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Quelques saints

1er AVRIL

L'an du Seigneur 1132, saint Hugues, évêque de Grenoble. Il appliqua la réforme de l'Eglise entreprise par Grégoire VII et favorisa la renaissance du monachisme en établissant l'Ordre bénédictin en Chalais et en conduisant saint Bruno et ses compagnons au désert de la Grande Chartreuse.

2 AVRIL

L'an du Seigneur 1507, la naissance au ciel de saint François de Paule, ermite calabrais qui groupa ses nombreux disciples en une nouvelle famille religieuse, l'Ordre des Minimes. Mandé par le roi de France Louis XI, gravement malade, il l'assista jusqu'à sa mort, dans sa résidence de Plessis les Tours où lui-même rendit l'esprit.

L'an de grâce 306, à Césarée de Palestine, le martyre de saint Apphianos, jeune noble remarquable par la pureté de ses moeurs et ses connaissances étendues. Quand on l'interrogeait sur sa condition, son origine, son domicile, il répondait imperturbablement : "Je suis serviteur du Christ".

Au Vème siècle, sainte Marie l'Egyptienne. Elle renonça à sa vie scandaleuse après avoir obtenu la grâce d'adorer la sainte Croix à Jérusalem, puis se retira au désert de Palestine.

4 AVRIL

En 636, la naissance au ciel de saint Isidore, évêque de Séville, honoré comme le docteur de l'Eglise d'Espagne et comme l'un des maîtres du Moyen-Age, pour avoir transmis la culture de l'antiquité par ses ouvrages encyclopédiques, religieux ou profanes. On le considère aussi comme l'un des initiateurs de la liturgie mozarabe.

Vers 1110, la bienheureuse Aleth, mère d'une nombreuse famille chrétienne, qui compta parmi ses enfants le futur saint Bernard de Clairvaux.

L'an du Seigneur 1589, saint Benoît le More, franciscain d'origine africaine qui se consacra au service de son couvent en Sicile, à l'exemple du Christ venu, non pour être servi, mais pour servir et sauver les hommes de toute race, langue et peuple.

En 1920, à Cheiklé près d'Akbès en Syrie, la passion du Père Philippe, moine cistercien. Il était resté seul au monastère quand surgirent des Turcs kémalistes. Ceux-ci lui demandèrent s'il croyait vraiment que Jésus crucifié, dont il portait l'image sur la poitrine, est le rédempteur ; il le confessa. "Alors, lui dirent-ils, nous allons te faire pareil" et ils le clouèrent sur une porte les bras en croix. Son agonie dura deux jours.

5 AVRIL

L'an du Seigneur 1258, à l'abbaye cistercienne de Villers, la sépulture de sainte Julienne, religieuse augustine de Mont-Cornillon, au diocèse de Liège. Plusieurs maisons cisterciennes, en particulier Salsines, furent pour elle un asile dans les persécutions que lui valut sa mission. Elle fut en effet appelée, par révélations, à faire instituer dans l'Eglise la fête du Très Saint Sacrement.

7 AVRIL

Mémoire de saint Jean-Baptiste de la Salle qui fonda à Reims, sa ville natale, l'institut des Frères des Ecoles chrétiennes, au service de l'enseignement populaire. Il contribua à l'essor de son oeuvre en acceptant dans le silence les humiliations sans nombre qui lui vinrent de ses plus proches collaborateurs.

9 AVRIL

En Mésopotamie, au Vème siècle, saint Acace, évêque, qui, pour racheter des prisonniers de guerre persans, fit fondre et vendre les vases sacrés de son église.

10 AVRIL

L'an du Seigneur 1029, saint Fulbert. Après avoir été précepteur du fils du roi Hugues Capet, il fut promu au siège épiscopal de Chartres, où il ouvrit une école de théologie réputée. Sa dévotion envers le mystère de la Nativité de Notre-Dame fut à l'origine de la construction de la cathédrale de cette ville, célèbre par ses vitraux riches en couleurs et par son pèlerinage attirant le peuple de France en terre beauceronne.

