Avec Pierre et Jean, son frère, il fut le témoin privilégié de la Transfiguration et de l'agonie du Seigneur. Selon le livre des Actes, il fut le premier des apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, aux environs de la fête de Pâques de l'an 44. Saint Jacques, spécialement vénéré à Compostelle par toute la chrétienté, est le patron de l'Espagne.
26 JUILLET
Mémoire des saints Joachim et Anne, héritiers des alliances et des promesses d'Israël, de qui est issue la Vierge Marie, Mère de Dieu. Le culte de sainte Anne s'est particulièrement développé en Bretagne depuis les apparitions à Auray en 1623.
28 JUILLET
A Rome, l'an du Seigneur 417, saint Innocent Ier, pape. Il prit énergiquement la défense de saint Jean Chrysostome chassé de Constantinople, et appuya saint Augustin dans sa lutte contre les Donatistes en Afrique, contribuant ainsi à la survie et à l'unité de l'Eglise à l'époque difficile qui vit l'effondrement de l'empire romain.
29 JUILLET
Mémoire des saints Marthe, Marie et Lazare. Amis du Seigneur, ils lui donnaient volontiers l'hospitalité dans leur maison de Béthanie, près de Jérusalem. Jésus rappela à Marthe, qui se préoccupait outre mesure de le servir, que l'unique nécessaire était d'écouter sa Parole. Il assura aussi que, partout dans le monde où serait proclamé l'Evangile, on rappellerait l'onction prophétique de Marie.
Vers l'an 478, saint Loup. D'abord moine à Lérins, il devint plus tard évêque de Troyes, puis accompagna saint Germain d'Auxerre en Angleterre pour combattre le pélagianisme. Retenu durant quelque temps comme otage par Attila, il exerça une heureuse influence sur le barbare.
30 JUILLET
A Césarée de Cappadoce, vers l'an 303, le martyre de sainte Julitte, victime de la persécution de Dioclétien. C'était une riche veuve de Césarée, qu'un notable de la ville fit dépouiller de presque tous ses biens par des moyens frauduleux. Sommée de sacrifier aux idoles, elle déclara "préférer mourir que de dire une impiété contre le Dieu qui l'avait créée".
31 JUILLET
Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre, mort en 1556. Converti à l'âge de 30 ans après une aventureuse vie de soldat, il vécut dans la retraite à Montserrat et à Manrèse, puis partit étudier à Paris où il réunit ses premiers disciples, noyau de la Compagnie de Jésus qu'il fonda "pour la plus grande gloire de Dieu et le service de l'Eglise militante".
L'an de grâce 448, saint Germain. D'abord haut fonctionnaire de l'Empire en résidence à Auxerre, il en fut élu évêque. Il établit alors un monastère au-delà de l'Yonne, afin de joindre l'exemple et la prière monastique à l'activité apostolique. Il redonna une vive impulsion à la religion catholique dans les îles britanniques menacées par l'hérésie pélagienne. Père spirituel de sainte Geneviève, il est honoré à Parie en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse des rois de France.
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QUELQUES SAINTS |
1er JUIN
Mémoire de saint Justin, martyrisé vers l'an 165. Né en Palestine, il chercha d'abord la vérité dans différentes écoles philosophiques, avant de découvrir, dans la doctrine chrétienne, la seule sûre et véritable sagesse. Il mit alors sa science au service de l'Eglise romaine et laissa plusieurs ouvrages, parmi lesquels une précieuse apologie du christianisme adressée à l'empereur, où il décrit les sacrements du Baptême et de l'Eucharistie.
A Césarée de Palestine, le bienheureux Pamphile, prêtre, martyrisé en 390 avec plusieurs autres chrétiens. Après son ordination sacerdotale, il dirigea une école théologique créée par Origène qu'il admirait beaucoup. Le plus illustre de ses élèves fut l'historien Eusèbe de Césarée. Avec saint Pamphile confessèrent leur foi le diacre Valens, qui connaissait les Ecritures comme personne, et le bienheureux Paul, qui bouillonnait de l'ardeur du Saint Esprit.
En Espagne, au début du XIème siècle, le retour à Dieu de saint Inigo, anachorète. Devenu abbé d'Onia, où l'on venait d'adopter l'observance clunisienne, il donna un nouvel essor au monachisme. A sa mort, juifs, musulmans et chrétiens le pleurèrent unanimement.
2 JUIN
La passion des saints Pothin, évêque, Blandine, vierge, et de leurs compagnons, premiers martyrs de la Gaule, livrés les uns au glaive, les autres aux bêtes dans l'amphithéâtre de Lyon, l'an du Seigneur 177. Leur glorieuse confession de foi est rapportée dans l'admirable lettre adressée par les "serviteurs du Christ qui habitent Vienne et Lyon, à leurs frères orientaux qui ont la même foi et la même espérance dans la rédemption". Au juge qui les interrogeait, ils répondirent unanimement qu'ils étaient chrétiens, "trouvant là un soulagement dans la joie du témoignage, dans l'amour du Christ et dans l'Esprit du Père".
3 JUIN
Mémoire de saint Charles Lwanga et de ses compagnons, martyrs. En 1886, sept ans après l'arrivée des premiers missionnaires en Ouganda, une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans, furent mis à mort pour avoir voulu rester fidèles à la grâce de leur baptême dans la chasteté et la prière. Vingt-deux catholiques furent canonisés en 1964 et saint Charles Lwanga a été proclamé patron de la jeunesse africaine.
4 JUIN
L'an de grâce 545, la naissance au ciel de sainte Clotilde. Après avoir eu la joie de convertir Clovis et de faire ainsi de sa nation "la fille aînée de l'Eglise romaine", elle eut, devenue veuve, la douleur d'être privée de ses petits-fils tragiquement assassinés. Elle se retira alors à Tours, près du tombeau de saint Martin et favorisa le monachisme par plusieurs fondations.
5 JUIN
Mémoire de saint Boniface. Moine bénédictin anglais envoyé en mission en Germanie, il y organisa l'Eglise en créant de nouveaux évêchés et en fondant des monastères. Nommé archevêque de Mayence par le Siège romain auquel il se référait très fidèlement, il fut martyrisé en plein labeur alors qu'il venait évangéliser la Frise. Son corps fut enseveli à l'abbaye de Fulda qu'il avait fondée en 744 et où il est resté l'objet de la vénération de toute l'Allemagne catholique.
6 JUIN
L'an de grâce 1134, la naissance au ciel de saint Norbert, fondateur de l'Ordre canonial de Prémontré, dont les membres se consacrent au ministère pastoral, dans la communion fraternelle et la célébration de la liturgie. Devenu archevêque de Magdebourg, en Saxe, il se montra l'un des plus grands artisans de la réforme grégorienne. Son corps a été transféré à Prague.