11 AVRIL

L'an de grâce 1079, la naissance au ciel de saint Stanislas. Elu au siège métropolitain de Cracovie, il n'hésita pas à excommunier le roi de Pologne, dont les débauches faisaient scandale ; mais il paya de sa vie son courage et sa droiture. Cette mort glorieuse provoqua plus tard la conversion du roi et lui valut d'être honoré comme l'un des patrons de la Pologne catholique.

12 AVRIL

Au IVème siècle, saint Zénon, évêque d'origine africaine élu au diocèse de Vérone. Il apparaît comme un témoin de la doctrine baptismale, "mystère de la fécondité de l'Eglise vierge et mère".

En 1927, le bienheureux Joseph Moscati, professeur à la faculté de médecine de Naples, qui mit ses compétences au service de la recherche scientifique, en même temps qu'il soignait gratuitement les malades les plus nécessiteux.

13 AVRIL

A Rosendal, près de Malines en Belgique, la bienheureuse Ida de Louvain, moniale. Elle demeura longtemps chez les siens où elle menait une vie pénitente, vouée à l'amour du Christ et aux oeuvres de charité. Comblée de grâces mystiques, elle reçut dans sa chair les stigmates de Jésus crucifié, mais obtint de Dieu que rien n'en parut au dehors. A son gré trop remarquée dans le monde, elle demanda son admission chez les cisterciennes où elle travailla à la transcription des livres et jouit de nouveaux charismes.

14 AVRIL

En Orient, saint Ardalion, comédien qui parodiant un jour en public les mystères chrétiens, fut subitement touché par la grâce ; il se proclama alors chrétien devant les spectateurs qui demandèrent sa mort.

L'an de grâce 1117, saint Bernard de Tiron. Avec Robert d'Arbrissel dans le Maine-Anjou, Pierre de l'Etoile en Berry, Vital en Normandie et Raoul de la Fustaie en Bretagne, il fut l'un des animateurs du mouvement monastique du XIème siècle, en fondant dans une forêt du diocèse de Chartres un nouveau monastère qui devint, plus tard, le centre d'une Congrégation bénédictine.

15 AVRIL

Le jour de Pâques 1607, le bienheureux César de Bus. Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il renonça à sa vie de gentilhomme mondain pour se faire prêtre, puis fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne qui, à la veille de la Révolution, comptait en France soixante-quatre maisons, collèges ou séminaires.

16 AVRIL

Au VIème siècle, saint Paterne, évêque d'Avranches. D'abord moine dans le diocèse de Poitiers, il gagna une solitude à Scicy, près de Coutances, où son rayonnement lui attira une foule de disciples. Aux dires des historiens anciens, on n'avait pas vu le monachisme parvenir à une telle fécondité depuis saint Martin.

L'an de grâce 1783, saint Benoît Labre. Ne pouvant s'adonner à aucun genre de vie religieuse régulière, ce chrétien français, originaire d'Amettes, près de Boulogne-sur-Mer, vécut en simple pélerin, dans le détachement et la prière continuelle. Il mourut au terme d'une pérégrination qui l'avait amené jusqu'à Rome.

18 AVRIL

Au monastère cistercien des Dunes en Flandre, l'an 1167, le bienheureux Idesbald. Après la mort de sa femme et de ses enfants, il entra aux Dunes à un âge avancé. Il en devint abbé. Les douze années de son gouvernement furent très prospères. Son corps levé de terre fut retrouvé intact en 1237 puis en 1624.

A Paris, l'an de grâce 1618, la bienheureuse Marie de l'Incarnation. Epouse et mère de famille chrétienne exemplaire, Madame Acarie se consacra à l'établissement, en France, des carmels issus de la réforme de sainte Thérèse d'Avila. Devenue veuve, elle se retira dans l'un d'eux, sous la juridiction de sa propre fille. La souffrance marqua les courtes années de sa vie religieuse.