7 JUIN
En Angleterre, l'an du Seigneur 1159, saint Robert. Issu d'une humble famille du comté d'York, il put cependant faire des études et les poursuivre à Paris. C'était un prêtre cultivé chargé d'une paroisse quand il se fit moine bénédictin à Wytby ; il se joignit ensuite aux frères de cette communauté qui fondèrent Fountains pour y mener la vie cistercienne. Cinq ans plus tard, il était envoyé comme premier abbé à la fondation de Newminster, aux frontières de l'Ecosse, où son zèle pastoral fut couronné par l'établissement de trois autres monastères.
8 JUIN
L'an de grâce 560, saint Médard, qui fut sacré évêque de Noyon par saint Rémi de Reims. Sa renommée eut un tel rayonnement que la reine Radegonde voulut recevoir de lui le voile des religieuses quand elle quitta la cour. Une abbaye s'éleva sur son tombeau à Soissons.
9 JUIN
A Edesse de Syrie, l'an de grâce 373, la naissance au ciel de saint Ephrem, diacre et docteur de l'Eglise. Théologien soucieux d'orthodoxie et poète de grand talent, il composa en l'honneur du Christ et de sa Mère, d'innombrables hymnes liturgiques qui lui valurent le surnom de "Harpe du Saint Esprit".
Dans l'île d'Iona, au large de l'Ecosse, l'an du Seigneur 597, saint Colomba, abbé. L'un de ses successeurs trace de lui ce portrait : "Nature d'élite, brillant dans ses paroles, grand dans ses conseils, plein d'amour envers tous, rempli au fond du coeur de la sérénité et de la joie du Saint Esprit".
11 JUIN
Mémoire de saint Barnabé. Sans avoir été l'un des Douze, il reçut le titre d'Apôtre en raison du rôle important qu'il joua dans la primitive Eglise. C'est lui qui introduisit Saul auprès des Apôtres, l'emmena à Antioche et l'accompagna, lors de son premier voyage missionnaire. Barnabé quitta ensuite saint Paul pour aller évangéliser Chypre.
12 JUIN
L'an du Seigneur 1245, le bienheureux Guy de Cortone, chrétien de condition modeste qui choisit de vivre plus pauvrement encore, à la suite d'une visite de saint François d'Assise. Sa culture lui permit de recevoir le sacerdoce pour le service de ses frères.
L'an de grâce 1249, chez les cisterciennes de La Cambre, près de Bruxelles, sainte Alice de Schaarbeck. A vingt-deux ans, la lèpre la contraignit à mener la vie de recluse dans une cellule adossée à l'église. Elle devint aveugle et, sur la fin de sa vie, n'avait plus qu'un membre sain, sa langue, pour chanter les louanges de Dieu.
13 JUIN
Mémoire de saint Antoine, franciscain portugais qui, au retour d'une mission en terre d'Islam, dut prêcher en Lombardie, puis en Limousin où il fonda le couvent de Brive. Ses sermons riches en citations scripturaires, lui ont valu le titre de Docteur évangélique. Il mourut à Padoue en 1231.
14 JUIN
L'an de grâce 1046, le retour à Dieu du bienheureux Richard, abbé de Saint Vanne de Verdun, qui, après un séjour à Cluny, ranima le monachisme en Lorraine, en Rhénanie et en Flandre.
En 1138, le bienheureux Gérard, frère de saint Bernard, qu'il suivit dans la vie monastique à Cîteaux puis à Clairvaux dont il fut le cellérier intelligent et dévoué. Il passa vers le Père dans un transport de joie en chantant le psaume 148. L'abbé de Clairvaux, au chapitre, interrompit le commentaire du Cantique des Cantiques pour faire son éloge et le pleurer.
15 JUIN
A Clermont, en Auvergne, vers 480, saint Abraham, moine. Originaire de Perse, il s'exila pour fuir la persécution et visiter les Pères du désert d'Egypte. De là, il gagna la Gaule où il mit en pratique ce qu'il avait appris.
Au VIIème siècle, le retour à Dieu de saint Landelin. Brigand célèbre en Artois, il se convertit et décida de vivre en reclus à Lobbes, dans le Hainaut, puis à Crespin. Ces ermitages devinrent, par la suite, d'intenses foyers de vie monastique.
A Pibrac, dans le diocèse de Toulouse, en 1601, le retour à Dieu de sainte Germaine Cousin. Orpheline et infirme, cette bergère mourut à l'âge de 22 ans, maltraitée par ses maîtres, mais favorisée par le Très-Haut qui prend soin même des fleurs des champs.
16 JUIN
Au diocèse de Namur en Belgique, l'an du Seigneur 1246, le retour à Dieu de sainte Lutgarde. Née à Tongres au Limbourg et devenue prieure du monastère bénédictin de Sainte-Catherine où elle avait été élevée, elle résolut d'abandonner cette charge et de passer à la communauté d'Aywières prête à devenir cistercienne. Elle porta douloureusement l'épreuve que l'hérésie albigeoise faisait subir à l'Eglise et fit deux fois un jeûne de sept ans à cette intention. Elle fut favorisée de grâces mystiques par le Christ, dans le mystère du Sacré Coeur qui fut sa seule lumière dans sa cécité à la fin de sa vie.
17 JUIN
En Egypte, dans la seconde moitié du IVème siècle, saint Bessarion, anachorète. La tradition en fait un disciple de saint Antoine et de saint Macaire de Scété, et le présente serrant toujours sous son bras le saint Evangile, qui constituait toute sa bibliothèque.
Mémoire du bienheureux Joseph-Marie Cassant. Il entre en 1894, à l'âge de 16 ans, à l'abbaye cistercienne de Sainte Marie du Désert. Sa devise est : "Tout pour Jésus, tout par Marie". Compris et aidé par son Père Abbé, il grandit dans la fidélité au Christ au milieu de la communauté de ses frères. Il prononce ses voeux solennels en 1900, est ordonné prêtre en 1902 et, miné par la maladie, meurt en 1903, à l'âge de 25 ans, en offrant ses souffrances pour l'amour de Jésus et de l'Eglise. Jean-Paul II l'a béatifié à Rome le 10 octobre 2004.
19 JUIN
Mémoire de saint Romuald, abbé, mort au Val del Castro, en Italie centrale, l'an de grâce 1027. "Assoiffé du Dieu vivant et présent au désert", il quitta le monastère bénédictin Saint-Appolinaire-in-Classe près de Ravenne, sa ville natale, trois ans après sa profession. Ses expériences personnelles et "l'inspiration de l'Esprit Saint qui présidait dans son coeur" le conduisirent à organiser à Camaldoli, en Toscane, une nouvelle forme de vie érémitique qu'il considérait comme l'épanouissement de l'ascèse cénobitique. Avec saint Bruno, il est vénéré comme le Père des ermites d'Occident.