19 AVRIL

L'an de grâce 1054, saint Léon IX. Evêque de Toul d'origine alsacienne, il fut élevé au souverain pontificat à la diète de Worms, en 1049, puis confirmé par le clergé et le peuple romain. Il s'efforça avec succès de ranimer la vie de l'Eglise latine, mais connut la douleur de voir la consommation du schisme entre l'Orient et l'Occident. Les anathèmes réciproques lancés à cette occasion ont été levés le 7 décembre 1965 par le pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras pour en effacer la mémoire et ouvrir la voie vers l'unité. Pontife voyageur, il consacra, dans son ancien diocèse, les églises de Remiremont et Saint-Maurice d'Epinal.

20 AVRIL

En Belgique, au XIIème siècle, la bienheureuse Oda, qui consacra au Christ seul sa beauté physique ; et en Italie, au XIVème siècle, sainte Agnès, dominicaine, qui sut harmoniser, dans le renoncement, action et contemplation.

21 AVRIL

Mémoire de saint Anselme. Originaire du Piémont, il fut attiré à l'abbaye bénédictine du Bec-Hélloin, en Normandie, renommée par son école dirigée par Lanfranc. Moine, puis abbé, il se mit en recherche d'une meilleure intelligence de la foi, grâce à une méthode scholastique décisive pour l'avenir de la théologie. Elu plus tard archevêque de Cantorbery, il dut, malgré son amitié personnelle pour le roi d'Angleterre, lutter en faveur de la liberté religieuse de l'Eglise, puis mourut en 1109.

L'an du Seigneur 1163, le bienheureux Fastrède. Saint Bernard choisit ce moine austère comme abbé pour la fondation de Cambron. Lorsqu'il fut rappelé à Clairvaux par ses frères pour succéder au bienheureux Robert de Bruges, cette nouvelle l'effraya tant, que d'abord il se cacha. Dans la suite il dut même présider tout l'Ordre comme huitième abbé de Cîteaux.

22 AVRIL

A Vitorchiano, en Italie, la bienheureuse Maria-Gabriella Sagheddu, remarquable dès le début de sa vie monastique par sa joie et sa fidélité. Le Seigneur accepta l'offrande de sa vie pour l'unité des chrétiens, le 23 avril 1939. Elle a été proclamée bienheureuse le 25 janvier 1983. Sa dépouille intacte repose en la chapelle de l'unité au monastère cistercien de Vitorchiano.

23 AVRIL

La naissance au ciel de saint Georges, martyrisé au IVème siècle sous la persécution de Dioclétien. Son culte très ancien, d'abord localisé à Lydda en Palestine, connut une grande popularité à l'époque des croisades. Il est honoré comme un soldat, vainqueur des forces du mal symbolisées par un dragon. Saint Georges est le patron de l'Angleterre, ainsi que celui de l'Ethopie, où il est représenté en de nombreuses fresques.

24 AVRIL

A Angers, l'an de grâce 1868, sainte Marie de Sainte Euphrasie Pelletier, vierge. Née à Noirmoutiers, elle entra, à dix-neuf ans, dans l'Ordre de Notre-Dame de Charité, fondé par saint Jean Eudes deux siècles plus tôt, et créa la branche des "Madeleines", dans laquelle les filles repenties peuvent mener la vie religieuse contemplative. Plus tard, elle fonda dans le même esprit, à Angers, la Congrégation du Bon Pasteur.

25 AVRIL

Fête de saint Marc, évangéliste. Il accompagna saint Paul et son cousin Barnabé, lors de leur premier voyage missionnaire à Chypre, puis seconda l'apôtre au cours de sa captivité à Rome. Les témoignages les plus anciens le présentent comme l'interprète de la catéchèse de saint Pierre et comme le prédicateur de la Bonne Nouvelle en Egypte. Ses reliques, emportées à Venise au IXème siècle, furent partiellement restituées au patriarche d'Alexandrie par le pape Paul VI, en signe de la volonté de communion entre l'Eglise romaine et l'Eglise copte.

En Avignon, l'an 1342, le bienheureux Benoît XII. Il avait été moine cistercien de Boulbonne et abbé de Fontfroide, puis évêque de Pamiers et de Mirepoix. Devenu pape, il eut à coeur la réforme de la discipline ecclésiastique et l'étude. Il laissa ses directives à l'Ordre de Cîteaux dans la célèbre constitution "Fulgens sicut stella matutina".

26 AVRIL

Au IXème siècle, la naissance au ciel de saint Paschase Radbert, abbé de Corbie, qui renonça très tôt à cette charge pour se retirer à l'abbaye de Saint-Riquier. Théologien érudit, il fut le premier à composer un traité doctrinal sur l'Eucharistie, qui le range parmi les grands témoins de la foi de l'Eglise sur ce mystère.

A San Isidro, en Espagne, le bienheureux Rafaël Arnaiz Baron. Eprouvé par une pénible maladie, il dut quitter trois fois le monastère et y revint en gage d'une réponse fidèle et héroïque à ce qu'il ressentait être l'appel de Dieu. Sanctifié dans la joyeuse fidélité à la vie monastique, il s'endormit dans le Seigneur le 26 avril 1938 à l'âge de 27 ans. Jean-Paul II l'offrit en modèle aux jeunes et le proclama bienheureux le 27 septembre 1992. Benoît XVI l'a canonisé le 11 octobre 2009.

27 AVRIL

En Thébaïde, l'an du Seigneur 368, saint Théodore, disciple de saint Pacôme. Rempli de la grâce du Christ et bouillonnant du Saint Esprit, il se montrait habile à réconcilier les frères divisés : aussi fut-il appelé à seconder saint Pacôme et son successeur, saint Horsièsos, dans leur gouvernement et la catéchèse.

L'an de grâce 1272, sainte Zita, vierge. Fille d'un pauvre jardinier de Lucques, en Toscane, elle aidait au soin du ménage et aux travaux du potager. Elle devait ainsi consacrer toute sa vie au service d'autrui, sous le regard de Dieu.

Au XIIème siècle, à Clairvaux, le bienheureux Raynaud, premier abbé de Foigny en 1121. Comme il trouvait la charge trop lourde, il reçut quatre lettres de saint Bernard qui la lui avait confiée. "Tu sais bien, lui disait-il, que tu as été envoyé pour secourir tes frères et non l'inverse, que tu tiens la place de celui qui est venu pour servir, non pour être servi". Toutefois, au bout de dix ans, selon son grand désir, Raynaud revint auprès de Bernard à Clairvaux.

28 AVRIL

L'an de grâce 1841, saint Pierre Chanel, prêtre mariste, originaire du diocèse de Belley. Premier missionnaire en Océanie, il n'eut que peu de succès dans son travail apostolique, mais, par sa mort sanglante, il obtint la conversion de toute l'île de Futuna au christianisme.

A Saint-Laurent-sur-Sèvres, dans le diocèse de Luçon, en 1716, saint Louis Marie Grignon de Montfort, prêtre, qui se consacra aux missions populaires en Bretagne, en Vendée et en Poitou. Grand dévot de la Vierge Marie, il fonda la Congrégation des Missionnaires de la Société de Marie, et celle des Filles de la Sagesse, qui se dévouent à toute œuvre de miséricorde.

29 AVRIL

Mémoire de sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l'Eglise. Tertiaire dominicaine enflammée par un dialogue constant avec son Epoux mystique, elle eut un rayonnement maternel sur ses disciples qui bénéficièrent de sa doctrine théologale, et exerça une influence décisive en faveur de l'unité de l'Eglise romaine, autour de son chef visible, vicaire du Christ sur terre. Elle s'endormit dans le Seigneur en 1380, à l'âge de 33 ans. Jean-Paul II l'a proclamée co-patronne de l'Europe en octobre 1999.

30 AVRIL

L'an du Seigneur 1842, saint Joseph Benoît Cottolengo, prêtre italien, qui fonda à Turin la petite maison de la divine Providence, au service des nécessiteux et des malades. La fondation est devenue aujourd'hui une oeuvre imposante à laquelle se rattachent une trentaine de congrégations.

Abbaye cistercienne Notre Dame du Val d'Igny, 51170 Arcis Le Ponsart