Le même jour, saint Ursicin, médecin de Ravenne, condamné à mort sous le règne de Néron. Il était sur le point d'apostasier, quand les encouragements de saint Vital l'invitèrent à donner le témoignage suprême de sa foi et de sa charité.
Fête de Saint Dié. Evêque de Nevers d'après la tradition, Déodat se démet de sa charge et chemine, en quête de solitude, à travers de nombreuses tribulations : Romont, les rives de la Mortagne, l'Alsace, avant le retour dans les Vosges, au pied du Kemberg qu'il appelle le Val de Galilée. Devant l'insistance de ses disciples, il bâtit aux Jointures (confluent de la Meurthe et du Robache) une église dédiée à Notre-Dame et aux Apôtres, ainsi qu'un monastère sous la Règle de saint Colomban mitigée de celle de saint Benoît. Il y meurt le 19 juin 679, âgé d'environ 90 ans. Il devient le patron principal de la Cathédrale, de la ville de Saint-Dié et du diocèse érigé en 1777.
20 JUIN
L'an de grâce 981, le retour à Dieu de saint Adalbert. Moine de Saint-Maximin de Trèves, il fut envoyé par l'empereur Othon le Grand à la tête d'un groupe de missionnaires pour évangéliser les Slaves. La mission ayant été massacrée dès son entrée en Russie, Adalbert, qui fut le seul à rentrer, fut placé à la tête de l'Abbaye de Wissembourg, près de Spire, puis choisi comme premier titulaire du nouveau siège épiscopal de Magdebourg, en Saxe.
21 JUIN
A Rome, en 1591, la naissance au ciel de saint Louis de Gonzague. Renonçant au trône de Mantoue et à la carrière militaire, il entra dans la Compagnie de Jésus, où son innocence et son caractère énergique s'épanouirent en une grave mais délicate charité. Il mourut à l'âge de 23 ans en soignant héroïquement un pestiféré. Saint Louis de Gonzague est le patron de la jeunesse chrétienne.
22 JUIN
L'an de grâce 431, la naissance au ciel de saint Paulin. Issu d'une famille sénatoriale romaine en résidence à Bordeaux, il renonça à un riche patrimoine foncier pour se mettre au service du Christ et de l'Eglise. Ordonné prêtre à Barcelone, il vint se fixer auprès du tombeau de saint Félix, à Nole en Campagnie. Quand sonna l'heure de son élection épiscopale, il veilla avec sollicitude sur ses fidèles éprouvés par les invasions des Goths.
A Londres, l'an du Seigneur 1535, saint John Fisher, professeur l'Université de Cambridge, puis cardinal-évêque de Rochester, et saint Thomas More, Lord-chancelier du roi Henri VIII d'Angleterre. Humanistes de la Renaissance, amis d'Erasme et de Holbein, ils mirent avec un souriant courage, la sagacité de leur intelligence et la loyauté de leur conscience au service de l'honneur moral de la Couronne et de l'unité de l'Eglise, jusqu'à la mort sanglante. Thomas More a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques par Jean-Paul II, en octobre 2000.
23 JUIN
L'an du Seigneur 1860, saint Joseph Cafasso, prêtre. Professeur de théologie morale à Turin et directeur spirituel réputé, il forma le clergé piémontais, parmi lequel figurait don Bosco, selon les principes de saint François de Sales et de saint Alphonse de Liguori.
24 JUIN
Au sixième mois avant Noël, nativité de saint Jean-Baptiste, événement qui fit la joie de beaucoup et inspira à son père Zacharie le Benedictus, hymne en l'honneur de la fidélité du Dieu d'Israël et prophétie sur la vocation du Précurseur. Le Christ lui-même affirma que parmi les fils de la femme, il ne s'en était pas levé de plus grand que Jean-Baptiste, envoyé pour rendre témoignage à la Lumière du monde et à l'Agneau de Dieu.
25 JUIN
L'an de grâce 1142, saint Guillaume. Après un pèlerinage à Compostelle, il se retira dans la solitude, en Italie, où des disciples le rejoignirent. Ils reçurent de lui une règle orale qui est à l'origine de celle de la Congrégation bénédictine de Montevirgine.
26 JUIN
En Catalogne, à Poblet, le bienheureux Pierre Marginet, moine cistercien. Rien dans ses premières années de vie monastique ne laissait prévoir qu'il serait un jour fugitif. Cependant, après une fugue de deux ans, il revint, assuma parfaitement la discipline régulière de réconciliation, et ce fut le commencement d'une vie de pénitence exemplaire, émouvante même pour la communauté. Plus tard, il obtint la permission de se retirer dans une grotte voisine du Mont Pena où il mourut en 1435. En 1611, les commissaires chargés par le pape Paul V d'instruire sa cause lui firent construire un mausolée.
27 JUIN
L'an de grâce 444, la naissance au ciel de saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie et Docteur de l'Eglise. Par l'autorité de sa doctrine, il réussit à faire triompher la vérité catholique au concile œcuménique d'Ephèse qui, en 431, condamna l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople, et proclama la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu ou Theotokos.
28 JUIN
Mémoire de saint Irénée. Il a lui-même rapporté comment il fut disciple de saint Polycarpe de Smyrne, qui avait connu l'apôtre saint Jean, témoin du Verbe de vie. Succédant à saint Pothin sur le siège épiscopal de Lyon, il défendit contre le hérésies gnostiques l'autorité de la prédication évangélique confirmée par la succession apostolique des pasteurs de l'Eglise de Rome, avec laquelle toute autre Eglise doit être en accord. Il couronna par le martyre son oeuvre de Docteur de l'Eglise.
29 JUIN
Solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, martyrisés à Rome entre 64 et 67. Saint Pierre, choisi par le Christ, fils du Dieu vivant, après sa profession de foi, pour être le fondement de son Eglise, fut ensuite confirmé dans la fonction de pasteur de son troupeau, après avoir expié son triple reniement par une triple déclaration d'amour. Il subit un supplice semblable à celui de son divin Maître. Saint Paul, qui était citoyen romain, fut décapité, après avoir rempli, par la parole et par ses lettres, sa mission de héraut et de Docteur de l'Evangile à travers l'Asie Mineure et la Grèce, pendant une trentaine d'années. Ces deux "colonnes de l'Eglise" donnèrent ainsi à la Ville éternelle "leur doctrine et leur sang" (cf. Tertullien).
30 JUIN
La naissance au ciel des premiers martyrs de l'Eglise de Rome, chrétiens injustement accusés par Néron de l'incendie de la ville impériale, cité qui, selon l'Apocalypse, "se saoulait du sang des témoins de Jésus".
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QUELQUES SAINTS |
1er MAI
Commémoration de saint Joseph. Charpentier de son métier, il coopéra, par le travail de ses mains, à l'oeuvre créatrice et rédemptrice, tout en gagnant le pain de la sainte famille.
2 MAI
Mémoire de saint Athanase, évêque d'Alexandrie et docteur de l'Eglise. Sa vie durant, il se fit le défenseur de la doctrine du Concile de Nicée, qui proclama le Verbe, Fils de Dieu, consubstantiel au Père. Il contribua aussi à diffuser l'idéal monastique en composant à l'intention des occidentaux la Vie de saint Antoine. Il s'endormit dans le Seigneur en 373, après quarante-cinq années d'épiscopat, dont dix-sept se passèrent en exil.
3 MAI
Fête des saints apôtres Philippe et Jacques. Originaire de Bethsaïde, comme Pierre et André, Philippe était, comme eux, disciple de Jean-Baptiste quand il fut appelé par le Christ. L'Evangile rapporte plusieurs épisodes où Philippe intervient pour faire voir Jésus ou pour demander lui-même à voir le Père. Jacques, fils d'Alphée, est dit "le Mineur" pour le distinguer de Jacques "le Majeur", frère de Jean.
Au XIIème siècle, le bienheureux Alexandre, prince d'Ecosse devenu convers cistercien à Foigny près de Laon. A l'instigation de sa soeur aînée agée de vingt ans, il avait décidé de renoncer à tout pour le Christ, et, quittant tous les deux leur patrie, ils parvinrent à ce monastère où son identité resta ignorée jusqu'à ses derniers moments.
4 MAI
En 1793, au diocèse de Saint Dié, le bienheureux Jean Martin Moye, fondateur de la Congrégation des Soeurs de la Providence de Portieux et de celle de Saint Jean de Bassel, puis missionnaire au Su-Tchuen où, en pleine persécution, il fonda l'Institut des vierges chinoises. De retour en France, il dut s'exiler pour refus de serment et mourut à Trèves.
5 MAI
A Jérusalem, vers 350, saint Maxime, évêque, condamné aux mines pour avoir confessé la divinité de Jésus Christ.
6 MAI
En Angleterre, l'an de grâce 698, saint Eadbert, moine bénédictin qui succéda à saint Cuthbert sur le siège épiscopal de Lindisfarn. Sa connaissance des Ecritures et sa charité envers les pauvres lui obtinrent une grande popularité. Son successeur, saint Eadfrid, est l'auteur du célébre évangéliaire de Lindisfarn.
7 MAI
Vers l'an 95, le martyre de sainte Flavie Domitille. Elle reçut le voile des vierges consacrée des mains de saint Clément de Rome. Apparentée à la famille impériale régnante, elle fut bannie pour sa foi chrétienne.
8 MAI
Au début du IVème siècle, saint Victor. Soldat africain en garnison à Milan, il fut appelé à répondre de sa foi devant les tribunaux, et résista avec courage à tous les efforts entrepris pour le faire apostasier.
L'an du Seigneur 615, saint Boniface IV, pape, qui, par ses relations bienveillantes, étendit l'influence du siège romain, en Orient et en Angleterre.
Mémoire des frères trappistes du monastère de Tibhirine : Christian de Chergé, prieur, Luc Dochier, Célestin Ringeard, Michel Fleury, Christophe Lebreton, Paul Favre-Miville et Bruno Lemarchand (de la communauté de Fès), tous assassinés dans des circonstances qui restent encore à élucider. Ils avaient été pris en otage la nuit du 27 mars 1996 dans leur monastère et détenus dans la montagne de l'Atlas jusqu'au jour de leur assassinat. Fidèles à leur voeu de stabilité, attachés à la terre d'Algérie ainsi qu'à son peuple, ils voulaient assurer une présence contemplative et priante en milieu musulman tout en étant humblement attentifs aux besoins de ceux qui les entouraient, et cela malgré les menaces reçues et les dangers encourus. Conformément à leur désir, ils ont été ensevelis à Tibhirine.
Testament spirituel du frère Christian
QUAND UN A-DiEU S'ENVISAGE...
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNEE à Dieu et à ce pays.
Qu'ils acceptent que le Maître unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu'ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ? Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes laissées dans l'indifférence de l'anonymat. Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre. Elle n'en a pas moins non plus. En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance. J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui- là qui me frapperait aveuglément.
J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m'aurait atteint.
Je ne saurais souhaiter une telle mort ; il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre.
C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut- être, la « grâce du martyre» que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l'islam qu'encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.
L'Algérie et l'islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme. Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit-fil conducteur de l'Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Eglise, précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste : « Qu'il dise maintenant ce qu'il en pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l'islam tels qu'il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.
Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout. Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui, et vous, ô amis d'ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !
Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux, ce MERCI, et cet « A-DIEU » envisagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN !
Inch Allah !
Alger, l décembre 1993.
Tibhirine, l janvier 1994.
9 MAI
L'an du Seigneur 1443, le bienheureux Nicolas Albergati, chartreux qui fut ordonné évêque de Bologne en 1427. Nommé nonce apostolique par le pape Martin V, il travailla avec succès à rétablir la paix entre la France et l'Angleterre.
10 MAI
Au début du VIIème siècle, saint Comgall, moine écossais. Il fonda sur la côte de l'Ulster le monastère de Bangor qui fut un centre de haute spiritualité chrétienne jusqu'au temps des invasions danoises. Saint Bernard, dans sa Vie de Saint Malachie, n'hésitait pas à considérer Bangor comme une pépinière de saints qui a produit tant de fruits pour la gloire de Dieu.
En Andalousie, l'an du Seigneur 1569, saint Jean d'Avila. Fils de juifs convertis au Christ annoncé par les Ecritures, il fut ordonné prêtre après ses études à Alcala. Il mit ses talents d'orateur au service de l'Evangile et obtint de nombreuses conversions, parmi lesquelles celles des futurs saints Jean de Dieu et François de Borgia.
11 MAI
Mémoire des saints abbés de Cluny, Odon, Mayeul, Odilon, Hugues et Pierre le Vénérable. La haute autorité morale de Cluny que, du Xème au XIIème siècle, ces grands abbés mirent au service de l'Ordre bénédictin, de l'Eglise romaine et de la paix civile, s'explique par le rayonnement de leur personnalité, la stabilité de leur gouvernement exempt de toute ingérence séculière et leur fidélité à ne rien préférer à l'Oeuvre de Dieu.
L'an du Seigneur 477, saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné. Des incendies et des tremblements de terre l'incitèrent à instituer les prières connues sous le nom de rogations durant les jours qui précèdent la fête de l'Ascension.
A Naples, l'an de grâce 1716, saint François de Girolamo, prêtre de la Compagnie de Jésus. Prédicateur réputé, il favorisa l'apostolat des laïcs et de nombreuses oeuvres sociales au service des malades, des jeunes et des vagabonds.
12 MAI
Saint Germain, archevêque de Constantinople, mort presque centenaire en 733. Célèbre panégyriste de la Mère de Dieu, on lui attribue l'hymne acathiste, litanie de la liturgie orientale en l'honneur de Notre-Dame.
13 MAI
Au diocèse de Poitiers, en 1820, saint André Hubert Fournet. Nommé curé de son village natal, il refusa de prêter le serment constitutionnel et dut vivre dans la clandestinité durant les années sombres de la Terreur. Il fonda ensuite, avec sainte Elisabeth Bichier des Ages, la Congrégation des Filles de la Croix, qui se dévouent à l'éducation chrétienne des enfants et aux soins des malades pauvres.
14 MAI
Fête de saint Matthias, apôtre, qui fut compté parmi les témoins de la résurrection du Seigneur, pour avoir accompagné les autres apôtres et vécu avec Jésus, depuis le baptême de Jean jusqu'à l'Ascension. Selon une tradition, c'est en Ethiopie qu'il porta l'Evangile et qu'il donna sa vie pour le Christ.
15 MAI
Mémoire de saint Pacôme, abbé, mort en Thébaïde en 346. Témoin de la charité chrétienne envers les prisonniers durant son service militaire, il se convertit et demanda l'habit monastique à l'ermite saint Palamon. Sept ans plus tard, une voix divine l'avertit de bâtir à Tabenne une maison pour y rassembler beaucoup de frères. Saint Pacôme est ainsi considéré comme le fondateur du cénobitisme en Orient.
16 MAI
L'an de grâce 1383, le martyre de saint Jean Népomucène. Originaire de Bohème, il exerça son ministère sacerdotal à Prague. Il fut emprisonné puis jeté dans la Moldau pour avoir refusé de violer le secret de la confession.
17 MAI
L'an du Seigneur 1592, saint Pascal Baylon, franciscain espagnol qui transfigurait son humble vie quotidienne par l'adoration et la communion eucharistique.
18 MAI
L'an de grâce 526, la naissance au ciel de saint Jean 1er, pape. Après une ambassade à Constantinople où il fut reçu comme l'apôtre Pierre en personne, il mourut, victime des persécutions du roi Théodoric, dans une prison de Ravenne, puis fut enseveli avec les honneurs réservés aux martyrs.
A Upsal, saint Eric. Elevé au trône de Suède en 1150, il entreprit la christianisation des Finnois encore païens, mais fut martyrisé en 1160, alors qu'il venait de participer à la liturge de la messe. Saint Eric fut le patron de la Suède catholique jusqu'au XVIème siècle.
19 MAI
A Kermartin, près de Tréguier, en Bretagne, en 1303, saint Yves, prêtre. Après ses études de théologie et de droit à Paris et à Orléans, il rentra dans son pays où il fut nommé recteur de diverses paroisses. Partout, il se fit l'avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, en même temps que le défenseur de la liberté religieuse de l'Eglise. Il est le patron des avocats et des juristes.
L'an de grâce 1296, la naissance au ciel de saint Pierre Célestin. D'abord moine bénédictin près de Bénévent, il mena ensuite la vie érémitique sur les hauteurs de Majella, où il fonda la congrégation qui prit son nom. Sa réputation de sainteté lui valut d'être élu pape, service qu'il accepta pour faire cesser la vacance du Saint Siège qui durait depuis deux ans. Mais peu préparé à cette charge, il dut y renoncer moins de six mois plus tard.
20 MAI
L'an de grâce 1444, la naissance au ciel de saint Bernardin de Sienne, prêtre franciscain, qui se consacra surtout aux prédications populaires dans les villes et les campagnes italiennes, annonçant la miséricorde de Dieu et le salut au nom de Jésus.
22 MAI
En Ombrie, sainte Rita. Paysanne mariée à un homme dissolu et brutal qui périt assassiné, elle obtint de ses deux fils qu'ils n'exercent aucune vengeance. Cette grâce acquise par sa prière et sa pénitence fit d'elle la sainte de l'impossible.
23 MAI
Au IXème siècle, saint Michel, métropolite de Synnade en Phrygie. Considéré, à son époque, comme l'un des premiers personnages de l'Eglise d'Orient, il fut envoyé en ambassade à Aix-la-Chapelle et à Rome où l'union entre Grecs et Latins fut solennellement proclamée.
24 MAI
Au Vème siècle, saint Vincent, moine de Lérins, devenu célèbre dans l'histoire de la théologie par sa doctrine sur la Tradition : il y affirme que "l'intelligence de la foi et la formulation dogmatique peuvent et doivent progresser dans le temps, mais exclusivement dans le même sens et la même croyance".
25 MAI
Mémoire de saint Bède le Vénérable, moine bénédictin et docteur de l'Eglise. Offert tout jeune au monastère de Wearmouth, il passa sa longue et studieuse vie monastique dans celui de Jarow, au nord de l'Angleterre. Sans jamais rien préférer à l'Oeuvre de Dieu, il se montra aussi assidu aux humbles tâches de la vie communautaire qu'à ses savantes études patristiques, historiques et hagiographiques. Il s'endormit dans le Seigneur en 735.
26 MAI
A Rome, en 1595, saint Philippe Néri, prêtre. Son comportement paradoxal et enjoué lui permettait de faire réfléchir ceux qu'il abordait, et de révéler la souriante liberté des enfants de Dieu aux jeunes qui aimaient se grouper autour de lui dans ses oratoires pour prier et chanter. La congrégation des prêtres de l'Oratoire continua après lui cette forme d'apostolat.
27 MAI
L'an du Seigneur 604, la naissance au ciel de saint Augustin, moine bénédictin romain, qui fut envoyé par le pape saint Grégoire le Grand évangéliser l'Angleterre. Favorablement reçu par le roi du Kent, Etelbert, qu'il baptisa, il fonda le siège métropolitain de Cantorbery d'où il rayonna sur toute l'île qu'il convertit à la foi catholique et apostolique.
28 MAI
L'an de grâce 576, saint Germain. D'abord abbé de saint Symphorien d'Autun, il fut élu évêque au service de l'Eglise de Paris. Il invita le roi Childebert 1er à fonder un monastère qui prit plus tard son nom : Saint Germain des Prés.
L'an du Seigneur 1081, saint Bernard de Menton. Né au château de ce nom, sur le bord du lac d'Annecy, il entra chez les chanoines réguliers et fut ordonné prêtre. Soucieux du sort des pèlerins qui devaient traverser les Alpes, il fit construire pour eux des hospices sur certains sommets. Pie XI l'a déclaré patron des montagnards et des alpinistes.
29 MAI
Vers 347, saint Maximin. Originaire de l'Aquitaine, il vint à Trêves, alors résidence impériale, où il fut élu évêque. Il se montra vaillant défenseur de l'orthodoxie en accueillant saint Athanase exilé.
30 MAI
Mémoire de sainte Jeanne d'Arc, vierge, élevée à Domrémy, aux marches de Lorraine. "Emue par la grande pitié du royaume de France et chargée en nom Dieu, premier servi, de rejoindre à Chinon le gentil Dauphin", elle prit, à l'âge de seize ans, la tête d'une armée dont les victoires permirent la libération d'Orléans assiégée par les Anglais, et le sacre du roi à Reims. Capturée aux portes de Compiègne par les Bourguignons, elle fut brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431, à la suite d'un procès où, cependant, le Saint Esprit lui avait inspiré des réponses témoignant de son innocence morale et de sa fidélité à la doctrine de l'Eglise militante.
31 MAI
Fête de la Visitation de la bienheureuse vierge Marie. Habitée par la présence divine et saluée comme l'arche de la nouvelle alliance par sa cousine Elisabeth, enceinte, à qui elle venait apporter ses services, Marie répondit par le magnificat où elle exalte les merveilles du Tout-Puissant envers sa servante, sa miséricorde envers les pauvres et sa fidélité envers Israël.
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QUELQUES SAINTS |
1er AVRIL
L'an du Seigneur 1132, saint Hugues, évêque de Grenoble. Il appliqua la réforme de l'Eglise entreprise par Grégoire VII et favorisa la renaissance du monachisme en établissant l'Ordre bénédictin en Chalais et en conduisant saint Bruno et ses compagnons au désert de la Grande Chartreuse.
2 AVRIL
L'an du Seigneur 1507, la naissance au ciel de saint François de Paule, ermite calabrais qui groupa ses nombreux disciples en une nouvelle famille religieuse, l'Ordre des Minimes. Mandé par le roi de France Louis XI, gravement malade, il l'assista jusqu'à sa mort, dans sa résidence de Plessis les Tours où lui-même rendit l'esprit.
L'an de grâce 306, à Césarée de Palestine, le martyre de saint Apphianos, jeune noble remarquable par la pureté de ses moeurs et ses connaissances étendues. Quand on l'interrogeait sur sa condition, son origine, son domicile, il répondait imperturbablement : "Je suis serviteur du Christ".
Au Vème siècle, sainte Marie l'Egyptienne. Elle renonça à sa vie scandaleuse après avoir obtenu la grâce d'adorer la sainte Croix à Jérusalem, puis se retira au désert de Palestine.
4 AVRIL
En 636, la naissance au ciel de saint Isidore, évêque de Séville, honoré comme le docteur de l'Eglise d'Espagne et comme l'un des maîtres du Moyen-Age, pour avoir transmis la culture de l'antiquité par ses ouvrages encyclopédiques, religieux ou profanes. On le considère aussi comme l'un des initiateurs de la liturgie mozarabe.
Vers 1110, la bienheureuse Aleth, mère d'une nombreuse famille chrétienne, qui compta parmi ses enfants le futur saint Bernard de Clairvaux.
L'an du Seigneur 1589, saint Benoît le More, franciscain d'origine africaine qui se consacra au service de son couvent en Sicile, à l'exemple du Christ venu, non pour être servi, mais pour servir et sauver les hommes de toute race, langue et peuple.
En 1920, à Cheiklé près d'Akbès en Syrie, la passion du Père Philippe, moine cistercien. Il était resté seul au monastère quand surgirent des Turcs kémalistes. Ceux-ci lui demandèrent s'il croyait vraiment que Jésus crucifié, dont il portait l'image sur la poitrine, est le rédempteur ; il le confessa. "Alors, lui dirent-ils, nous allons te faire pareil" et ils le clouèrent sur une porte les bras en croix. Son agonie dura deux jours.
5 AVRIL
L'an du Seigneur 1258, à l'abbaye cistercienne de Villers, la sépulture de sainte Julienne, religieuse augustine de Mont-Cornillon, au diocèse de Liège. Plusieurs maisons cisterciennes, en particulier Salsines, furent pour elle un asile dans les persécutions que lui valut sa mission. Elle fut en effet appelée, par révélations, à faire instituer dans l'Eglise la fête du Très Saint Sacrement.
7 AVRIL
Mémoire de saint Jean-Baptiste de la Salle qui fonda à Reims, sa ville natale, l'institut des Frères des Ecoles chrétiennes, au service de l'enseignement populaire. Il contribua à l'essor de son oeuvre en acceptant dans le silence les humiliations sans nombre qui lui vinrent de ses plus proches collaborateurs.
9 AVRIL
En Mésopotamie, au Vème siècle, saint Acace, évêque, qui, pour racheter des prisonniers de guerre persans, fit fondre et vendre les vases sacrés de son église.
10 AVRIL
L'an du Seigneur 1029, saint Fulbert. Après avoir été précepteur du fils du roi Hugues Capet, il fut promu au siège épiscopal de Chartres, où il ouvrit une école de théologie réputée. Sa dévotion envers le mystère de la Nativité de Notre-Dame fut à l'origine de la construction de la cathédrale de cette ville, célèbre par ses vitraux riches en couleurs et par son pèlerinage attirant le peuple de France en terre beauceronne.
11 AVRIL
L'an de grâce 1079, la naissance au ciel de saint Stanislas. Elu au siège métropolitain de Cracovie, il n'hésita pas à excommunier le roi de Pologne, dont les débauches faisaient scandale ; mais il paya de sa vie son courage et sa droiture. Cette mort glorieuse provoqua plus tard la conversion du roi et lui valut d'être honoré comme l'un des patrons de la Pologne catholique.
12 AVRIL
Au IVème siècle, saint Zénon, évêque d'origine africaine élu au diocèse de Vérone. Il apparaît comme un témoin de la doctrine baptismale, "mystère de la fécondité de l'Eglise vierge et mère".
En 1927, le bienheureux Joseph Moscati, professeur à la faculté de médecine de Naples, qui mit ses compétences au service de la recherche scientifique, en même temps qu'il soignait gratuitement les malades les plus nécessiteux.
13 AVRIL
A Rosendal, près de Malines en Belgique, la bienheureuse Ida de Louvain, moniale. Elle demeura longtemps chez les siens où elle menait une vie pénitente, vouée à l'amour du Christ et aux oeuvres de charité. Comblée de grâces mystiques, elle reçut dans sa chair les stigmates de Jésus crucifié, mais obtint de Dieu que rien n'en parut au dehors. A son gré trop remarquée dans le monde, elle demanda son admission chez les cisterciennes où elle travailla à la transcription des livres et jouit de nouveaux charismes.
14 AVRIL
En Orient, saint Ardalion, comédien qui parodiant un jour en public les mystères chrétiens, fut subitement touché par la grâce ; il se proclama alors chrétien devant les spectateurs qui demandèrent sa mort.
L'an de grâce 1117, saint Bernard de Tiron. Avec Robert d'Arbrissel dans le Maine-Anjou, Pierre de l'Etoile en Berry, Vital en Normandie et Raoul de la Fustaie en Bretagne, il fut l'un des animateurs du mouvement monastique du XIème siècle, en fondant dans une forêt du diocèse de Chartres un nouveau monastère qui devint, plus tard, le centre d'une Congrégation bénédictine.
15 AVRIL
Le jour de Pâques 1607, le bienheureux César de Bus. Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il renonça à sa vie de gentilhomme mondain pour se faire prêtre, puis fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne qui, à la veille de la Révolution, comptait en France soixante-quatre maisons, collèges ou séminaires.
16 AVRIL
Au VIème siècle, saint Paterne, évêque d'Avranches. D'abord moine dans le diocèse de Poitiers, il gagna une solitude à Scicy, près de Coutances, où son rayonnement lui attira une foule de disciples. Aux dires des historiens anciens, on n'avait pas vu le monachisme parvenir à une telle fécondité depuis saint Martin.
L'an de grâce 1783, saint Benoît Labre. Ne pouvant s'adonner à aucun genre de vie religieuse régulière, ce chrétien français, originaire d'Amettes, près de Boulogne-sur-Mer, vécut en simple pélerin, dans le détachement et la prière continuelle. Il mourut au terme d'une pérégrination qui l'avait amené jusqu'à Rome.
18 AVRIL
Au monastère cistercien des Dunes en Flandre, l'an 1167, le bienheureux Idesbald. Après la mort de sa femme et de ses enfants, il entra aux Dunes à un âge avancé. Il en devint abbé. Les douze années de son gouvernement furent très prospères. Son corps levé de terre fut retrouvé intact en 1237 puis en 1624.
A Paris, l'an de grâce 1618, la bienheureuse Marie de l'Incarnation. Epouse et mère de famille chrétienne exemplaire, Madame Acarie se consacra à l'établissement, en France, des carmels issus de la réforme de sainte Thérèse d'Avila. Devenue veuve, elle se retira dans l'un d'eux, sous la juridiction de sa propre fille. La souffrance marqua les courtes années de sa vie religieuse.
19 AVRIL
L'an de grâce 1054, saint Léon IX. Evêque de Toul d'origine alsacienne, il fut élevé au souverain pontificat à la diète de Worms, en 1049, puis confirmé par le clergé et le peuple romain. Il s'efforça avec succès de ranimer la vie de l'Eglise latine, mais connut la douleur de voir la consommation du schisme entre l'Orient et l'Occident. Les anathèmes réciproques lancés à cette occasion ont été levés le 7 décembre 1965 par le pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras pour en effacer la mémoire et ouvrir la voie vers l'unité. Pontife voyageur, il consacra, dans son ancien diocèse, les églises de Remiremont et Saint-Maurice d'Epinal.
20 AVRIL
En Belgique, au XIIème siècle, la bienheureuse Oda, qui consacra au Christ seul sa beauté physique ; et en Italie, au XIVème siècle, sainte Agnès, dominicaine, qui sut harmoniser, dans le renoncement, action et contemplation.
21 AVRIL
Mémoire de saint Anselme. Originaire du Piémont, il fut attiré à l'abbaye bénédictine du Bec-Hélloin, en Normandie, renommée par son école dirigée par Lanfranc. Moine, puis abbé, il se mit en recherche d'une meilleure intelligence de la foi, grâce à une méthode scholastique décisive pour l'avenir de la théologie. Elu plus tard archevêque de Cantorbery, il dut, malgré son amitié personnelle pour le roi d'Angleterre, lutter en faveur de la liberté religieuse de l'Eglise, puis mourut en 1109.
L'an du Seigneur 1163, le bienheureux Fastrède. Saint Bernard choisit ce moine austère comme abbé pour la fondation de Cambron. Lorsqu'il fut rappelé à Clairvaux par ses frères pour succéder au bienheureux Robert de Bruges, cette nouvelle l'effraya tant, que d'abord il se cacha. Dans la suite il dut même présider tout l'Ordre comme huitième abbé de Cîteaux.
22 AVRIL
A Vitorchiano, en Italie, la bienheureuse Maria-Gabriella Sagheddu, remarquable dès le début de sa vie monastique par sa joie et sa fidélité. Le Seigneur accepta l'offrande de sa vie pour l'unité des chrétiens, le 23 avril 1939. Elle a été proclamée bienheureuse le 25 janvier 1983. Sa dépouille intacte repose en la chapelle de l'unité au monastère cistercien de Vitorchiano.
23 AVRIL
La naissance au ciel de saint Georges, martyrisé au IVème siècle sous la persécution de Dioclétien. Son culte très ancien, d'abord localisé à Lydda en Palestine, connut une grande popularité à l'époque des croisades. Il est honoré comme un soldat, vainqueur des forces du mal symbolisées par un dragon. Saint Georges est le patron de l'Angleterre, ainsi que celui de l'Ethopie, où il est représenté en de nombreuses fresques.
24 AVRIL
A Angers, l'an de grâce 1868, sainte Marie de Sainte Euphrasie Pelletier, vierge. Née à Noirmoutiers, elle entra, à dix-neuf ans, dans l'Ordre de Notre-Dame de Charité, fondé par saint Jean Eudes deux siècles plus tôt, et créa la branche des "Madeleines", dans laquelle les filles repenties peuvent mener la vie religieuse contemplative. Plus tard, elle fonda dans le même esprit, à Angers, la Congrégation du Bon Pasteur.
25 AVRIL
Fête de saint Marc, évangéliste. Il accompagna saint Paul et son cousin Barnabé, lors de leur premier voyage missionnaire à Chypre, puis seconda l'apôtre au cours de sa captivité à Rome. Les témoignages les plus anciens le présentent comme l'interprète de la catéchèse de saint Pierre et comme le prédicateur de la Bonne Nouvelle en Egypte. Ses reliques, emportées à Venise au IXème siècle, furent partiellement restituées au patriarche d'Alexandrie par le pape Paul VI, en signe de la volonté de communion entre l'Eglise romaine et l'Eglise copte.
En Avignon, l'an 1342, le bienheureux Benoît XII. Il avait été moine cistercien de Boulbonne et abbé de Fontfroide, puis évêque de Pamiers et de Mirepoix. Devenu pape, il eut à coeur la réforme de la discipline ecclésiastique et l'étude. Il laissa ses directives à l'Ordre de Cîteaux dans la célèbre constitution "Fulgens sicut stella matutina".
26 AVRIL
Au IXème siècle, la naissance au ciel de saint Paschase Radbert, abbé de Corbie, qui renonça très tôt à cette charge pour se retirer à l'abbaye de Saint-Riquier. Théologien érudit, il fut le premier à composer un traité doctrinal sur l'Eucharistie, qui le range parmi les grands témoins de la foi de l'Eglise sur ce mystère.
A San Isidro, en Espagne, le bienheureux Rafaël Arnaiz Baron. Eprouvé par une pénible maladie, il dut quitter trois fois le monastère et y revint en gage d'une réponse fidèle et héroïque à ce qu'il ressentait être l'appel de Dieu. Sanctifié dans la joyeuse fidélité à la vie monastique, il s'endormit dans le Seigneur le 26 avril 1938 à l'âge de 27 ans. Jean-Paul II l'offrit en modèle aux jeunes et le proclama bienheureux le 27 septembre 1992. Benoît XVI l'a canonisé le 11 octobre 2009.
27 AVRIL
En Thébaïde, l'an du Seigneur 368, saint Théodore, disciple de saint Pacôme. Rempli de la grâce du Christ et bouillonnant du Saint Esprit, il se montrait habile à réconcilier les frères divisés : aussi fut-il appelé à seconder saint Pacôme et son successeur, saint Horsièsos, dans leur gouvernement et la catéchèse.
L'an de grâce 1272, sainte Zita, vierge. Fille d'un pauvre jardinier de Lucques, en Toscane, elle aidait au soin du ménage et aux travaux du potager. Elle devait ainsi consacrer toute sa vie au service d'autrui, sous le regard de Dieu.
Au XIIème siècle, à Clairvaux, le bienheureux Raynaud, premier abbé de Foigny en 1121. Comme il trouvait la charge trop lourde, il reçut quatre lettres de saint Bernard qui la lui avait confiée. "Tu sais bien, lui disait-il, que tu as été envoyé pour secourir tes frères et non l'inverse, que tu tiens la place de celui qui est venu pour servir, non pour être servi". Toutefois, au bout de dix ans, selon son grand désir, Raynaud revint auprès de Bernard à Clairvaux.
28 AVRIL
L'an de grâce 1841, saint Pierre Chanel, prêtre mariste, originaire du diocèse de Belley. Premier missionnaire en Océanie, il n'eut que peu de succès dans son travail apostolique, mais, par sa mort sanglante, il obtint la conversion de toute l'île de Futuna au christianisme.
A Saint-Laurent-sur-Sèvres, dans le diocèse de Luçon, en 1716, saint Louis Marie Grignon de Montfort, prêtre, qui se consacra aux missions populaires en Bretagne, en Vendée et en Poitou. Grand dévot de la Vierge Marie, il fonda la Congrégation des Missionnaires de la Société de Marie, et celle des Filles de la Sagesse, qui se dévouent à toute œuvre de miséricorde.
29 AVRIL
Mémoire de sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l'Eglise. Tertiaire dominicaine enflammée par un dialogue constant avec son Epoux mystique, elle eut un rayonnement maternel sur ses disciples qui bénéficièrent de sa doctrine théologale, et exerça une influence décisive en faveur de l'unité de l'Eglise romaine, autour de son chef visible, vicaire du Christ sur terre. Elle s'endormit dans le Seigneur en 1380, à l'âge de 33 ans. Jean-Paul II l'a proclamée co-patronne de l'Europe en octobre 1999.
30 AVRIL
L'an du Seigneur 1842, saint Joseph Benoît Cottolengo, prêtre italien, qui fonda à Turin la petite maison de la divine Providence, au service des nécessiteux et des malades. La fondation est devenue aujourd'hui une oeuvre imposante à laquelle se rattachent une trentaine de congrégations.
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AU FIL DE LA LITURGIE |
5 JUILLET 2026 : 14EME DIMANCHE ORDINAIRE (année A)
Evangile selon saint Matthieu (Mt 11, 25-30)
Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Du Pape François (de l’angélus du 9 juillet 2023)
« Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits ».
De quelles choses Jésus parle-t-il ? Et qui sont ces petits à qui ces choses sont révélées et qui savent les accueillir ? Un peu plus tôt, le Seigneur a rappelé quelques-unes de ses œuvres : « Les aveugles voient, les lépreux sont purifiés, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres », et il en a révélé le sens, en disant que ce sont des signes de l’action de Dieu dans le monde. Le message est donc clair : Dieu se révèle en libérant et en guérissant l’homme, et il le fait avec un amour gratuit, un amour qui sauve.
Mais cette grandeur dans l’amour n’est pas comprise par ceux qui prétendent être grands et se construisent un dieu à leur image : puissant, inflexible, vengeur. En d’autres termes, ces prétentieux ne réussissent pas à accueillir Dieu comme un Père ; ils sont préoccupés uniquement par leurs propres intérêts, convaincus qu’ils n’ont besoin de personne.
Jésus cite à cet égard les habitants de trois villes riches de l’époque, Chorazin, Bethsaïda et Capharnaüm, où il a opéré de nombreuses guérisons, mais dont les habitants sont restés indifférents à sa prédication. Pour eux, les miracles n’étaient que des événements spectaculaires ; l’intérêt passager ayant été épuisé, ils les ont archivés, peut-être pour s’occuper d’une quelque autre nouveauté du moment. Ils n’ont pas su accueillir les grandes choses de Dieu.
Les petits, en revanche, savent les accueillir et Jésus loue le Père pour eux. Il le loue pour les simples, qui ont le cœur libre de toute prétention et de tout amour-propre. Ils sont ouverts à Dieu et se laissent surprendre par ses œuvres. Ils savent lire ses signes, et s’émerveiller des miracles de son amour !
Demandons-nous, chacun : dans le flot d’informations qui nous submergent, est-ce que, comme nous le montre Jésus aujourd’hui, je sais m’arrêter sur les grandes choses que Dieu accomplit ? Est-ce que je me laisse surprendre comme un enfant par le bien qui change silencieusement le monde, ou bien ai-je perdu la capacité de m’émerveiller ? Et est-ce que je bénis chaque jour le Père pour ses œuvres ?

Oraison
Dieu qui as relevé le monde par les abaissements de ton Fils, donne à tes fidèles une joie sainte ; tu les as tirés de l'esclavage du péché ; fais-leur connaître le bonheur impérissable.
LIENS EXTERNES :
Homélies de Jean Lévêque : http://bibleetviemonastique.free.fr/
Commentaires bibliques de Marie-Noëlle Thabut : https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/le-dimanche-jour-du-seigneur/commentaires-de-marie-noelle-thabut/


